FOUR BANAL, FOURNAGE, FOURNIER
77 L<Ldl?it de f°ur &°«aJ était un privilège féodal. Le seigneur pouvait contraindre tous ceux qui habitaient ses domaines, à venir au moulin et au four banal. Ce droit de banalité était inféodé , moyennant redevance à des boulangers qu'on appelait fowrnitrs. Le droit de banalité s'appliquait aussi aux pressoirs, (orges, boucherie, etc. C'était un véri table monopole exercé par le seigneur et ses agents. On appelait fournage, le droit que le seigneur prélevait sur tous ceux qui étaient soumis à la banalité.
FOURREURS , FOURRl RES. - Voy.
Corporation et Industrie, S IL
FOURRIER . — Le mot foumer désignait dans l'ancienne langue française des marchands de fourrages , les intendant»
des écuries et ceux qui étaient chargea d'approvisionner les armées. Us marchaient en téie des armées et marquaient les logements; ce oui est resté la principale fonction des fourrier*. — 11 y avait autrefois un fourrier de la maison du roi, chargé de désigner les logements a chacun des officiers de la suite du roi. — On appelle aujourd'hui fourriers, les sou sofficiers qui dans les armées veillent au logement des troupes.
FOURRIÈRE. - Office de fourrier de la maison du roi et des princes. — On appelait encore fourrière le lieu destiné à déposer le bois de chauffage de la maison du roi. — En termes de jurisprudence, mettre en fourrière, c'était saisir les bestiaux et les remettre à la justice.
FOURS. — On appelait ainsi, à la fin du xvii« siècle, des maisons oh l'on séquestrait des hommes qu'on enlevait e*
au'on vendait aux racoleurs. Il y avait, it-on, vingt- huit de ces fours à Paris en 1693. Louis XIV ordonna de punir les auteurs de ces violences. Voy. Racolecr.
FOUS. — L'usage des fous de cour remontait à une époque fort ancienne ; on