‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 184 sur 300 · II. INTERIEUR DES KCLISKS · texte numérisé non relu

II. INTERIEUR DES KCLISKS

L'intérieur des églises présente le même mélange de grandeur dans l'ensemble et de délicatesse dan» les détails. L'aspeci

général de c< s voùu-s hardies , de cette orèl de colonnes, de ces ouives éclairées par un demi jour, inspire un sentiment de respect et presque de terreur religieuse.

CFig. M.)

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S 1er. Mef; colonnes ; piliers. — La nef ou vaisseau principal s'appuie sur une double rangée de colonne* qui tantôt sont d'un seul fut gigantesque, tantôt formées d'une réunion de colonnetles, et qui eu général unissent l'élégance à la force, la beauté à lu grandeur. Les pilier* n'ont ce caractère que dans les églises ouivales. Les églises romanes reposent d'ordinaire sur de lourds piliers dont les chapiteaux sont ornés de sculptures bizarre» itig. N ) ou de larges feuilles (fig. 0> l u hase

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(Fig. N.)

(Fig. 0.)

du pilier est quelquefois formée par des figures d'hommes ou d'animaux. I es chapiteaux des colonnes présentent dans les églises de style ogival l'imitation des feuilles indigènes. On y trouve le lierre la vigne vierge, la vigne ordinaire (fig. Y)\

le nenufar, etc. I. a rose est employée avec prédi eciion dans les églises consacrées à la Vierge.

S U. Pendentifs. — La voûte de la nef est ornée, au xv« siècle, de pendentifs qui ont d'abord un aspect gracieux; mais qui se surchargent d'ornements vers la lin du in«»yen âge et au commencement du xvi« siècle, l a chapelle de Henri VII à Westminster est un des types les plus remarquables de cette ornementation luxuriante et maniérée qui annonce la décadence de Parchiie. une ogivale ifig. Q .

$ III. Tratées : collatéraux ou bas côté*. — Les colonnes qui longent la nef sont surmontées, dans la plupart des églises ogivales, d'une galerie ornée de balustrades qu'on appelle travée. Des deux côtés de la nef s'étendent des nefs moins élevées nommées collatéraux ou bas côtés.

Les collatéraux sont parallèles à la nef

principale, sur laquelle ils s'appuient et dont ils ne sont séparés que par des piliers ou colonnes. Les collatéraux sont quelquefois doubles, c'est-à-dire partagés en deux dans le sens de leur longueur par un rang de piliers nu colonnes intern.ciiaires, qui souvent aussi sont pour vus de calories supérieures, qui en doublent l'étendue. Dans le principe, les n.| latéraux »e terminaient brusquement à leur poiutrie jonction avec la naissance de l'abside (voy. ce mot . Au xu* siècle , on les prolongea au delà du Sanctuaire , oii ils prit eut le n-m de pourtour du chœur, et on y sîonta une série die chapelles correspondantes a chacune des travées.

S 'V. Transsepts: croix ; croisés; croisillons. — l.es transsrpls sont une construction transversale à la nef et alx collatéraux , et placée aux deux côtes de leur extrémité voisine du chœur. Les architectes chrétiens, en empruntant celte disposition à la basilique primitive, lui donnèrent la forme ne croix. De là les noms de croix, croixée ou croisillons que l'on a encore appliqués à cette partie de l'église. On y a placé des autels secondaires; et leurs absides (voy. ce mot) sont souveiu mieux caractérisées et de

ftlus grande dimension que celles des colaiéraux. I es ti anssevts wni répétés deux fois dansqueUnies églises et figurent alors une cn>ix double, qu'on appelle croix de Lorraine ou croix archiépiscopale. L'église (orme une croix grecque, lorsque la nef, les transsepts et le chœur ont la mènic dimension ; elle représente une croix latine, lorsque la nef est plus longue ; r'e-i 1 usage ordinaire.

S V. Chœur. — Le chœur ou partie de l'église spécialement réservée au clergé est placée entre les transsepts et le sanctuaire ou abside Dans l'origine, les clercs inférieurs occupaient seuls le chœur; le haut clergé siégeait iians l' .bside La clôture, qui Terme l'enceinte du chœur, porte le nom de cancl ou chancel, que 1 on a quelquefois étendu , mais abusivement, à l'espace môme entouré par cette clôture Du côté de la nef, le chœur se termine par le juôt, tribune où l'Évangile est lu aux fêtes solennelles et qui remplace les ambons i vov. Basilique) des églises

Irimitives. Cette t>ibune ne remonte pas une époque foit ancienne; elle n élé élevée pour donner une certaine publicité à la lecture de l'Évangile, tandis que la clôture du chœur environnait de mystère les antres cérémonies du culte divin.

S VI. Fenêtre* : rosaces. — Les fenêtres ont varié de forme suivant les phases de

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l'architecture. Arrondies en ulein cintre à l'époque romane (voy. fig. B). elles

(Fig, Q,)

prennent a forme ogivale au xu* siècle flamboyant, les meneaux produisent «if.

I voy. fig. D). Au xiii* siècle la fenêtre réseaux d'une forme beaucoup plus éle-

devient rayonnante (fig. R), et (lam- gante et plus variée.

boyante au xiv* tu S). On a remarqué La sacristie est moins une partie inté-

les mêmes changements dans les rosaces, granle qu'une dépendance de l'église.

La rosace romaine présente déjà les ner- hlle a presque toujours eie ajoutée après

v ures en pierre ou meneaux qui sont coup aux églises romanes et gothiques,

disposés en roue (fig. T). Dans le style Voy. pour les détails le Cours d'arckéo-

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logie religieuse par M. de Caumont et 1rs Imtruction» du comité historique dtt jrts et monuments.

(Fig. R.)

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