‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 181 sur 300 · MILITAIRES · texte numérisé non relu

MILITAIRES

ÊCOUï DES CHARTES. — École destinée a former des archivistes paléographes. La première i>cnsée de I école des chartes appartient à Napoléon; il voulait avoir une pépinière de .bénédictins laïques , comme il trouvait dan» l'école normaie une pépinière de professeurs lui* oues. M. deGéranrfo, scetétairc général du ministère de l'intérieur en i806, rédiges un projet, qui fut soumis à l'empereur par le duc de Cndore, alors ministre de l'intérieur. Napoléon , dans une réponse datée du 7 mars 1807 , demanda de nouveaux développements, et bientôt emporté par les événements qui se succédaient avec une effrayante rapidité, il ne pat donner suite à son projet d'école des chartes. Ce dessein ne fut repris qu 'en 1820 , époque oii M. rte C.érando le soumit de nouveau à M. le comte Siméon, ministre de l'intèneur. Celui-ci en ad pta les bases et adressa à Louis XVill un rapport, oii il lui exposait la nécessité de remplacer ces hommes qui, par de lonqs efforts d'application et de patience , avaient acquis la connaissance des manuscrits et gavaietit tradutre tous 1rs dialectes du moyen Aqe. •« L'homme instruit dans la science de nos eliartes et de nos manuscrits, disait le ministre, est sans donte bien intérieur à l'historien; maïs il marche à ses côtés; il lui sert d'intermédiaire avec les temps anciens; il met à sa déposition les matériaux échappés à la ruine des siècles. »•

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Ce fut a la suite de ce mpr^n que fut

établie Vérole det chartes (Ti févr. iMi).

S ï*r. Fondation de Cémle des charité (21 février 1821 ) - L'ordonnance de Louis Xviil , qui institua Vèmte des chartes , portait que les élèves ne pourraient excéder le nombre de doute, et qu'ils recevraient un traitement de l'Etat. Ils étaient choisis par le ministre de l'intérieur, parmi des jeunes gens de vingt à vingt-cinq ans, sur une liste double présentée par l'Académie des inscriptions et belles lettres. On api. rendra aux élèves dV iVcola dëi chartes, dit l'ordonnance, à lire les divers manuscrits , et à expliquer les différents dialectes du moyen âge. Ils seront diriges dans cette étude par deux professeurs Choisis par le ministre de l'intérieur, l'un au dépôt des manuscrits delà Bibliothèque royale. Pautre au dépôt des archives du royaume. » Les promotions de i8'2i et i82'2 comptèrent plusieurshomiues qui se sont distingués par leurs travaux historiques, et entre autres MM. Laeabane, Floquet, Guerard , Eugène Bnrnouf, de Pétigny.

Kn I8'24. les allocations accordées aux élèves de Vécole des carnet furent supprimées, et bientôt l'institut on fut ellemême abandonnée ; elle ne se relova qu'en 1829

S il Réorganisation de l'école des chartes en ISSU M.del ahourdonnnye, ministre de l'intérieur, soumit au roi Charles X. le n novembre ih*2M, un projet de réorganisation de Vérole des chartes, et, à la suite de ce rapport, une ordonnance datée du même jour déclara que l'école des chartes serait remise en activité le 2 janvier 1830, et qu'a l'avenir les cours se diviseraient en cours élémentaire et court de d plomalique et p déographie française, le premier cours devait durer un an , et le second deux ans.

« L'imprimerie royale, ajoutait l'ordonnance, publiera chaque année, gratuitement, un volume de documents que les élèves du cours élémentaire auront traduits avec le texte en regard; ce recueil portera le titre de Bibliothèque de l'école des chartes, et sera compose des pièces qu'une commission formée du secrétaire perpétuel , et de deux membres de l'Académie des inscriptions et Ml es-lettres, de trois conservateurs de la Bibliothèque royale, et du garde des archives du royaume, aura jugées digm** d'en faire partie. Indépendamment de la libliothèque de l'école <te* chartes, l'imprimerie royale publiera chaque un née de la même manière, sons la direction de la même commission, un volume de chartes nationales qui seront disposées dans leur

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ordre chronologique , avec des notes critiques par les élèves pensionnaires; ce recueil sera intitulé Bibliothèque de l'Histoire de France. » 11 devait être prélevé chaque année, sur les fonds affectés, dans le budget de l'Etat, à l'encouragement des sciences , des lettres et des arts , une somme de trois mille francs, pour être employée par le ministre, en gratifications aux élèves , dont les travaux contribueraient le plus au succès de ces recueils , sur la proposition de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Un examen de sortie constatait les progrès des élèves après le cours des éludes , et ceux qui le subissaient avec succès , obtenaient le titre d'archivistes paléographes: ils avaient droit à la moitié des emplois qui viendraient à vaquer dans les bibliothèques publiques ( la Bibliothèque royale exceptée ) , dans les archives du royaume , et les divers dépôts littéraires. Vecole des chartes se réorganisa, en effet, et les cours s'ouvrirent en 1830. Depuis cette époque, chacune des promotions a donné des paléographes distingués , dont on trouvera les noms dans le tome l«r, première livraison , de la Bibliothèque de l'école des chartes. Ce recueil fondé en 1839 par la Société de l'école des chartes n'a cessé de publier des documents précieux et de savantes dissertations sur l'histoire de France. Il a contribué à appeler l'attention sur une institution qui attendit trop longtemps les développements que faisait espérer l'ordonnance de 1829.

S III. Dernière organisation de l'école des chartes ru décembre 1846). — Enfin, le 31 décembre 1846 , une ordonnance du roi Louis-Philippe, rendue sur le rapport de M. de Salvandy , ministre de l'instruction publique, donna une organisation complète à Vecole des chartes. Elle fut établie au palais des Archives , placée sous l'autorité d'un directeur nommé par le ministre de l'instruction publique et sous la surveillance d'un conseil de perfectionnement L'enseignement, qui embrassa trois années, fut donné par trois professeurs titulaires, trois professeurs auxiliaires ou répétiteurs spéciaux et un répétiteur général qui remplit les fonctions de sous-direcifur des études et en porta le titre. La lecture et le déchiffrement des chartes , l'archéologie figurée, dmbrassant l'histoire de l'art, l'architecture chrétienne , la sigillographie et la numismatique; l'histoire générale du moyen âge , appliquée particulièrement à la chronologie, à l'art de vérifier l'âge des titres et leur authenticité; la linguistique appliquée à l'histoire des origines et de la

formation de la langue nationale; la géographie politique de la France au moyen âge ; la connaissance sommaire des principes du droit canonique et du droit féodal, telles furent les principales matière* d'enseignement prescrites par l'ordonnance du 3i décembre 1846. Depuis cette époque , l'organi-ation de Vecole des chartes n'a pas subi de modifications importantes. On trouvera des détails plus étendus sur l'histoire de cette école dans un article de H. Martial Delpit, publié dans le premier numéro de la Bibliothèque de l'école des chartes; il m'a fourni les renseignements nécessaires pour retracer les vicissitudes de cette école.

Ecole dbs langues orientales.

— Cette école , fondée par touis XIV sous le nom d'école des jeunes de langue, a été réorganisée sous le nom d'école des langues orientales vivantes en 1795 et annexée à la Bibliothèque nationale. Elle dépend du ministère de l'instruction publique. Vécole des langues orientales fournil des élèves drogmans au ministère des affaires étrangères.

ECOLE DES MINES, ÉCOLE DES PONTS ET CHAUSSEES. — Voy. École polytechnique dans le $ Ier. Écoles dépendant DU MINISTÈRE DE LA GUERRE.

ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE. - École destinée à former des professeurs pour l'enseignement secondaire. Le nom de normale donné à cette école indique une école de méthode et de règle (norma). L'histoire de l'école normale présente quatre phases principales : i° l'école normale de la Convention ( 1794-1795 ); 2° l'école normale de l'empire et de la restauration (1808-1822); 3° l'école préparatoire de 1826 à 1830; 4» l'école normale de 1830 à nos jours.

S Première pensée d'une école normale ou pépinière de professeurs : école normale instituée par la Convention. — La pensée d'instituer une école normale fut conçue et exposée , dès 1762 et 1 7 63 . à l'époque ou l'expulsion des jésuites fit sentir la nécessité d'organiser avec plus de force l'instruction publique. On voulut iostiluerun enseignement national J'emprunte au remarquable discours prononcé par M. Dubois, le 4 novembre 1847, le résumé des principes contenus dans un mémoire du 9 janvier 1763 : « Réunir dans le collège Louis-le-Grand, devenu le chef-lieu de l'université de Paria , les boursiers de vingt-deux petits collèges . tous en décadence et en ruine ; distinguer dans cette jeune et pauvre milice les élèves d'élite et les vocations d'enseignement ; les soumettre à une discipline de

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préparation par de longues et spéciales études ; les donner pour élèves au collège de France , alors désert et destitué d'auditeurs; établir à l'intérieur des conférences et des répétitions par des maîtres exercés et par de jeunes condisciples , tous élevés et tonnés sous la même règle et sous l'empire des mêmes traditions ; les faire passer de là à l'essai pratique des classes dans les collèges de Paris et à l'épreuve de l'agrégation ; les répartir ensuite dans tous les collèges des diverses universités du royaume , en leur conservant et un avancement régulier et leur appel, par ordre de mérite et de services, aux chaires de Paris. >» Ce projet ne reçut pas alors d'exécution.

La Convention voulut le réaliser par un décret en date du 9 brumaire an ni (31 octobre 1794); mais ses conceptions étaient plus grandes que pratiques; elle voulait improviser des professeurs comme des soldats ; elle ordonna que les administrations de district enverraient un élève par vingt mille habitants. Quatorze ou quinze cents élèves se rendirent à Paris, et suivirent des cours de sciences et de lettres professés par des hommes illustres; Lagrange et l.aplace leur enseignaient les sciences mathématiques, Haùy la physique, Monge la géométrie descriptive , Daubenton l'histoire naturelle, Bertbollet la chimie, Thouin l'agriculture, Buache et Menu-Ile la géographie, Volney l'histoire, Bernardin de Saint-Pierre la morale, Sicard la grammaire, Garât l'analyse de l'entendement, I.a Harpe la littérature , Vandermonde l'économie politique. Il suffit de citer ces noms pour prouver que la Convention n'avait rien épargné pour cette institution. Les leçons des professeurs ont été recueillies, et U partie scientifique surtout esjt remarquable. Il y avait , outre les cours , des conférences entre les professeurs et les élèves sur l'art d'enseigner. Mais la dispersion dans Paris de ces quinze cents élèves, qui suivaient avec plus ou moins de régularité des cours publics, ne permit pas a cette première école normale de porter tous ses fruits. •< L'enseignement , dit M. Dubois dans le discours que j'ai déjà cité , demeura dans les généralités ou s'éleva à la hauteur oh pouvaient le porter de tels maîtres : l'élite des élèves y monta seule avec eux ; le reste , sans vocation ou vaincu de faiblesse, se détourna vers la distraction ou soupira pour le retour dans ses foyers. » Après un essai de quelques mois, maîtres et élèves se séparèrent le 18 mai 1795, et il ne fut plus question d'école normale jusqu'en

$ II. Ecole normale de l'empire et de la restauration ( I8u8->i823) — Le décret organique de l'université , promulgué le 17 mars 1808, ordonna qu'il serait établi à Paris une école normale pour assurer le recrutement du corps enseignant. Les inspecteurs de l'université étaient chargés de choisir dans les lycées des jeunes gens recommandantes par leur travail , leur bonne conduite et leur aptitude pour l'enseignement. Les élèves de Y école normale devaient suivre les cours du collège de France , de l'école polytechnique, du muséum d'histoire naturelle; auxquels on ajouta plus tard les cours des facultés des sciences et des lettres. Des répétiteurs, choisis parmi les plus anciens et les plus habiles élèves , présideraient aux conférences intérieures, qui avaient pour but de revoir les matières professées dans les cours publics , et de s'exercer à l'art d'enseigner, l e cour* d'études de Yécole normale ne devait durer que deux ans; les élèves étaient soumis au régime de l'internat et à la vie commune sous la direction d'un des conseillers titulaires de l'université.

l'école normale ne fut organisée qu'en 1 8 1 0, et elle fut loin d'avoir les vastes développements que prescrivait le décret impérial. L'empereur avait voulu que l'école pût recevoir trois cents élèves pour fournir des professeurs aux nombreux lycées de l'empire français ; mais installée provisoirement dans quelques salles du lycée impérial ou collège Louis-le-Grand,l'eco/e normale n'admit, en 1810, que quarantecinq élèves, dont plusieurs n'y restèrent qu'une année. Vainement un décret du 1*2 mars 1812 ordonna la construction d'un édifice digne t de l'institution. Les désastres de la campagne de Uussie et les revers des années suivantes ne permirent pas de donner suite à ce projet. L'école normale fut transférée, le i«r janvier 1814 , rue des Postes , dans l'ancien séminaire du Saint-Esprit, où elle resta jusqu'à l'époque de sa suppression. Pendant cette première phase de son existence (1810-1815), Yécole normale eut pour directeur M. Gueroult ainé, connu par une traduction des moiceaux choisis de Pline l'Ancien et par une grammaire latine. Parmi les répétiteurs qui lui donnèrent l'impulsion et la vie , on remarquait MM. Villemain et Cousin. Beaucoup d'hommes éminenis , entre lesquels brillèrent MM. Augustin Thierry, Guigntaut , l atin , Jouffroy, Ch. Loyson , Dubois, Dumiron, etc.. signalèrent cette première génération de Yécole normale. En 1815, un nouveau règlement (5 décembre) introduisitquelques modificationsdansl or-

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ganisalion de VécoU normale. Les répéiiu-iirs pr reol le nom de maîtres de conférences ei ue lu tv ul plut» choisit* parmi les élèves de l'école. Leur enseignement deviui indépendant <>e celui des lacullos , même pour les scicn es. « il ne s'unit plus de repciiiiuus, dil M. Dubois, mais de cours i otupiels , réguliers , sysiematiquement coordonnes. » Le cours des éludes lui étendu de deux à trois anuees. L'école n- rmaie vecul sous ce nouveau régime jusqu en ih'2'1. Accusée de tendances peu favorables au gouvernement de la restai nation, elle fui supprimée par une ordonnance du b septembre iwà.

S Ul. École préparatoire 1830).

— L'uuivur.Mie pouviit si peu se passer d'une pépinière de professeurs , que le gouvernement qui avait détruit lVco/« normale fut obligé de la rétablir Bons un autre nom On annexa, en 18:6T au collège Louis-le-Crand une école préparatoire destinée a former des proesfeurs.

Le» élèves devaient y passer deux années ; ils suivaient les cours do la faculté et recevaient dans 1 intérieur de l'école uu enseignement donne par des maîtres de conférences. M. Dubois a caractérisé celle nouvelle pha-e de l'école normale dans le passage suivait i de son discours : w L'enseignement, quoique resserré dans les science» aux plus strictes répétitions, mêlé et confus duus les lettres, sans spécialité ni exercices distincts, même par année , se releva par les maîtres chargés de le donner, i.a litlérature latine fut confiée à M. Gibon . aujourd'hui le doyen de notre enseignement; l'histoire et la philosophie réunies, SM.Mielielel qui devint eomme l'aine de la nouvelle école , grâce à cette sorte de seconde vue et à ce don de communication ardente, caractère dès lors de si riche et belle imagination; la littérature grecque a M. Cuigniaut, dont le zèle aelif, la fidélité aux traditions de l'ancienne école , ne se reposèrent pas un moment qùil n'eût, les circonstances politiques aidant , affranchi la nouvelle institution de la tutelle du proviseur de l.ouis-le-Grand. Deux années se passèrent ainsi , sourde preparaliou d'une crise favorable. Le ministère de 1828 survint, et avec ses lenlatives de réparation ei de conciliation dans l'université comme ailleurs, l'éclat soudain des trois grandes ebaires de la Sorbonne, et cet incomparable mouvement d'études qui n'a d'égal qu'au W siècle, au premier élan de la pensée moderne m La séparation de l'enseignement historique et philosophique eu 1829 , et surtout l'institution d'uue chaire de grammaire gênerait confiée UU cchmre orientaliste

. Eugène Burnouf furent d'utiles améliorations ppur Yécole préparatoire.

S IV. Ecole normale de 1830 a 1S52. — Enhn, le o août 1830, un arrêté du duc d'Orléans, lieutenant général du royaume, contre-signé par M biguou, commissaire provisoire au département de l'instruction publique , rendit S Yecole normale sou ancien nom Le 30 octobre, U. Cousin , membre du conseil r-yai de 1 instruction publique , chargé spécialement de la surveillance de Yecole normale, dont il devint bientôt directeur titulaire, lit adopter un règlement qui fixait a trois années le cours des éludes et ajoutait aux anciennes conférences de nouveaux cours de sciences et de lettres. Le règlement du 18 février I83i sur les étudeet celui du 19 avril 1836 sur la discipline complétèrent l'organisation de Yecole normale. La première année préparait à la licence par uue révision approfondie de toutes les éludes des lycées; la seconde embrassait l'lii»ioire des huerat. ne?, et de la philosophie; U troisième • -a.il une préparation a l'agrégation. Pendant cette troisième année, les élèves étaient charges de faire quelques classes dans les principaux lycées de Paris pour se former aux dillioiles louclions de l'enseignement.

L é> ole normal* n'eut pas de local indépendant uvaul 1847. Lile ela.il reléguée dans les bâtiments de l'uucieu collège du Plessis, qui menaçaient ruine» et était annexée pour la partie économique et linancière au lycée Louis- le -Grand.

M. Villemain obtint eu tin des chambres les allocations nécessaires pour Ja construction d'un édihee convenable , et Je 4 n ■ . vend ire is l" l'école fut transférée rue d'L lm et inaugurée en préseuce de M. de ^alvandy, minisire de l'iustruction publique, par uu discour» de M. Dubois, directeur, qui retraça les diverses phases de l'existence de l'école. Ce discours est resté un des principaux documents pour l'histoire de ceUe institution. U faut y ajouter le recueil publie eu 1 837 par M. Cousin sous le litre à Ecole normale, règlements, programme et rapports.

Jusqu'en 18!»?, Yecole normale ne subit aucun changement notable. La suppression des agrégations spéciales d'histoire et de philosophie a dû ontralner des modifications imporiantes dans l'organisation des éludes normales. I e règlement du 14 septembre 185'2 a maintenu les trois années d'études ei la division en deux sections des lettres et des sciences. Il résume ainsi le but des études de chaque année : Section des le Ht es : les études de première année, particulièrement en ce

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qui concerne les lettres françaises , la- Unes et grecques, sont une révision approfondie et un premier develop ement de celles des lycées en vue de 1 examen de licence En seconde année , l'instruction prend plus d'elevaiion et détendue; les connaissances en tous genres se perfectionnent et on achève U préparation à l'épreuve de la licence. Kn troisième année, on complète ces ronriHissances, en insistant , dans ['intérieur de l'é. Me , sur tous .es détails de pratique proprés à former les élè ves à 1 urt d'enseigner, et en y ajoutant, au dehors, l'exercise même de renseignement : Section des sciences: pendant les deux premières années dn cours normal . les éludes de la section des sciences seront communes à tous les élèves de cette section, h lies auront pour but principal de les préparer aux examens de licence ès sciences niathématiques et ès sciences physiques. La troisième année , les élèves seront considérés comme de futurs professeurs, et leurs travaux se spécialiser, ni selon l'enseignement particulier auquel ils devront être appliqués d'après leur aptitude reconnue et constatée parles examens.

La section des sciences se partagera pour cette année en autant de divisions qu'il y a départies distinctes dan s le cours scientifique des lycées, savoir: mathématiques, physique, histoire naturelle, outre les documents que j'in indiqués plus Imut, on trouvera des détails curieux dans un article de M. Villemain publie par la Revue des Deux Mondes < 18 ..a), sous ce titre ; Une visite a l'école normale en 1812.

ECOLE PALATINE. - Espèce d'académie établie par Chai lemagne dans l'intérieur de sou palais, sous la direction d'Alcuin. Voy. Université.

ÉCOLES BUI9SONN1ERES. — Les protestants , proscrits par les édils de François l«r et surtout de Henri II, tenaient leurs écoles dans la campagne et souvent au milieu des bois: ce qui leur lit donner le nom d'écoles buissonniens. Le parlement de Paris , pur un arrêt du y août 1552 ? interdit ces écoles buissonnieies. Depuis cette époque faire Vécole buts»

sonnière a passé en proverbe et se dit encore aujourd'hui en parlant des enfants qui ne se rendent pas exactement aux écoles.

ÉCOLES CENTRALES. — Ecoles décrétées par la Convention (1794) et organisées par le Directoire dans chaque département. Voy. INSTRUCTION publique.

ECOLES CHRETIENNES ( Frères et Meurs des ). — Congrégations d hoauues

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•et de femmes instituées , en i«îi,par le père llarre , minime, pour instruire les enfant6 des deux sexes. Les écoles ne s'organisèrent que plus tard. Le premier établissement des écoles chrétiennes pour les Mlles se lit a Paris en 1678. Les membres de ces congrégations vivaient en communauté sans faire de vœux. U existait aussi a Itouen , dès le xviu* aiècle, des congrégation* de frères des écoles chrétienne* désignées sous le nom de frères de Sa i.. /-Von , et de saurs des écoles chrétiennes ou sceurs d'Ememont.

Les frères Saint Yon avaient dù leur erganisation, à la fin du x vu' siècle, au bienheureux de La Salle et forment aujourd'hui un vaste institut répandu dans une grande parue ae la France. Les sœurs ri'hrnemout tiennent encore actuellement des écoles de tilles dans le diocèse de Rouen.

ECOLES NORMALES PRIMAIRES. — Écoles destinées à former des instituteurs primaires. Voy. Instruction publique.

ÉCOLES SECONDAIRES.— On désigne encore ces écoles sous le nom de lycées et collèges. Voy. Instruction publique.

ÉCOLES SECONDAIRES ECCLKS1AS- TluULS. — Voy. Séminaires.

ÉCOLES DE DROIT. — Voy. Instruction publique, p. 597.

ECOLES DE MEDECINE. - Voy. MÉDE- CINE et Instruction puelique,d. 597.

ÊCOLIEKS JURÉS. — Écoliers qui obtenaient des lettres qui leur conféraient tous les droits de suppôts de l'université. Voy. Université.

ÉCONOMAT, ÉCONOMES. -On appelait autrefois économat la régie d'un bién ecclésiastique. A la mort des evèques, les rois, en vertu du droit de régale, nommait nt les économes chargés de l'administration du temporel pendant la vacance. — Les éionomes dans les communautés religieuse» étaient ceux qui étaient chargés spécialement des approvisionnent i.:.s. — Aujourd'hui le nom d'sconome* dans les hôpitaux et les lycecs désigne des fonctionnaires qui sont chargés de l'administration financière sous la surveillance des directeurs , administrateurs et des proviseurs.

ÉCONOMIE POLITIQUE. — Science qui s'occupe spécialement, de la nature , de la cause et du mouvement nés richeaaes.

Cette science n'a été sérieusement étudiée qu'à partir du xvm« siècle. Voy.

Sciekces «orales et politiques.

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ÉCONOMISTES. — On désigne par le nom d'économistes l'école du xvm* siècle qui a eu pour chefs Quesnay , Turgot , Adam Smith et qui s'est occupée des moyens de développer la richesse nationale. Voy. Sciences iiokales et poli- Tiyi ES.

ÉCORCHEURS. — Corporation chargée de tuer et d'écorcher les chevaux et autres bètes. Pendant le moyen âge, elle exerçait son métier au milieu même de Paris. C'est à une époque récente qu'on a éloigné du centre des villes les établissements d'équarrissage.

ÉCORCHEURS. -On appelle écorcheurs, dans l'histoire de France, une faction violente qui, en H i3, régna dans Paris par la terreur. Elle avait à sa tète l'écorcheur Caboche ; ce qui fait qu'on désigne quelquefois les écorcheurs par le nom de cabochiens. Les écorcheurs étaient la partie intime de la puissante corporation des bouchers , qui s'était alliée au duc. de Bourgogne, Jeun sans Peur, contre les armagnacs.

ÉCOSSAIS (Gardes ). — Compagnie de gardes de la maison du roi qui fut instituée par Charles VU, en iU5. Voy. Maison 1>0 ROI.

ÊCOUFLE. — Jeu d'écoliers qui appellent, dans quelques contrées, ecoufle un oiseau de papier qu'on nomme ailleurs haube et cerf-volant. Les deux mots écoufle et haube sont tirés des noms d'oiseaux de proie qu'on appelle plus ordinairement milans

ÉCOUTANT. — Dans la primitive Église on donnait le nom d'écoutant aux catéchumènes du second rang, à ceux qui assistaient aux enseignements pour s'initier à la doctrine de l'Église.

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ECOUTES ou Escoutes. — Assistants aux gages de bataille, préposés pour examiner si toutes les formalités étaient exactement observées. On les appelait écoutes ou escoutes du champ clos. Us étaient armés du bâtons dont la longueur était déterminée et dont ils se servaient pour séparer les combattants , quand les juges du camp l'ordonnaient. Voy. La Jaille, Du champ de bataille.

ÉCRITURE. — L'écriture a été longtemps, en France, le privilège des clercs. Les gentilshommes se piquaient de ne savoir manier que l'épée , et lorsqu'au commencement du xin* siècle, les croisés français s'emparèrent de Constantinople, ils se moquèrent des Byzantins qui portaient des écritoires à leur ceinture. C'était une formule consacrée dans les actes passés par les nobles : Ledit seigneur a déclaré ne savoir pas écrire attendu sa qualité de gentilhomme. Les clercs, auxquels l'art de l'écriture était dévolu, le perfectionnèrent avec le zèle le plus louable; on admire encore aujourd'hui ces manuscrits du moyen âge d'une calligraphie merveilleuse et ornés de miniatures artisiement travaillées. L' écriture reproduit dans ses variations les

[>rinci pales époques de notre histoire , et 'on peut , sans esprit de système , distinguer les écritures mérovingienne, carlovingienne ou Caroline, gothique, etc.

S l#r. Ecriture mérovingienne et carlovingienne. — Dans le premier âge qui s'étend du y au xi« siècle, c'est l'écriture romaine qui domine sous les noms d'e'cnture mérovingienne et carlovingienne.

D. de Vaines ( Dictionnaire de Diploma tique, article Ecriture) distingue, a cette époque, trois espèces d'écriture Capitale, Onciale et Minuscule. L'écriture capitale se composait de majuscules. En voici un spécimen :

induit concilium Telinsim per tracta ...

C'est le titre du concile de Télepte , tiré d'un manuscrit du fi» ou du vu* siècle. La beauté et la pureté de ces caractères en rendaient l'usage difficile ; on y substitua la capitale rustique que l'on trouve

dans un grand nombre de manuscrits et qui n'est qu'une capitale négligée.

L'onctau diffère de la capitale en ce que les contours de cette écriture sont arrondis tandis qu'ils sont carrés dans la capitale

Ce

ÉCR

ECR

L'écriture minuscule n'est qu'une si m- la trouve dans des manuscrit* très-an plification de l'écriture onciale; elle ré- ciens. L'exemple suivant est tiré d'un mapond au romain de uos imprimeries. On ouscrit antérieur à Charlemagne :

( Fuit quidem homo secularis habens. )

Ces trois espèces d'écritures furent employées simultanément jusque vers la fin du xi« siècle et le commencement du xua. On se servait dans le même temps d'une écruure cursive, « qui n'est autre chose, dit D. de Vaines, que l'écriture liée, expéditive et usuelle. Elle est ainsi

appelée, parce qu'elle est courante et w> gagée de la gêne, de la contention et des mesures qu'exigent les autres écritures. » Elle présente souvent de grandes difficultés de lecture, comme leprouve la ligne ci-jointe de curswt Caroline •

(/. C. N. Carolus gratta Dei rex Francorum.)

Souvent ces diverses espèces d'écritures sont mélangées et forment ce qu'on appelle Vicriture mixte.

$ II. Ecriture gothique. — Le second âge de l'écriture correspond à, l'époque des croisades et de l'architecture ogivale. En même temps que l'art chrétien se transformait, l'écriture se dégagea des caractères romains et prit une forme originale qu'on a appelée improprement gothique. Le savant bénédictin que nous avons cité traite fort mal cette écriture. « Le gothique moderne, dit D. de Vaines, né avec la scolastique et dans la décadence des arts et des bonnes études, est le fruit de la bizarrerie et du plus mauvais goût; il n'est autre chose que l'écriture latine dégénérée et chargée de traits hétéroclites et absurdes. » Il

ne faut pas oublier que ces attaques contre l'écriture appelée gothique datent d'une époque oh l'architecture ogivale était traitée de barbare et de monstrueuse, parce qu'elle s'éloignait du type grec et romain. Les reproches de barbarie et d'absurdité appliqués a l'écriture ne paraissent pas mieux fondés Les caractères de ce genre d'écriture ont été, d'après D. de Vaines : i° l'arrondissement des jambages des lettres dont les traits étaient naturellement droits ; V un aplatissement dans les lettres majuscules qui les rendit minuscules ou cursives; 3U une confusion des trois genres primitifs; 4# une prolongation des bases et des sommets de chaque lettre , indice le plus caractéristique du gothique. Ces bases et cet sommets courbés en lignes

le corps de la lettre qui se les délies les plus fins et il ne restera

trouvait souvent plus large que longue plus rien à désirer pour la conformation

donnèrent le gothique minuscule le plus du plus parfait gothique. D. de Vaines

pur et le mieux décide; J ignez à cela le ajoute le spécimen ci-jomt de gothique

contraste des pleins les plus massifs avec capitale à la suite :

(Adorabunt eum omnes reges omnes génies.)

L'écriture gothique a subi , depuis le IIP jusqu'au s VI* siècle de nombreuses variations. Elle a son type le plus parfait sous saint l ouis, en "même temps que l'architecture ogivale atteint son apogée. Abandonnée à l'époque de la renaissance, elle a été remplacée par l'écriture romaine qui a éie exclusivement employée pour les inscriptions et l'imprimerie. L'écriture cursive s'est mélangée d'emprunts faits à l'étrangrr. On a eu des cci itures anglaise et allemande qui ont plus ou moins altéré le type primitif de l'écriture nationale; mats le caractère romain est resté le lond de cette écriture depuis l'époque de la renaissance jusqu'à nos jouis.

ÉCRIVAINS. — L'art d'écrire fut pendant plusieurs siècles cultivé presque exclusivement par les moines et les clercs. Au ima siècle , les laïques commencèrent à s'occuper d'études et de recherches scientifiques et à rivaliser avec les clercs pour la calligraphie. Il se forma, au xiv* siècle, une corporation de maîtres écrivains y que rappelle encore aujourd'hui le nom de rue des Écrivains, que porte une des rues voisines de Saint- Jacques de la Boucherie. C'était là qu'habitait le célèbre Meolas Klamel, à la fois écrivain et alchimiste. I.rs maîtres écrivains jouissaient des privilèges de l'université; ils étaient en même temps peintres et enlumineurs. Us avaient un talent merveilleux pour encadrer leurs pages dans des miniatures ornées d'or bruni .

qui ne paraît pas avoir subi la moindre altération en traversant les t»iècles La découverte de 1 im rimerie porta un coup fatal à l'art des maîtres écrivains. Ce fut une véritable résolution, on remarque, en général , au xvr» siècle et au commencement du xvu« siècle , que l'écriture n'a

plus la régularité et les belles formes des

époques antérieures. Il aerabie que le découragement ait saisi les maîtres écrivains, et qu'ils aient négligé toutes les règles de la calligraphie. Cependant, au xvir» siècle, la corporation se releva sous le nom de mitires experts jurés écrivains, et reçut des statuts en 1648. Elle était gouvernée par un syndic et vingt-quatre anciens maitres; c'était aux plus capables do ces écrivains jurés que l'on renvoyait les vérifications d'écriture et de signature ordonnées par justice.

L'âge des aspirants était fixé à vingt ans accomplis; les fils de maîtres pouvaient être reçus à dix-huit ans, et avaient le privilège d'être admis gratis. Ils étaient examinés, pendant trois jours, sur l'art de toutes sortes d'écritures pratiquées en France, sur l'orthographe, l'arithmétique , et sur la vérification des écritures et signatures. Ils avaient le droit de tenir école d'écriture. Les veuves mêmes pouvaient conserver l'école d'écriture , orthographe et arithmétique, et la faire tenir par des gens habiles dans la caUigraphie. Il est sorti de cette corporation de véritables artistes, et, entre autres, Jarry, célèbre par la beauté des manuscrits qu 11 exécuta pour Louis XIV. La corporation des maîtres jurés écrivains , pre irait au xviit» siècle le titre d'Académie rmjnte d'écriture, quoiqu'elle n'y fût risée par lettres patentes.

ÊCROU. — ],'icrou , qu'on écrivait ; quelquefois écrauf, est l'acte xfemprison-

le registre de U

ÊCROUE. —On appelait autre fiws éerot*?, les rôles ou états de la maison du roi qni s'inscrivaient sur des raies de parchemin que l'on cousait ensemble, et dont on faisait des rouleaux qui étaient arrêtés et

signes par les contrôleurs de la maison du roi. Il y avait seize contrôleurs clercs qui faisaient lcs ecroues ordinaires de la maison du roi. Los rôles que les receveurs des tailles remettaient a x sergent* |. nr en faire le recouvrement , s'appelaient aussi écroues. Dans quelques coutumes, le mot écroue était synonyme d'aveu ou dénombrement des nefs et héritages que le vassal remettait à son seigneur.

ECROUELLES. - L'usage des rois de Fiance, de loucher les écrouelles, remontait à uneépoqucfortancitinue « Quelquesuns croient, dit le père Daniel dans sud Histoire de France., qu«- Robert est le premier des rois de France à qui Dieu ail aocordéleprivilé«edeguérirlesecr«.ue//M.»

Il est certain qu'il nren est point fait mention avant le xr» siècle Guibert, abbé de Nogent, écrivain du commencement du xn« siècle, en parle à l'occasion de i.ouis le Gros. 11 dit que Philippe l»r, pére de ce roi, avait la vertu de guérir le* écrouelles. Guillaume de Nangis parle aussi des écrouelles dans l'histoire de saim Louis: »« En touchant les écrouellex , pour la guérison desquelles Dieu a accorde une grâce particulière aux rois de Frame, le pieux roi adopta un usage particulier. Ses piédécesseurs se bornaient à tou< lier le mal en prononçant quelques paroles appropriées, paroles saintes et catholiques , mais sans faire aucun signe de croix.

Saint Louis ajouta a ces paroles le signe de la croix , pour qu'on atiril-uat La guérison à la vertu de la croix et non à la dignité royale.» Iiaoul de Preste*, dédiant à Charles V sa traduction de la Cité de Dieu, de saint Augustin, lui dit : •< Vos devanciers et vous, avex telle vertu et

E Distance qui vous est donnée , ei attriuée de Dieu , que vous faites miracles en ▼otre vie, tels et si grands, que vous guérissez d'une très-horrible maladie, qui s'appelle les écrouelles. » I n ouvrage d'un moine de Corbie, cité dans le Diction' naire de Trévoux , rapporte les cérémonies observées parCharles VI, en touchant les écrouelles. Après que le roi avait entendu la messe, on apportait un vase plein d'eau, et le roi avant l'ait ses prières devant l'autel , touchait le mal de la main droite, et le lavait dans c«-tte eau ; les malades devaient ensuite observer un jeûne de neuf jours. Le continuateur de Monstrelet remarque que Charles VIII toucha les écrouelles à Home et les guérit, dont ceux des Italiens , voyant ne mystère , ne furent onrqurs si émerveillé*, l e peuple, ajoute le Dictionnaire de Trévoux, attri-

t te privilège de i septième Hls, né

de suite, sans qu'il soit venu de Me •litre les lils, ainsi qu'a l'aine de lu maison d "a union t en bourgogne.

ECU. — Bouclier qui «e terminait en pointe. I.Von renversé la pointe en tmnt annonçait la mort du chevalier qui l'avait porté. \'ecu renv. rsé était aussi quelquefois un signe de dégradation. Voy. Anuas.

ECU. — En terme de hlason . champ où l'on met Les pièces dos armoiries;Voy Bla- SttH.

ECU. — Pièce de monnaie, ainsi appelée parée qu'elle portait Vécu ou armes de France. Voy. Monnaie.

ECU AGE. — Terme féodal qui désignait le service dû par le chevalier, et appelé dans les anciens actes service de Cécu (se vitium scuii), on appelait éruage, le droit que l'on s'exempter de ce service.

ECU Don (Chevaliers de Y \— Ordre de chevalerie institué en 1363 par Louis 11 duc de Bourbon. Voy. Cuevalk.kie (Ordres de }.

ËCUELLE. — Assiette creuse; il y en avait, au moven âge, d'argent, de bots peint, etc. ( Comptes de i argenterie des rois de France.)

ÊCUELLE ( Archers de r ). — On donnait ce nom aux archers chargés d'arrêter les mendiants et de les mener à l'hopiial.

ECUELLE ( Droit d' ). — Ce mot, dit le Dictionnaire de Trévoux, désigne dans les anciens titres, le droit qu'avaient les pauvres , dans certains domaines du roi , de prendre ce qui leur était nécessaire. Hugues Capet accorda le dvoit d'éeuelie aux pauvres de Poissv; Louis VII permit, eu 1 1 73, aux pauvres infirmes deCorbeil , de prendre dans les domaines dépendant du château de celte ville, tout ce qui serait à leur usage (quod pevtinet ).

ÊCU1AGE.—

CtlAGE.

ÉCURIE.— On entendait l'étiqueUe de cour, les ecuyers , pages , gens de livrée, aussi bien que les bâtiments desiibés aux cbe*aux.

H y avait la grande et la petite érurie. La première cempret i ai i les c ne vau x deguer r e et de ^manège; la seconde, les eliuwaux

aoi.

ECUS D*C*R. — Monnaie frappée sou* Charles VI et sous Charles VII. Voy. Mon-

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