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ENF

en encre ronge ; l'empereur Léon l'Isaurien avait même déclaré, en 470, qu'un décret imoérial ne serait pas regardé comme authentique, s'il n'était signé avec le cinabre En France, Charles le Chauve est le seul prince qui ait adopté cet usage, on a remarque que Y encre dont se sont servis les copistes du Xtlr1 siècle a un éclat particulier, il parait du reste que le commerce de l'encre était peu répandu; car le livre de U taille de Paris en i*202 ne mentionne qu'un marchand ou plutôt une marchande d'encre.

ENCRE SYMPATHIQUE. — l iqueur qui forme une écriture invisible qu'on peut faire reparaître en la soumettant à l'action du feu. V encre sympathique était déjà en usage au xvi* siècle.

ENCYCLIQUE. — Lettre pontificale adressée à toute la chrétienté. Le mot circulaire M*é du latin répond au mot encyclique dérivé du grec.

ENCYCLOPÉDIE. - Ensemble des connaissances humaines. On dés gne généralement sous le nom d Encyclopédie la vaste collection commencée en 1751, sous la direction de Diderot cl de d'Alemhert, pour résumer toutes les sciences. Le discours préliminaire de V Encyclopédie a été écrit par d'Alemhert et expose avec netteté le plan de l'ouvrage. On retrouve dans l'Encyclopédie l'esprit novateur et antireligieux du xviti* siècle. De nos jours on a puhlié plusieurs encyclopédies ou dictionnaire* encyclopédiques.

ENDENCHÊ ou ENDENTÈ. — Terme de blason qui se dit des pièces des armoiries, comme face et pal, Alternées de divers émaux.

ENDENTUUE. — Contrats que l'on écrivait en double sur une même touille de parchemin. On séparait ensuite cette feuille par une découpure en forme de dents, atin qu'on ne put la falsifier. Il fallait que le double se rapportât à l'original pour avoir un caractère authentique. On appelait ces contrats car ta indentatXy cartx partîtes.

ÊNEHGUMENE. — Synonyme de possédé. Voy. Possédé.

ÉNERVÉS. - On voit dans les ruines de l'abbaye de Jumiéges (Seine-Inférieure) les lomlwaux de deux Mérovingiens qu'on appelle les énervés. La tradition rapporte qu'on leur avait fait couper les ncrts et qu'on les avait ensuite entérinés dans l'abbaye où ils moururent.

ENFANTS BLEUS. — Enfants élevés dans un hôpital fondé en 1326, près de

l'hôlel de ville ; ils tiraient leur nom de leur vêtement. Voy. Hôpitaux.

ENFANTS ( Bons- ). — il y avait eu France un grand nombre de collèges ou de séminaires de ce nom. A Paris le collège oes Bons Enfants fut fondé, en use, par l'évêque Gauthier de Château- Thierry. Il était situé dans la paroisse de Saint-Nicolas du Chardonnet, fcinsi que le prouve une charte qu'en i'257 Hegnaud, évèque de Paris, accorda aux boursiers qui l'occupaient , et par laquelle il leur permettait d'avoir une chapelle intérieure , sans préjudice des droits du curé de Saint-Nicolas du Chardonnet. Saint Louis légua , par sou testament, soixante livres au collège des lions-Enfant*. Dans la suite, ce collège tomba en décadence, et il était presque abandonné, lorsque, par acte du 17 avril 1625, Jean-François de Gondi , archevêque de Paris , le donna à Vincent de Paul. Ce saint prêtre s'y retira vers la fin de cette année et y commença l'organisation de la congrégation de la mission. Lorsque saint Vincent de Paul fut obligé d'aller s'établir à Saint-Uzare, il fonda, au collège des Bons-Enfants, un séminaire qui fui dirigé par des prêtres de la congrégation de la mission. On le désigna depuis relie époque sous le nom de «émi/iaire des Bans-Enfants.

ENFANTS-DIEU ou ENFANTS ROUGES.

— En fan is habillés de rouge et élevés dans un hôpital fondé par François l«* en 1537. Voy. Hôpitaux.

ENFANTS PERDUS. — On donnait autrefois ce nom à des soldats qui marchaient à Pavanl-garde pour forcer un poste, donner un assaut, ou engager le combat. On lirait les enfants perdus de diverses compagnies. U en est souvent uestion dans les armées du xvi* siècle et u commencement du xvu«. Lorsque le combat était engagé , les enfants perdus rejoignaient les compagnies d'où ils avaient été tirés. C'est ce que prouve le passage suivant de Brantôme I Capitaine» étrangers : « Nous avons bien eu et nous avons encore aujourd'hui nos enfants perdus: mais ils ne servent qu'à attaquer et à faire quelques escarmouches légères avant les batailles, et, lorsqu'elles se sont accostées et mêlées , ils se retirent , ainsi que fil M. de Montluc ; après qu'il eut très-bien fail sou devoir avec ses enfants perdus à la bataille de Cérisolles, il se i élira à son bataillon et y prit la pique et combattit avec le gros. Cela s'est vu aussi très-bien en nos guerres et batailles, tant étrangères que civiles.» — On appela aussi enfants perdus les rebelles

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