‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 191 sur 300 · EMP · texte numérisé non relu

EMP

gne fut couronné empereur d'Occident en 800. Parmi ses successeurs , Louis le Débonnaire, Charles le Chauve, et Charles le Gros furent à la fois rois de France et empereurs d'Occident. L'empire fut établi , en faveur de Napoléon , par un sénams-consulte du 1 8 mai 1 804 ( || floréal an xiii ). Napoléon était en outre roi d'Italie , médiateur de la Suisse , protecteur de la confédération du Rhin, etc. Il abdiqua le il avril 1814, et se retira dans l'Ile d'Elbe. Il reparut le i"marsi8iS et, rentra à Paris le 20 mars. La constitution impériale fut alors modifiée par l'acte additionnel (voy. ACTE ADDITIONNEL ). L'assemblée du Champ de Mai avait pour but de rendre à l'empereur l'appui de l'opinion publique ; mais, après la bataille de Waterloo , l'empire fut aboli , et Napoléon relégué à Sainte-Hélène. L'empire a été rétabli en 1853. etNajwléon III proclamé empereur des Français.

EMPHYTÊOSE. — On appelle emphytéose un bail à long terme , depuis dix ans jusqu'à quatre-vingt-dix-neuf. Voy. Bail.

EMPHYTÊOTE. — Ce mot désigne une personne qui a contracté le bail à long terme appelé emphytéose.

EMPIRE. — Voy. Empereur.

EMPIRE LATIN. - L'empire latin fut fondé par les Français, en 1204, lorsqu'ils 3'emparèrent de Constantinople , à Fépoque de la quatrième croisade. L'empire latin dura jusqu'en 1261.

EMPIRE DE GALILEE. — On appelait haut et souverain empire de Galilée t une juridiction qui remontait au xiv* siècle et qui prononçait sur les contestations entre les clercs des procureurs de la chambre des comptes. L empire de Galilée était pour eux ce qu'était la Bazocbe pour les clercs du Palais. Voy. Bazocbb.

EMPIRIQUE. — Ce mot, qui désignait primitivement les hommes expérimentés , ne se prend plus maintenant que comme synonyme de charlatan , et s'applique surtout à ceux qui vendent des remèdes sur les places publiques.

EMPOISONNEMENTS. — On trouve à plusieurs époques de notre histoire comme une épidémie d'empoisonnement*. Au xvi« siècle, l'usage en fut importé en France par les Italiens de la cour de Catherine de Médicis. De Thou mentionne en 1575 de nombreux empoisonnements.

Enfin , sous Louis XIV, il fallut créer, en 1680, un tribunal spécial pour punir les empoisonnements. Beaucoup d'hommes et de femmes d'une naissance illustre furent compromis dans ce procès.

ENC

EMPRISE. — Vieux mot qui signifiait la

même chose qu'entreprise ; il s'appliauait surtout aux aventures que les chevaliers allaient chercher au loin. On appelait aussi emprise le signe dislintif qu'ils portaient jusqu'à ce qu'ils eussent accompli leur entreprise; c'était souvent un anneau de fer, une écharpe ou un morceau d'étoffe d'une couleur particulière. Voy. Chevalerie.

EMPRISONNEMENT. -— V emprisonnement n'est plus arbitraire depuis la révolution de 1789; tout Français arrêté doit être traduit devant les tribunaux pour être condamné, s'il y a lieu , ou mis en liberté.

EMPRUNT. — L'emprunt est aujourd'hui une ressource financière régulièrement organisée. La France, comme les principaux Etats de l'Europe , a une dette consolidée , et dont les intérêts sont régulièrement servis. On trouvera l'origine et l'historique du crédit public au mol Finances. — Au moyen âge, les emprunts n'avaient lieu que sur gage. Voy. Gage et Hypothèque.

ENCAN. — Vente à l'enchère. Voy.

Vente.

EN CAS.— On appelait en cas une table

3ui était toujours servie dans les palais es rois et dans les anciens châteaux. Cei usage rappelait l'hospitalité et l'appétit énergique des Francs. On ne pouvait, sans impolitesse, entrer dans la demeure d'un roi franc sans s'asseoir à une table qui était toujours chargée de mets et de boissons. Plusieurs passages de Grégoire de Tours attestent que cet usage était en vigueur au vi« siècle.

ENCAUSTIQUE. — La peinture à l'encaustique était un procédé employé par les anciens ; ils se servaient pour ce genre de peinture de la cire , des couleurs et du feu. Ces indications fournies par Pline, n'ont pas suffi pour retrouver entièrement le procède des anciens. En 1749, le comte de Caylus et le peintre Bachelier firent les premiers essais pour peindre a Vencaustique: mais ils n'y réussirent qu'imparfaitement. Le comte de Caylus soumit sur cette question un mémoire à l'Académie des inscriptions et belles-lettres, en i755 , et présenta une tète de Minerve, peinte par Vien, d'après le procédé qu'il avait imaginé ; mais cette peinture à vencaustique différait de celle des anciens. Les tentatives faites ultérieurement n'ont pas mieux réussi.

ENCEINTE. — \?enceinte d'une place est le contour des fortifications qui l'enveloppent. Voy. Fortifications.

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ENCENS, ENCENSEMENT. <— Il était d'usage d'offrir Vencen* aux rois et seigneurs à la porte des églises, lorsqu'ils y faisaient une entrée solennelle. — Le droit d'encensement , ou d'être encensé à l'église, était un de ceux que les seigneurs de l'ancien régime reelamnient avec re plus de vivacité. Le nombre de coups d'encensoir était proportionné à la qualité des personnes. Ce fut l'occasion de beaucoup de procès.

ENCHANTEMENTS. — Prétendue puissance magique qui a joué un grand rôle dans les usages de tous les peuples , et dans l'histoire de Frauce. Voy. Sciences occultes.

ENCHÈRE. — Mise à prix d'un objet qu'on vend à la criée. Voy. Vente. — On appelle folle enchère une mise à prix que 1 enchérisseur ne peut payer. «

ENCIS. — On nommait encisy au moyen âge, le meurtre de l'enfant dont une femme était enceinte, ou le meurtre de la mère causé par les coups qu'on lui avait portés (Établissements de saint Louis, livre 1, chap. xxv ).

ENCLAVES. — Terres enfermées dans un pays dont elles ne dépendent pas. On appelait autrefois la ville d'Avignon . le comtat Venaissin et les principautés d'Orange et de Dombes enclaves de la France, parce que ces contrées étaient des souverainetés particulières comprises dans le royaume de France. L'enclave d'Artois était un pays qui avait fait autrefois partie de l'Artois , et en avait été détaché par les traités de Madrid (1536), de Crespy ( 1544 ) et de Cateau-Cambrésis ( 1559), pour être réuni à la France. *

ENCORBELLEMENT. — Ornement d'architecture en saillie, soutenu par des pierres- posées l'une sur 1 autre que l'on appelle corbeaux. On trouve souvent les tourelles en encorbellement dans les maisons des xv« et xvr» siècles.

ENCRE. — Les copistes du moyen âge, qui nous ont laissé de si nombreux et de si curieux manuscrits , se servaient de plusieurs espèces d'encre. Ordinairement les premières lettres des manuscrits, el quelquefois toutes les majuscules , sont en encre rouge ou bleue. Il y a même des manuscrits dont les lettres sont tracées en or et eu argent. La bibliothèque nationale possède un manuscrit de Charles le Chauve qui est écrit entièrement en lettres d'or. Les chartes sont généralement écrites en encre noire. On cite comme une singularité une charte de Philippe l" en lettres vertes. Dans l'empire d'Orient, les empereurs siguaient

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