HABILLEMENT
Mœurs ; famille. — On ne peut connaître la vie d'an peuple sans pénétrer jusqu'au foyer domestique et étudier la vie privée. La famille, telle que la présentent les sociétés chrétiennes et principalement la société française, est supérieure à la famille de l'antiquité. Le père de famille n'a rien conservé du pouvoir exorbitant , dont l'avait armé la loi romaine et que maintinrent plusieurs des coutumes du moyen âge ; on pourrait même se plaindre que la mollesse moderne et la facilité de nos mœurs aient énervé l'autorité salutaire du chef de famille. Quant à la femme, le christianisme, la chevalerie, la galanterie qui en est née, enfin, la sagesse de nos lois ont élevé sa condition et effacé toutes les traces de servitude que lui avait imprimées l'antiquité. Les coutumes qui avaient si longtemps placé la femme serve ou vassale dans la dépendance du seigneur, lorsqu'elle voulait contracter un mariage, ont disparu avec les lois féodales *.
Habitations; meubles. — Le progrès est encore plus sensible pour les habitations. La cabane couverte de chaume, où s'abritait le Gaulois, s'est transformée en manoir féodal, en château, en palais, en une demeure où le luxe a étalé toutes ses richesses, où l'industrie fran-
1. Voy. les articles Chevalerie, Dames, Formariage, Mariage, Père de famille.
— Ouvrages à consulter : Essai sur la monarchie française ou prévis sur r histoire des arts , des sciences, des usages et des institutions des différents peuples qui ont habite' la France, par RoniHon-Pem (Paris, 1812, in-12}; les Mœurs et coutumes des Français dans les premiers temps de la monarchie, par l'abbé Le Gendre (Paris, 1753, in- 12) ; Mœurs et coutumes des Français, par Poullin de l.umina (Lyon, 1769, 2 tomes en i vol. in-12); Précis de la vie privée des Français dans tous les temps et toutes les provinces de la monarchie, par Contant d'Orrille (Paris, 1783, in-8). Cet ouvrage forme le tome llldes Mélanges tirés d'une grande bibliothèque. Voy. aussi, sur la condition des femmes, Recherches sur les prérogatives des dames chez les Gaulois, Its cours d'amour, et divers autres usages et privilèges anciens, par le président Rolland (Paris, 1787, in-iî'; Ed. Laboulaie, Recherches sur la condition civile et politique des femmes, depuis les Romains jusqu'à nos jours (Paris, 1845, in-8), et Kœnigswarler, De l'organisation de la familte en France (Paris, mi, in- 8).