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officiers ministériels chargés de rédiger les actes authentiques , prenaient le nom de notaires et gardes note* du rui , parce qu'ils gardaient les minutes des contrats qu'ils avaient dressés.
GAUDES-POItTS. — Agents chargés de veiller sur les rivières qui affluent a Paris et de faire la police des quais. On fait remonter leur institution à un édit de 1641. Les garde* ;>orto furent supprimés pendant la révolution; mais plusieurs décrets, et, eu ire autres, un décret du 9 mars 1807 , les réorganisèrent. Ils ont nour signe disùnctii une bandoulière écarlate, bordée de blanc, avec une plaque blanche, qui porte ces mots : Surveillance des ports et rivières. Us inscrivent jour par jour toutes les marchandises qui arrivent dans les ports et en sortent; ils dressent procès-verbal de tous les délits ei contraventions contre les lois d'approvisionnement de Paris.
GARDES-ltOLES.— Officiers de la chancellerie qui gardaient les rôles arrêtés au conseil . et sur lesquels étaient inscrits les taxes de tous les offices vacants par résignation , mort, nouvelle création ou autrement. Les gardes-rôles recevaient les oppositions que l'on faisait au sceau ou au titre des offices ( voy. Chancellerie ). Ils jouissaient des mêmes honneurs et prérogatives que les grands audienciers et les contrôleurs de la grande chancellerie.
GARDES SUISSES. — On fait remonter l'origine des gardes suisses au règne de Louis XI , qui prit à sa solde des troupes de cette nation. Il en forma , en 1 48 1 . un corps d'élite pour remplacer l'infanterie des francs archers. Ce traité de Louis XI avec les Suisses fut renouvelé par Charles VIII, qui se servit des Suisses dans les guerres d'italie; mais on reconnut, à l'époque de Louis XII , le danger de ces armées mercenaires. Cependant, après la victoire de François l«r à Marignan , les capitulations avec les Suisses furent renouvelées (1516 , et, depuis cette époque juequ'en 1792, il y eut toujours des gardes suisses en France.
Charles IX créa, en 1571, la charge de colonel général des Suisses et Grtsons, en faveur de Charles de Montmorenci. Cette charge avait une haute importance, et fut presque toujours remplie par des personnages érainents. Après Charles de Montmorenci . comte de Méru , mort en 1596, Sancy l'exerça jusqu'en 1605, Henri de Rohan de 1605 à I6i4; Bassompierre, de I6i4à 1632; le marquis de Coisfin p de 1632 à 1 642 ; La Châtre de
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1642 à 1643; Bassompierre, dissrra
sous Richelieu, fut alors rétabli dans s charge de colonel général des Suisses e la conserva jusqu'à sa mort en i647; le maréchal de Scboniberg, de 1647 à 155?
le comte de boissons de 1657 & 1674; U duc du Maine, de 1674 à 1710 ; le prino de bombes , son fils, de 1710 à 1767; k duc de Choiseul, de 1762 à 1772; lr comte d'Artois , frère de Louis XVI , * 1772 jusqu'à la révolution. Le colose général avait sous ses ordres tous le Suisses au service de France , à l'exception de la compagnie des Cent-Suiss?
de la garde. Il avait une compagnie dos il était spécialement le chef et qu'ai appelait la générale : elle serrait à la te> du régiment, portait seule le drapes, blanc et formait comme un corps partie lier. Le colonel général des Suisses prenait seul l'ordre du roi pour ce régimem il présentait les officiers suisses au roi. et donnait aux sous officiers les certificatnécessaires pour devenir officiers.
Les gardes suisses ne furent réunie en régiment qu'en 1616, d'après le lemoiguage du maréchal de Bassompierre.
Tous les officiers et soldats devaient ètrr suisaes. Le régiment était subdivisé eL quatre bataillons, et chaque bataillon en trois compagnies de deux cents homme* chacune. Une ordonnance du !•* jui»
1763 porta à quatre le nombre des conipa gnies de chaque bataillon. Les compa gnies correspondaient à des canton particuliers, où elles se recrutaient. I.» compagnie générale, dont nous avoiiparlé antérieurement, se recrutait seult dans les treize cantons. L'uniforme degardes suisses était rouge, relevé de bleu. Ils montaient la carde auprès du roi, comme les gardes françaises. Les officiers rendaient la justice à leurs soldats. La solde des Suisses était double de celle des troupes françaises. Les Suisse;se firent é^orcer pour Louis XVI, à la journée du io août 1792. La restaurai!»: prit à sa solde deux régiments suisses
aui firent panie de la garde royale; niai> s furent licenciés aurès la révolution de 1830. Voy. Histoire de la milice française, par Ve P. Daniel, etGuyot, /rai< des offices.
GAI! DES DE LA MANCHE. - Les gardes de la manche étaient vingt- quatre gentilshommes qui devaient veiller sur la personne du roi et ne le point quitter. Us servaient alternativement , deux à deux ; il y en avait six dans les grandes cérémonies. Us portaient sur leur justaucorps un corselet ou hoqueton , dont le fond était blanc brodé d'or, avec la devise
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du roi au milieu. Ils étaient armés d'épéef et de pertuisanes, dont le bois était tout semé de clous d'argent doré , et orne de franges par le haut; ils tenaient ces pertuisanes de la main dioiie et appuyées a terre. Les gardes de la manche étaient toujours debout aux côtés du roi, excepté à la messe , pendant l'éWWtOB.
Aux funérailles des rois , deux gardes de la manche se tenaient debout auprès du lit de parade, avec leurs armes ordinaires sans marques de deuil. C'étaient eux qui plaçaient le corps du roi dans le cercueil.
GARDES DE LA PORTE. - Il y avait cinquante gardes de la porte qui veillaient pendant le jour aux portes intérieures du palais du roi. A six heures du matin , ils relevaient les gardes du corps et n'étaient remplacés par eux que le soir. Ils étaient armés d'une épée, d'une carabine , et avaient une bandoulière chargée de deux clefs en broderie. Us portaient, comme les gardes du corps, un justaucorps bleu , mais avec un (jalon et des ornements différents. Un capitaine, qu'on appelait capitaine des portes . commandait cette compagnie ; il avait sous loi quatre lieutenants qui servaient par quartier. Si l'on en croit les inductions assez vraisemblables de quelques historiens, les gardes de la porte sont la plus ancienne garde des rois de France. Ils portaient primitivement le nom d'ostiarii (voy. Guyot , Traité des offices , livre I, chap. lx). Un arrêt du 9 novembre 1668 avait autorisé les gardes de la porte à prendre le titre <f écuyers ; ils étaient exempts de la taille et du droit de francsflefs. Leurs officiers étaient dispensés de subsides, impositions et logements de gens de guerre. Ils avaient droit de commit ti mus (voy. ce mot).
GARDES DE LA PRÉVÔTÉ DE L'HO- TEL. — Gardes placés sous les ordres du prévôt de l'hôtel du roi ou grand prévôt de France; ils servaient à maintenir la police et à faire exécuter les règlements dans tous les lieux où se trouvait le roi. Us arrêtaient ordinairement les prisonniers d'Etat et ceux qui commettaient quelque crime ou délit dans le palais.
Quand le roi sortait en carrosse , les
«ardes de la prévôté précédaient les uisses , qui marchaient immédiatement avant le carrosse du roi. Us portaient un hoqueton incarnat , bleu et blanc , avec broderie, et la devise de Henri IV, qui était une massue semblable à celle d'Hercule avec ces mots : Erit hoc quoque cognita monstris ( cette massue autsi sera connue des monstres). L'or-
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donnance du 15 mars 17*8 < qui réorganisa les gardes de la prévôté de t hôtel t leur assigna pour uniforme un habit ne drap bleu , avec parements et doublure d'écarlaie, bordé d'un galon d'or de la largeur de vingt lignes, garni de brandebourgs, d'un galon semblable sur le devant et aux poches, et galonné de même sur les coutures. La veste était de drap éciirlate, doublée de blanc et bordée d'un galon d'or pareil à celui de l'habit. La culotte et les bas étaient rouges ; le chapeau bordé d'un galon d'or de vingt lignes de large.
GARDES DES MÉTIERS. — Syndics chargés de veiller à l'exécution des règlements des diverses corporations industrielles. Les gardes des métiers étaient nommés tantôt par les membres de la corporation , tantôt par les prévôts ou baillis. Voy. Corporation.
GARDES DU COMMERCE. — Le code de commerce , an. 625 , ordonne qu il sera établi , pour la ville de Paris seulement, des gardes du commerce charges de l'exécution des jugements emportant la contrainte par »orps Un décret du U mars 18O8 a déterminé les attributions de ces agents. Ils sont dix, nomme* par l'empereur, et ont pour mission d'arrêter les débiteurs condamnés à l'emprisonnement. Ils ont pour signe distincte une baguette qu'ils doivent exhiber dans l'exercice de leurs fonctions.
GARDES DU CORPS. — Les gardes du corps se composaient de quatre compagnies d'officiers chargés de veiller nuit et jour sur la personne du roi. On les appelait autrefois archers de la garde La première compagnie était la compagnie écossaise , dont on attribue généralement l'institution à Charles VU (1424); primitivement cette compagnie était composée exclusivement d'Ecossais . mais dans la suite les Français y servirent presque seuls; on ne conserva le nom de compagnie écossaise que comme tradition historique. Quelques privilèges qui lui furent attribués jusqu'à la révolution rappelaient aussi son origine et ses anciennes prérogatives. \& seconde compagnie des gardes du corps fut établie pa? Louis XI, en 1473. Guyot ( Trait* des offices, livre l«, chap. lviii ) a extrait des registres de la chambre des comptes es provisions du capitaine de cette compagnie, et réfuté le P. Daniel qui en avait place l'établissement en 1475. La troisième compagnie datait de 1475. Louis XI qu. l'institua , à cette époque, lui donna p\mr chef Louis de Graville , son cham-