‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 218 sur 300 · F AH · texte numérisé non relu

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Iuojc» pour guider les vaisseaux pendant la nuit. Ces tours s'appellent aussi phares, de l'ile de Pharos ou Ptoléniée Philadelphe avait fait élever une tour destinée à cet usage. Le nom de fanal s'applique spécialement à la lanterne placée au sommet du phare. Le fanal est tantôt fixe, tantôt mobile, pour avertir les matelots qu'ils peuvent approcher ou qu'ils doivent s'éloigner de la côte. Le fanal ou phare de Cordouan. à l'embouchure de la Garonne, est un des plus remarquables de la France.

FANFARE. — Air militaire, court et brillant, qui s'exécute sur des trompettes et qu'on imite sur d'autres instruments.

FANFRELUCHES. — Houppes de soie auxquelles, aux xvu* et xviu» siècles, on attachait les boutons. On a appelé fan- Jreluchet, par extension, tous les ornements frivoles et de peu de valeur.

FANION. — Petit drapeau en serge que les goujats de l'armée portaient, depuis 1667, en tète des bagages de chaque brigade. Le fanion était aux couleurs du brigadier ou général de brigade, et servait à éviter la confusion dans le transport des bagages. On changea l'usage des fanions au xvm* siècle. Ces petits drapeaux servirent alors à distinguer les compagnies d'infanterie. Le mot fanion vient de l'ai* lemand fa/me, drapeau.

FANON. — On appelait autrefois fanon l'ornement sacerdotal , nommé actuellement manipule, que les prêtres , diacres et sous-diacres portent au bras gauche en officiant. Il a la forme d'une petite étole. En termes de blason, le fanon, qu'on appelle aussi dextrochère , est un large bracelet ressemblant au manipule du prêtre et suspendu au bras droit.

FANTASSINS. - Troupes de pied. Voy.

Armée et Organisation militaire.

' FAQUIN (Course du). — Le faquin était un mannequin en bois, quelquefois armé de toutes pièces, contre lequel les cavaliers couraient la lance en arrêt. Ce jeu s'appelait course du faquin. Le prix était décerné & celui qui atteignait le plus de fois le faquin dans l'œil. Sauvai raconte, dans ses Antiquités de Paris, que les hlous exerçaient leurs novices au moyen d'un mannequin de paille suspendu au plafond par une ficelle ; l'apprenti voleur devait le dépouiller sans le faire remuer, faute de quoi il était vigoureusement fouetté.

FARANDOLE. — Danse provençale.

Voy. Danse.

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