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puis cette époque, quoique souvent entravé, il n*a cessé de faire des progrès. Uue agrégation spéciale d'histoire avait été établie en 1830 (18 novembre); elle a été supprimée par le dècrei du io avril 1852 et i établie par un décret du i l juillet i860.L'enseign> mentdel'histoiredans les classes de grammaire a été remis professeurs ordinaires; mai» on a servé un professeur spécial d'histoire les classes d'humanités (troisième, seconde et rhétorique).
HISTOIRE 1>E FRANCE. — Il n'est pas de mon sujet de traiter de l'histoire de France et des différents points de vue seus lesquels on l'a considérée ; mais je ne puis omettre quelques institutions qui contribuent à eu propager l'eiud- . La Collection des documents inèdiUde l'Histoire de France, qui doit son origine à M. Guizot, est publiée par le gouvernement, sous la direction d'un comité historique institué près du ministère de l'instruction publique. l.7n«lt'iuf (Académie des inscriptions et belles-lettres) continue la Collection des historiens de France, commencée au xviir» siècle par D. Bouciuet ; la Collection des ordonnances des rois de France, qui remonte à 1723; la France littéraire, qui avait été entreprise au dernier siècle par les bénédictins, etc. Enfin, la Société d'histoire de France, fondée en 1834 et reconnue en 1851 établissement d'utilité puMique, a édité un grand nombre de mémoires et pièces, parmi lesquels on remarque les Procès de condamnation et de réh>ibilition de Jeanne d'Arc, publiés par M. L. Quicherat; V histoire de saint Louis, par Tillemont-, le Journal du règne de Louis XV, par l'avocat Barbier, etc.
HISTORIOGRAPHE. — On appelle historiographe un écrivain payé pour écrire 1 histoire des princes ou des États. Il y a eu autrefois en France des historiographes brevetés, qu'on appelait tantôt historiographes de France , tantôt historiographes du roi: ces deux titres, qu'on a voulu distinguer, semblent se confondre.
On trouve , presque à toutes les époques , des personnages qui avaient la mission spéciale d'écrire l'histoire de France.
Ainsi les moines de Saint-Denis , auteurs «es Grandes Chroniques , étaient de vériwnles historiographes: mais la charge o historiographe avec pension sur le trésor ne remonte qu'au règne de Charles IX. Saime-Palaye, qui, dans son Dictionnotre manuscrit des antiquités français?* 2* Hutoriographe), a consacré plusieurs pages à cet article, cite un curieux arrêt « parlement ae Paris. Il assigne à un
avocat chargé d'écrire l'histoire de France
un legs de cinq cents livres fait par Ramos ou Pierre de La Ramée, pour encourager l'enseignement des mathématiques.
Cet arrêt, qui se rattache à l'histoire d'un philosophe célèbre et éclaircit un point de la question qui nous occupe, mérite d'être cité tout entier. En voici la te-
« sur la requête présentée à la cour par les prévôt des marchands et échevins de la ville de Paris . par laquelle ils auraient remontré que M* Pierre de La Ramée, par son testament ( en date de 1 568), aurait légué cinq cents livres tournois de rente qu il avait sur ladite ville au lecteur de mathématiques qui serait élu par lesdits suppliants, le prem ier président de ladite cour et le premier avocat, et que c'était chose superflue , attendu la multitude de lecteurs de mathématiques stipendiés par le roi et par les collèges , et qu'il serait plus expédient d'employer ladite rente aux ga-jes d'une personne capable qui serait élue par les dessus dits et le procureur général du roi, pour continuer l'histoire de France depuis Paul Emile , depuis le commencement de Charles VIII jusques au roi à présent régnant. A cette cause requéraient que ladite rente fût donnée à celui qui serait élu et choisi pour ce fait. Vu ladite requête, les conclusions dudit procureur général du roi, et ouïs lesdits premier président et avocat du roi, et lesdits suppliants, et tout considéré, ladite cour a ordonné et ordonne que, par manière de provision, et jusques à ce que lesdits suppliants , le premier président et le premier avocat du roi aient avisé de choisir un lecteur suffisant et capable pour lire les mathématiques publiquement, suivant le testament dudit de La Ramée , s'il est trouvé expédient pour le bien public, ladite rente de cina cents livres tournois et les arrérages a'icelle échus jusques à huy (jusqu'à ce jour), seront baillés et délivrés à maître Jacques Gohorry, avocat en ladite cour, pour continuer en langue latine l'histoire de France de Paul Emile depuis le commencement de Charles VIII jusqu'au roi à présent régnant, et à cette fin prendre pancartes authentiques , bons mémoires, et instructions , recueils et autres papiers nécessaires pour composer au vrai ladite histoire, et en pavant par le receveur de ladite ville audit Gohorry ladite rente de cinq cents livres et arrérages d'icelle , en sera et demeurera déchargé , et l'en décharge ladite cour envers et contre tous.» Jacques Gohorry. déjà connu par de nombreux travaux , composa en effet une histoire de Charles VIII et de Louis XII , que
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Ion conserve en manuscrit à )« Bibliothèque impériale.
Il y eut quelquefois plusieurs halorioyraphes en même temps ; ainsi, au xvin« sièi le, SchœpOin et Grand-Didier portaient, en AUacc, le titre d'higtorioyraphesdê France quoique Ducloa et Marmontel eussent le brevet de cette charue. Sainle-Palaye a dressé une liste des historioyraftkts par ordre alphabétique et a cite toutes les preuves à l'appui. Je ne puis rappeler tous les témoignages qui sont consignés dans son Dictionnaire Je me borne à transcrire cette liste qui s'arrête a la fin du xvti» siècle. Plusieurs des e« ri vains cités par Sainle-Palaye, tels que fcustache des Champs , Georges Chastelain, etc., ne peuvent pas être considérés comme de véritables historiographes:
je les ai conservés cependant pour ne t>as altérer le texte de Sainte-PaUye :