‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 246 sur 300 · GALLICANE · texte numérisé non relu

GALLICANE

GALLO-GRECS. — Gaulois établis en Grèce et en Asie Mineure.

GALLO-ROMAINS. — On désigne sous le nom de Gallo-Romams la population qui résulta du mélange des Gaulois et des Romains ; elle se fait remarquer principalement du >'• au ix* siècle. On voit, en effet, à cette époque, deux populations juxtaposées dans lu Gaule, mais non con-

ta population Francs, qui parle U langue germanique , et la population gallo-romaine, qui avait adopte la langue latine en l'altérant, k la p reoii è r e appartie n t exel u si vemeo t la puissance politique; la seconde est opprimée et ne trouve d'asile que dans l'Eglise . Il faudra plusieurs si cj es pour que, du >de» Ga llo- Romaine et des Francs , population française. Les Gallo- B j maint réussirent souvent à s'emparer de la faveur des rois , et devinrent personnages importants sous le conrirtM du rot. On en cite un cet nombre , comme Aridius , Purthenius , Protadius, etc. On trouvera les deuils dans les Lettrée sur Chietoire de France de M. Aug. Thierry. Une des plus graves erreurs des historiens de la France antérieurs à notre époque, est d'avoir vu des Français dans les compagnons de Clovls et de Cburlemagi e Fréret svait entrevu la différence profonde des races dès le commencement du xvn* siècle; mais il fot enfermé à la Bastille pour avoir ose attaquer un mensonge traditionnel. C'est à M. Guizot, et surtout à M. Aug. Thierry

3ue revient l'honneur d'avoir établi u istinction des Gallo - Romaine , des Francs, et des Français. Voy. Essais de M. Guirot sur l'hieloire de France, et Lettrée de M. Aug. Thierry sur l'histoire de France.

GALOCHES. — On désignait autrefois sous ce nom les écoliers qui ne logeaient pas dans l'intérieur des collèges , parce qu'ils se servaient, pour se préserver du froid et de U boue, de chaussures grossières appelées galoche*. Ce mot vient, selon Pasquier ( Recherche» , VI 11 , u ), du

Gaulois, parce que les Gaulois portaient des chaussures semblables.

GALOIS , GALOISES. — Hommes et femmes qui formèrent, au xv* siècle, une confrérie dans le Poitou. On les appelait encore pénitents et pénitentes d'amour.

Ils bravaient les saisons et affectaient, pour prouver leur passion , de s'exposer aux rigueurs de l'hiver ou aux chaleur»» excessives de l'été. « 11 leur était prescrit, dit Sainte-Palaye dans ses Mémoire» sur la chevalerie), de se couvrir chaudement de bons manteaux et de chaperons doublés , et de se chauffer à de grands feux dans le plus fort de l'été; il* faisaient enfin , en cette saison, tout ce qu on fait en hiver, peut-être pour faire allusion au pouvoir de l'amour qui opère les plus grandes métamorphose*. En hiver, une petite cotte simple, uvec une cornette longue et mince, composait tout leur vêtement; c'eût été une honte de trouver

Page 1