‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 164 sur 300 · DOR · texte numérisé non relu

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coutumes désignant une certaine portion de la dot d'une femme, dont elle fait don à son mari par son contrat de mariage.

DONATION. — Les églises et les nastères furent richement dotés par les rois et les seigneurs. Clovis donna à saint Remy et à l'église de Reims de vastes domaines en Champagne. Nous ne rappellerons qu'un seul exemple de ces donations cité par un ancien chroniqueur, Dudon de Saint- Quentin. Rolf on Rollon venait d'obtenir la Normandie par le traité de Saint-Clair-sur-Epte 912), et de recevoir le Dapieroe ues mains ae 1 arcne— vêque de Rouen , F rançon. « Apprenezmoi, dit-il à l'archevêque, quelles sont les églises les plus célèbres de mon duché? — Ce sont, lui répondit F rançon, les églises de Notre-Dame de Rouen, de Bayeux et d'Évi eux. les abbayes de Saint* Mu-bel -en -péril -de -mer, de Saint- Pierrede-Rouen ( plus tard Saint-Ouen ) , et de — Eh bien , répliqua

Jumiéges. — Eh bien , répliqua le duc , avant de partager ma terre à mes compagnons d'armes, j'en veux donner une partie à Dieu, à la sainte Vierge et aux saints que vous m'avez nommes, afin de mériter leur protection. » En effet , pen dant les sept jours qu'il porta la robe blanche des néophytes, il donna, chaque jour, un domaine à quelqu'une des sept églises que l'archevêque lui avait nommées. On était dans l'usage d'inscrire sur un livre particulier ceux qui faisaient des donations aux églises et de lire leurs noms tous les dimanches et fêtes solennelles avec l'énumération des biens que les églises leur devaient. Lacurne Sainte- Palaye (v» Liturgie) rapporte cette coutume et ajoute que de son temps (xviu* siècle) il était encore d'usage, dans lediocèse , de nommer les bienfaiteurs églises au prône des quatre grandes s de l'année.

DONJON. — Tour principale d'un château fort. Voy. Cbatiac fort.

DONJONNÉ. — Terme de blason qui se dit d'un château ou d'une tour surmontés d'un donjon et placés dans les armoiries.

DONNEUR A LA GROSSE. — Ce nom désignait autrefois ceux qui prêtaient des fonds pour le commerce maritime.

DOREURS. — Voy. Corporation.

DORTOIR. — Salle ou galerie oh sont placés des lits ou des cellules. Il y a des dortoirs dans les lycées , collèges , hôpitaux, maisons religieuses. Un religieux ne peut, sans permission expresse , coucher hors du dortoir du couvent. Le chapitre xxii de la règle de Saint-Benoît

prouve que les dortoin n'ont pas toujours été divisés en cellules ; ce n étaient souvent que de grandes salles renfermant un certain nombre de lits.

DOSSAL. — Espèce de manteau usité au X* siècle et réservé aux personnages de la condition la plus élevée. Louis, fils de Boson, accordant un domaine a un de ses parents, stipule que' ce dernier lui donnera un manieau de lis«u d'or qu'on appelle ordinairement douai,

DOSSERET. - Espèce de dais. Voy.

Dais.

DOT. — Bien qu'une femme apporte eu mariage. Voy. Mariage. On appelle aussi dot ce qu'on donne à un monastère où une jeune fille entre comme religieuse.

DOTATION. — La dotation d'une église était un des moyens par lesquels on en acquérait le patronage , suivant l'adage :

Patronnai fiwiun» dos, ndificatio, fondai

( la dotation, la construction de l'église et la donation du terrain confèrent le droit de patronage).

DOUAIRE. — Le douaire est le bien qu'un mari assure à sa femme en l'épousant. Voy. Mariage.

DOUAIRIER. — On appelait domirûr un enfant qui avait renoncé à la succession de son père pour s'en tenir au douaire de sa mère.

DOUAIRIERE. — Veuve qui jouit de son douaire. Ci' mot ne s'emploie qu'en parlant de personnes d'un rang élevé.

DOUANES. — Impôt prélevé sur les denrées importées ou exportées. Il est probable que ce mot vient de l'italien dogana (droit du doge). Voy. Impôts.

DOUBLAGE. — Droit féodal qui consistait dans une double redevance qu'en certains cas les vassaux payaient à leur seigneur, par exemple quand il était armé chevalier, lorsqu'il mariait sa fille, etc.

DOUBLE. — Vêtement. Voy. Doublet.

DOUBLE. — Petite monnaie de cuivre de la valeur de deux deniers.

DOURLE-HENRI. — Monnaie d'or do xvr siècle, delà valeur d'environ douze livres. C'est à cette monnaie que Henri III faisait allusion , lorsque, ayant réuni son armée à celle de Henri IV alors roi de Navarre, il refusa de combattre Charles , duc de Mayenne , qui commandait les Iicueurs , et dit qu'il n'était pas prudent de hasarder un doubl*-hnri contre un simple caroluM.

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