FORAIN
FAKD. — L'usage du fard a été de tous les siècles et de tous les pays. Les anciens portèrent l'art de se farder à un excès que n'ont pas égalé les modernes. Ovide, Pline l'Ancien, Juvénal abondent en dé.
tai ls s u r l' usage des ,K omain s de se pei nd t e le visage et de l'enduire de pâtes onctueuses pour donner plus de blancheur à la peau. La trop célèbre Poppée avait inventé un cosmétique , qui , de son nom , s'appelait poppxana, et qui entretenait la douceur et la délicatesse de la peau. Dans ses voyages elle se faisait suivre par cinq cents ànesses pour pauvoir se baigner dans leur lait. Le moyen âge ne paraît pas avoir tenté d'imiter ces modes f astueuses de l'empire romain. On attribue à Catherine de Médicis l'introduction du fard en France; il est, du moins, certain que la cour, moitié italienne des derniers Valois, mit a la mode les cosmétiques et les parfums, et en propagea le goût. Au xvu* siècle, et surtout au xviii», l'usage du ronge devint général parmi les femmes de condition. On connaît la réponse d'un ambassadeur turc qu'on interrogeait sur la beauté des femmes françaises : «Je ne me connais pas en peinture. » Le fard a eu le sort de la poudre et des paniers. Sans disparaître entièrement de la toilette des femmes, il est devenu d'un usage beaucoup moins commun dans une société dont les mœurs n'ont plus les mêmes raffinements de luxe et de délicatesse.
FARFADETS. — Démons familiers , esprits follets auxquels on croit encore dans certaines parties de la France. Voy.