‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 189 sur 300 · TION PUBLIQUE · texte numérisé non relu

TION PUBLIQUE

ÉLUS. — Magistrats qui jugeaient en première instance les pr-cès relatifs à l'assiette des tailles et autres subsides. On trouvera leur origine et leurs attributions au mot Election.

ÉMAIL (Peinture sur ). —La peinture *ur émail a eu en France une grande réputation, spécialement au xvi* siècle; on estimait surtout les émaux de Limoges. Ils furent perfectionnés à l'époque de François Ie» et remplissent nos musées.

C'est aux Français, dit Millin , que l'on doit l'invention d»s beaux émaux épais et opaques; c'est a eux que l'on doit ces beaux ouvrages sur or; on en fait des portraits et même des sujets divers ne genre on d'histoire qui ont lo mérite de ne s'eflacer jamais. Fn 1630 , un orfèvre de Chàteaudutt, nommé Jean Toutin, perfectionna Fart de l'émailleur. Parmi ses disciples , on remarque f.ribelrn, Dubié , MorWre, Vauquer. Jean Petilol se distingua particulièrement par les miniatnreg sur email qui font encore l'ornement des musées Les émaux sur faïence, on poteries de Bernard de Palissy, ont aussi une grande célébrité.

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PM AH.LF.rns. — Peintres en émail. On donnait aussi le nom d'émailleurs aux patenotiiers ou fabricant.* de boutons et chapelets. Voy. COfeMMUTIM.

Emancipation. — Vémancipation

est un acte qui donne a un enfant mineur le dr>>it de disposer de ses biens et l'affranchit de la tutelle. Dans les anciennes coutumes de la France , IVroanct'paf ion avait lieu par mariage ou par leitret royaux. Cette dernière forme d'emonctpation était seule admise en pays de droit écrit. (Hrdin .irement Vémaucipalion n'avait lieu qu'à dix-sent ans.

ÉMAUX. — En terme de blason, les émaux sont les couleurs et métaux dont un écu est chargé. Les sept espèces d'émaux sont or, argent, uucule (rouge , azur, sable (noir) , sinople (vert) et pourpre.

EMBARGO. — On appelle embargo l'usage d'arrêter tous les vaisseaux marchands, en cas de guerre , et de les empêcher de sortir des ports, afin de pouvoir s'en servir ainsi que des équipages qui les montent.

EMBLÈME. — Figure symbolique ordinairement accompagnée de devises. Le soleil était Vemhlème de Louis XIV. Voy. Blason et Devise.

FMBLEB. — Ce mot, qui n'est plus usité, avait le morne sens que voler. Lorsque Valenti ne de Milan se fut retirée à Blois, après le meurtre de son mari, Louis d'O» léans ( H07 , elle éleva avec sea enfants le jeune bâtard qui devint Dnnois. Elle lui témoignait la même tendresse qu'à ses fils, et disait en le montrant: « On me l'a emblé ( volé ). »

EMBRASUHE. — Ouverture ménagée dans les murs pour les canons et autres armes. Voy. Châteaux forts.

ÉMERACDR. — Les émeraudes étaient , avec les rubis, les pierres précieuses

au'on employait le plus fréquemment airs les ouvrâtes d'orfèvrerie du moyen âge ( Compte* d' l'argenterie des rois de France par M. Douet-d'Arcq ).

ÊMEBU.i ON. — Oiseau de fauconnerie dont on se servait au moyen âge pour la chasse; les dames le portaient snr le poing i voy. Vénerie). — on donna aussi le nom d'émrrillon à une espèce de canon , qui , d'après le Dicinnnaire de Trévoux, tirait dix onces de fer ou quinze onces de plomb, et se chargeait de quinze onces de poudre Une.

EMEKÎTE. — On appelait émèritet les professeurs de l'ancienne université, lors-

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