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GRENADES, GRENADIERS, GRENA- DIERES. — Les grenades , dont on se servait à la guerre, étaient de petites boules creuses en fer, en fer-blanc, et même en bois ou en carton, que l'on remplissait de poudre et qu'on lançait dans les rangs des ennemis où elles éclataient.
Le nom de grenades venait de ce qu'elles étaient remplies de poudre comme la grenade est pleine de pépins. De Thou rapporte que l'on commença à se sertir de grenades en 1S88, et que l'inventeur fut un habitant de Venloo. D'antres placent cette invention en 1536.
On appela grenadiers une troupe d'élite
3 m , outre les armes ordinaires , portait es grenades et les lançait au milieu des ennemis. Ce fut en 1667 que ce nom fut employé pour la première fois. Les <;renadiers portaient des espèces de gibernes remplies de grenades et appelées grenadières. Il y avait d'abord quatre grenadiers par compagnie. En 1670, on rassembla tous ces grenadiers en une compagnie. En 1672, Louis XIV ordonna que les trente premiers régiments eussent chacun à leur tête une compagnie de grenadiers. Dans la suite, t«us les bataillons eurent une compagnie de grenadiers. En 1741, on organisa des bataillons de grenadiers. Eu 1748, on fit un corps spécial des grenadiers royaux ou grenadiers de France , renommé par sa brillante valeur.
Depuis la révolution , il y a toujours eu des grenadiers , quoique l'arme à laquelle ils devaient leur nom ne fût plus en usage. Us forment des compagnies d'élite. Souvent ils furent réunis en régiment, principalement dans la garde impériale. Il y avait aussi des grenadiers à cheval y établis en 1676 par Louis XIV. et faisant partie de la maison militaire du roi ; ils ont été supprimés en 1830.
GRENIERS A SEL. — Les grenier» à sel étaient des tribunaux, établis en 4342 ( 20 mars), pour juger en première instance les contraventions aux ordonnances concernant les gabelles (voy. Gabelle)* U» m> composaient d'un président, d'un lieutenant, d'un grènetier, d'un contrôleur, d'un avocat et d'un procureur du roi, de greffiers, d'huissiers et de sergents. Toutes ces charges étaient doubles dans le grenier à sel de Paris , et les titulaires alternaient d'année en année, à l'exception des avocats du roi et du premier huissier, qui étaient toujours de service, et des greffiers qui ne servaient qu'une année sur trois. Oatre ces officiers , le grenier à
sel de Paris avait un garde contrôleur des mesures , un vérificateur des rôles, un capitaine, un lieutenant et treize ardes. Les greniers à sel jugeaient en ernier ressort pour un quart de mi not et au-dessous. Les appels de leurs sentences étaient portes aux cours des aides. Il y avait dix-sept directions pour les greniers à sel, dont les sièges étaient à Paris, Soissons , Abbcville , Saint- Quentin, Chàlons, Troyes, Orléans, Tours , Angers, Laval , le Mans , Bourges, Moulins, Kouen , Caen, Alençon et Dijon. Les greniers à sel ont été supprimés en 1790 , en môme temps que la gabelle. Voy. Gabelle.
GRENIERS D'ABONDANCE. — Il existait depuis le xvi« siècle des greniers publics où Ton conservait les grains. Le Traité de la police par Delamarre (t. II, p. 705, édit. de 1713 ) mentionne une ordonnance du 27 novembre 1577 , qui enjoint aux officiers et magistrats des villes d'établir des réserves de grains dans des greniers publics, en telle quantité qu'elle puisse servir dans les besoins publics et fournir des grains aux habitants des villes pendant respace de trois mois au moins. Cependant les greniers d'abondance ne datent que de la révolution. Us ont été créés en vertu d'un décret de la Convention (9 août 1793); qui ordonna l'établissement d'un grenter d'abondance par district. L'approvisionnement devait être fourni en partie par le trésor, en partie par les citoyens qui étaient autorisés à payer leurs contributions en nature. Lorsqu'un habitant du district avait besoin de grains pour sa subsistance, il pouvait réclamer celle avance de la municipalité en prouvant ses besoins et sa solvabilité. Cette institution ne reçut jamais une organisation complète , et peu à peu on l'a laissée tomber complètement en désuétude.
Les établissements auxquels on a conservé le nom do greniers d'abondance, ne sont que des magasins où les boulangers tiennent en réserve une certaine quantité de farines.
GRÈVES. — Bottes de fer qui faisaient partie de l'armure des chevaliers. Voy.
Armes, fig. M.
GRIFFON. — En termes de blason, animal demi-aigle et demi-lion.
GRILLE. — Autrefois les notaires avaient à leurs études des grilles en saillie, qui servaient d'enseignes. Ces grilles ne pouvaient avoir plus de huit pouces de saillie.
GRIMBELINS. — Banquiers qui, au