‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 165 sur 300 · DOY · texte numérisé non relu

DOY

DOUBLET. — Ce mot s'appliquait tantôt à un vêtement , tantôt à une couverture de lit ; il indiquait toujours une étoffe mine en double. Le double ou doublet était quelquefois une espèce de chemise; c'est dans ce sens qu on le trouve mentionné dans les Comptes de l'argenterie des rot* de France , publies par M. Doeét-d'A rrq. Le compte de 1389 mentionne seize aunes de fine lotie de Reims pour faire un grand et large dovbi.et fait en manière de chemise, etc U y avait aussi des d ubles ou doublets de soie qui se mettaient sur l'armure. Les doublets à lits étaient des espèces de courtes-pomtes.

DOUBLIERS. — Nom que portaient les nappes aux xu* et xiu* siècles.

m ii T.i NE. — Ornement de la plus haute partie de la corniche, fait en forme d'onde ; c'est une moulure ondoyante , moitié convexe , moitié concave.

DOUF.T. — Ce mot désignait autrefois un petit courant d'eau ; il est encore usité dans quelques provinces.

DOUILLAHT. — Mesure dont on se servait à Bordeaux et dans presque toute la

Guyenne.

DOULCEHER. — Instrument de musique usité en France au xv* siècle. Un compte de Haoul de l.auuay, adressé en l4M au duc de Bretagne, mentionne Henri Cuiyoi, joueur de d m ire mer. Un extrait de ce compte se trouve dans V Histoire de Bretagne par D. Lohineau.

DOUVES. — On appelait douves les fossés d'un château.

DOUZA1N.— Assemblage de douze vers.

Demain est employé dans ce sens par Saint-Geiais.

DOUZAIXS. — Pièces de monnaie de cuivre avec quelque ail iuge dargvnt frappées au xvi* siècle, principalement depuis le règne de François l*r. 1 lies valaient dou/e deniers ou un sou. Il y avait aussi des demi-douzains.

douzième. — Ancien nom des vêpres.

On désignait autrefois chaque panie de r\jmVe ai vin par le nom de l'heure à laquelle il bilan la réciter : Prime, parce qu'on disait cette parité de l'office au lever du soleil ; Hervé , parce qu'elle commets cuit à la troisième heure après le lever au soleil ; none , parce qu'elle se disait à la neuvième heure, et entin vèftres ou douzième , parée que cette partie de l'office était chantée à- la douzième heure.

DOYEN. — Au ix« siècle, on appelait «ioym un officier placé à la tête de plu-

sieurs terres qui appartenaient à un même seigneur, étaient réunies sous une administration commune, et portaient le nom de décante ( voy. Polyptyque d'irminony prolégomènes de M. Gucrard, $22», — Jusqu'à nos jours, le nom de doy*> a ionique une supériorité, d'âge ou de dignité dans les chapitres, les universités, les couvents, et autres corporations. A l'époque féodale, les doyens de quelques églises siégeaient en surplis, 1 épee au côté, avec l« s éperons dorés, et 1 épervier sur le poing voy. «lu Gange , v* Decanus ec<- lesta ). Les doyens ruraux étaient charges, sous l'autorité de l'éveque, de la surveillance d'une partie du diocèse. Il en est question dès le IX* siècle; Huietnar. dans un capitulaire adressé à ses archidiacres , s'en réserve l'élection, et ne la perim-i à ses archidiacres que dans le cas où il serait éloigné, et seulement par ptovis ou. Dans certains pays, ces ecclésiastiques s'appelaient doyens de la chrétienté, on les regardait comme ayant remplace les chorévèque»

ou évèques des uni pagnes Les doyens ruraux percevaient autrefois uu droit spécial, nommé droit te giteou de procuration. ( voy. (IIte ). La partie du diocèse soumise à leur surveillance formait un doyenne.

Dans 1rs couvents, il y avait un doyen pour chaque dizaine de m me.-.

Les diverses tacul es des anciennes universités avaient uu doyen chargé de la présidence des assemblées et des détails de l'adniini-traiion. Dans les anciennes universités, les doyens étaient élus par leurs collègues L'Université moderne a conserve les doyens des facultés; mai> leur nomination appartient au ministre de l'instruction publique. La dignité de doyen s'appelle déranil.

Dans l'ancienne monarchie, les nui de France avaient leur doym qui était le duc de Bourgogne, quoiqu'il ne fût pas le plus grand terrien^ Le Laboureur. De la pairie, p ISI . Il y avait aussi des doyens dans quelques communes du moyen âge. Au parlement et au conseil d'Etat, le titre de doyen et la préséance qui y était attachée, s'obtenaient par bénéfice d'âge.

DOYENNE. - Partie d'un diocèse soumise à un doyen rut al! Le mot doyenné s'employait ansst* quelquefois pour désigner la dignité de doyen.

DRAC. — Nom que l'on donne en Languedoc à ce qu'on appelle ailleurs esprits follets. Le peuple se les représente comme des êtres inquiets et i rdrnaire-

ment malfaisants, un accorde aux âract

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