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en fût diminuée. En cm de vif-gage , les fruits dont jouissait le créancier étaient boette CD déduction *» Pnac'pal de
. GAGE-PLEGE ou GAGE-PLEIGE. - On appelait pletge, gage-pleige ou gageplege, une caution judiciaire qui s'engageait à représenter quelqu'un ou à payer pour lui. Ce mut désignait encore le garant fourni par l'un des champions à 1 époque des duels judiciaires (voy. Duel). Enfin-Jes gaget-pletges étaient des assemblées de vassaux relevant d'un même nef qui nommaient un receveur des rentes seigneuriales. I.eseigi.eur féodal pouvait, ouire les plaids ordinaires, tenir un yoyepleige chaque année.
GAGERÎE. — Saisie qui constituait le gage du créancier.
GAGES INTERMEDIAIRES. - Gages perçus pour on office depuis le jour du décès du titulaire jusqu'à la réception d un nouveau titulaire. Les gages intermédiaires appartenaient au roi; mais presque toujours i! les laissait à la veuve on aux héritiers du défunt, lorsqu'ils en faisaient la demande dans les six mois qui suivaient le décès.
GAGNA BLES ( Terrée ). — Terres conquises sur la mer et marais desséchés.
GAGNAVES. — Terres que l'on cultivait a la condition d'en percevoir les fruits. Le mot gagnais s'appliquait aussi aux fruits provenant de ces terres.
GAGNE-DENIERS — On appelait gagnedeniers , gagne-mailles , gagne-jtam , les ouvriers nomades qui raccommodaient l'etain et les vases de toute nature.
GAGNERIE. — Terme des anciennes coutumes pour désigner tout bien provenant de la terre.
ra^HEJS ~"J>opuUUons semblables aux Cagots. \oy. Cacots.
rfnnîlï SCÏENCE' - C'éteit ,e "«m qa'on fî? Î.Vi° •moyen à*e' à ,a P0(*ie et
Si. 98?CJitl!l"n8 Peines. Voy. Aca-
émie et Troubadours.
GAILLARDE. - Espèce de danse Vov Danse. - On appelait aussi cette dansé romanesque , parce qu'on prétendait qu'elle venait de Rome. v
GAINIERS. - Fabricants de gaines Voy. Corporation. s»««es.
OAÏVES r Choses). - Choses abandonne8^délaissées, animaux errants. Voy.
GALANTERIE. - « La galanterie, dit
Montesquieu , n'est point l'amour, mais elle est le délicat, le léger, le perpétuel mensonge de l'amour. » La galanterie , qui a exercé une si grande influence sur les moeurs françaises , vint de la chevalerie, h La galanterie naquit , dit Montesquieu ( Etprit des lois, livre XXVUI . ebap. xxu), lorsqu'on imagina des hom- Uics extraordinaires qui voyant la vertu jointe à la beauté et à la faiblesse, furent portés à s'exposer pour elle dans les dangers et à lui plaire dans les actions ordinaires de la vie. Nos romans de chevalerie flattèrent ce désir de plaire et donnèrent à une partie de l'Europe cet esprit de galanterie. Il se perpétua par 1 usage des tournois qui, unissant ensemble les droits de la valeur et de l'amour, donnèrent encore à la galanterie une grande importance. »
CALATES. - Gaulois établis en Asie Mineure.
GALÊACE. — Navire à rames. Une ga~ leace pouvait porter vingt canons; quelques-unee avaient trente-deux bancs garnis chacun de six ou sept forçats. De Ruffi parlant, dans son Histoire de Marseille, (t. II, p. 346 ), des q aie aces de France, en fait remonter l'usage au roi Charles IV le Bel (i322-ri28). D'après cet historien , Thomas de Villages était capitaine des galéaces en 1470. Dans la première guerre d'Italie (1494), les Français firent usage de galéaces , et le duc d'Orléans , qui fut plus tard Louis XII, montait une galéace, lorsqu'il défit à Rapalk> 1 armée navale du roi de Naples. Ces galéaces étaient des espèces de citadelles flottantes. Les Français les remplacèrent dans la suite par des bâtiments plus lé-
Sers; les Vénitiens se servaient encore e galéaces au xviii» siècle.
GALÈRES. — Les galères étaient autrefois des navires à rames snr lesquels on plaçait les condamnés appelés galériens.
Voy. Marine et Peines.
GALILÉE (Haut et souverain empire de ). — Les clercs des procureurs de la chambre des comptes de Paris formaient une association à laquelle on donnait le titre de haut et souverain empire de Galilée. Ils élisaient un chef qui prenait le titre d'empereur, et, comme il siégeait dans une petite rue qui allait du palais au bailliage et qu'on nommait rue ae Galilée, on l'appelait empereur de Galilée. Après l'incendie de 1739 , qui détruisit la chambre des comptes et les bâtiments qui en dépendaient, l'empereur de Galilée tint ses séances aux Grands-Àugu»-