GARDES-CHIOURME
de la surveillance des fc,,v^
GARDES COTES. — Compagnies qui servaient à la défense des contrées maritimes , et qui étaient composées principalement des habitants de ces pays. Elles étaient placées sous les ordres taines gardes-côtes , qui étaient de l'arrière-ban. — Les régime J des-côtes furent licenciés en i79t ,-amis on établit, en 1799, trois bataillons de grenadiers gardes-côtes et cent trente compagnies de canonnière gardes-côtes.
Cette organisation fut confirmée le M mai 1803. Les canonnière ga/rdes-côtes ont été supprimés par la restauration , ils n'ont été rétablis en 1831 que pour l'Algérie. — On appelait aussi gardes-côtes, des 'vaisseaux armés en guerre, chargés de veiller sur les côtes et d'escorter les navires marchand^
GARDES FRANÇAISES. — Régiment d'infanterie oui formait le premier corps d'infanterie de la maison du mi. On place en 1563 l'institution des gardes ènançaisos. Voici comment Brantôme en parle dans son discours sur les colonels: «Le Havre pris et les Anglais chassés de France, le roi Charles IXatlMHkwsa mère , qui pouvait tout alors 1 la minorité de son fils, insut gens de pied "
être de la garde de nos rois dans I os cours
et les dehors des châteaux ou ils habitent, composé de dix enseignes delà garde du roi. Les huguenots en murmurèrent, et, la paix s'étant faite avec eux en 1 573 , Charles IX cassa le régiment et se donna une nouvelle garde d'infanterie, mais de deux compagnies seulement. Henri III étant monté sur le trône rétablit ce régiment et te remit sur un très-bon pied. Il en fit mestre de camp (colonel) le sieur de Guast qu'il aimait fort , et mit à la tête I des compagnies de très-vaillants officiers. » La charge de capitaine aux gardes ou capitaine d'une compagnie des gardes françaises devint alors très-cons îd érable.
Louis XIII augmenta le régiment des gardes françaises de deux compagnies.
En 1635 , il avait trente compagnies de trois cents hommes chacune. Louis XIV y ajouta deux compagnies de grenadiers.
En 166/, les mestres de camp des gardes françaises remplacèrent ce titre par celui de colonels. Les capitaines aux gardes françaises obtinrent, en 1691, le rang de colonels, et il fut décidé qu'en montant la garde chez le roi ils auraient toujours A droite sur les capitaines des gardes suisses. Ils portaient le bausse-col doré ; celui des Officiers suisses était argenté. Le colonel avait le droit de porter chez le roi le bâton de commandement semblable à celui des capitaines des gardes. Le major était major général de 1 infanterie française. Tous les officiers jouissaient du privilège de commensaux du roi. Le régiment des gardes françaises , commeétant de la maison du roi , choisissait son poste à l'armée; il se plaçait ordinairement au centre de l'infanterie à la première ligne. Ses quartiers étaient à Paris , et les diverses compagnies étaient logées dans les faubourgs. En cas de prise d'une place , le régiment des gardes françaises y entrait le premier. Le grade de sergent dans le régiment des gardes françaises ne se donnait qu'après l'examen préalable d'une chambre composée de douze sergents , reconnus pour gens de mérite , de valeur et de probité , qui prononçaient sur les caporaux et anspessades (voy. *ce mot) que l'on proposait pour le grade de sergent.
Après avoir dépassé neuf mille hommes au xvn* siècle, le régiment des gardes françaises fut réduit à environ quatre mille hommes au xvin». D'après une ordonnance rendue le 19 janvier 1764, il devait former six bataillons composés chacun d'une demi-compagnie de grenadiers, qui comprenait environ cinquante-
r:re hommes , et de cinq compagnies fusiliers , forte chacune d'environ
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cent vingt hommes. L'uniforme de os régiment était bleu pour l'habit, la culotte et la doublure ; la veste était rouge ; les boutonnières en brandebourg de fil blanc. Les officiers portaient l'habit bleu brodé d argent , la veste et les parements rouges , la culotte blanche. Les drapeaux du régiment des gardes françaises étaient bleus semés de fleurs de lis d'or, avec une croix blanche au milieu chargée de quatre couronnes d'or. Le drapeau de la compagnie colonelle était blanc , orné de quatre couronnes d'or, une a chaque bout des deux travers de la croix. 11 y avait de jeunes gentilshommes attachés au régiment des gardes françaises, pour y apprendre le métier de la guerre ; on les désignait sous le nom de cadets.
Toutes les histoires de la révolution racontent quelle fut la conduite du régiment des gardes françaises en 1 789 , et comment il contribua à la prise de la Bastille (14 juillet). 11 fut licencié le 31 août de la même année; mais il reste incorporé dans la garde nationale parisienne, sous le nom de garde nationale soldée jusqu'en 1792. Il fut alors dispersé dans les régiments envoyés à la frontière pour la défense du territoire français. Voy.
Vhistoire de la milice française par le P. Daniel, etGuyot, Traité des droits, etc., annexes à chaque office ; on y trouvera tout au long les règlements que nous ne pouvons qurindiquer.
GARDES-MARINES. — Les gardes-marines furent établis par Colbert, en 1670, à Brest, Rochefort et Toulon pour former la pépinière des officiers de marine. Us recevaient des leçons de mathématiques, d'hydrographie , de génie militaire , etc. Le maître charpentier du port et les officiers les plus habiles leur expliquaient les règles des constructions navales , et ils suivaient les exercices du tir du canon, l es gardes - marines servaient comme simples soldats à bord des vaisseaux de l'État et y faisaient un sérieux apprentissage du service de la marine. Us avaient un commandant, un lieutenant et un enseigne et étaient divisés en brigades, Une ordonnance du il janvier 1763 déclara que chaque compagnie des gardesmarines de Toulon et de Brest serait composée de cent vingt hommes. Celle de Rochefort était réduite à quatre-vingts gardes. Ils portaient un habit de drap bleu doublé de serge écarlate , parements , veste , culotte et bas rouges , boutons de cuivre doré, aiguillette sur l'épaule, chapeau bordé d'or.
GARDES-NOTES.*— Jusqu'en 1789, tes