‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 267 sur 300 · GRÉ · texte numérisé non relu

GRÉ

riels chargés de veiller à leur conservation et d'en délivrer des expéditions.

Les greffiers sont aussi tenus d'écrire les actes et procès -verbaux des tribunaux. Dans l'origine, les juges n'avaient que leurs clercs pour greffiers. En 1322, Charles IV ordonna que les greffes fussent affermés. Au xiv* siècle, le greffier du parlement prenait seul ce titre , et 1* parlement défendait expressément àtoni autre scribe, même royal, de s'intituler greffier ( grapharius , ut vocant ). La charge de greffier avait donc alors une haute importance; le greffier du parlement était élu par ce corps tout entier. En 1521, François l»r érigea les greffes en offices , et depuis cette époque on multiplia ces offices comme ressources fiscales: il y avait des greffiers spéciaux pour les appels, les baptêmes, les mariages, les apprentissages, les criées, etc. La Constituante supprima ces offices, et ordonna qu'à l'avenir les greffiers seraient nommés à vie par les assemblées électorales. La constitution de l'an vm donna au premier consul le droit de nommer les greffiers. En 1816 , la restauration autorisa les greffiers à présenter leurs successeurs : c'était rétablir indirectement la vénalité de ces charges.

GREFFIER DE L'UNIVERSITÉ. — Le greffier de l'université était un des principaux dignitaires de l'ancienne université de Paris. Voy. Université.

GRÉGORIEN (Calendrier). - En 1582.

le pape Grégoire Xlll retrancha dix jours de l'année, et on passa immédiatemenr dit 5 octobre au 1 5 du même mois. Cette réforme du calendrier était nécessaire

§our remédier aux erreurs du calendrier e Jules César. Elle fut adoptée d'abord par les nations catholiques, et ensuite par toutes les nations de l'Europe , à l'exception des Russes , qui suivent encore ie calendrier julien. On appelle époque grégorienne celle qui date de la réforme du calendrier par le pape Grégoire XIIL Voy. Année.

GRÉGORIEN (Chant). — Plain-cham introduit, dit-on, par le pape Grégoire le Grand. Voy. Musique.

G RÈGLES. — Haut -de- chausses que les hommes portaientau xvi« siècle. Régnier en parle dans ses satires :

A osai lorsque l'on Toit un homm© par la rue, Dont le rabat est m le et la chanaae rompue ;

Ses greg-ues aux ganoux, au couda «on pourpoint. Oui toit de panrre mine et qui soit mal ea point. Sans demander aon nom oa la peut reconnaître.

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