‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 284 sur 300 · HIS · texte numérisé non relu

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recherchait aa moyen âge. On regardait alors comme une merveille d'avoir réuni la force du Tin , la douceur du miel et le parfum des un. mute* d'Asie. On se servait pour fore Inippocras de vins Mânes ou rouues indifféremment, un employait aurai des vins étrangers : vins muscats , grenache, malvoisie, etc. \hippocras se buvait a teun , comme le prouvent les Mémoires de Mnntluc; parlant de vin grec qu'il but le matin, il ajoute : comme on boit thipporras. On le servait aus>i au commencement ou à la fin du repas. Dans le premier cas , il était accompagné de pâtisseries sèches; ei,duns le second, d'un pain parti nier Jusqu'à la fin du xvtr siècle , on servait de Yhifyocras dans les festins. Il en est question dans la comédie dos Friand* marquis ou des

Ce vin aromatisé était un des présents que les villes offraient aux rois , lorsqu'ils y faisaient leur entrée solennelle. Jusqu'au commencement du xvur* siècle, il était d'usage que les >. poi h icaires envoyassent de Yhippocrnf p>»ur étrennes à leurs pratiques. Au |«>ur de l'an , les échovins et le prévôt des marchands de Paris en offraient au roi. De son côté, le roi faisait des présents à'hippocras aux principaux seigneurs de la cour et aux officiers de sa maison. Cet u>age durait encore à la tin du xvur» siècle.

HIPPODROME. — Théâtre destiné aux courses de chevaux. Les hippodromes de l'antiquité étaient célèbres. Depuis quelques années on a établi plusieurs hippodromes ou cirques à Pans.

HISTOIRE (Enseignement de P). — Jamais 1'enseiynement de l'histoire n'a été complètement abandonné dans les collèges de l'ancienne université; mais on s'attachait presque exclusivement à l'histoire ancienne (asiatique, grecque et romaine). Rollin contribua à répandre cet enseignement par ses excellents ouvrages; en même temps il exprimait le regret de n'y pouvoir joindre l'étude de l'histoire nationale. Ce regret fut partagé par les hommes qui, vers la fin du xviii» siè» le, s'occupèrent de la réforme de l'enseignement. Fevret de Fonlette, dans la préface de la nouvelle édition de la Bibliothèque de l'histoire de France ( 1767), disait: « L'histoire moderne, par un défaut qu'on peut reprocher à notre éducation, se trouve moins connue que l'histoire ancienne » L'université de Palis fit une concession bien insuffisante en indiquant un Abrégé de Phisloire de France , parmi les livres qu'on devait étudier dans la classe de seconde. Le

président Roland ( Mémoire parlement sur un pian rfV;<i**cabe*\ réclamait une part bien plus large m l'histoire de France. « Je voudrais, sait-il (p. 104 et suiv. , que non-serment en seconde, ainsi que l'uni«ers..-< le propose, mais encore dans toutes r classes, sans aucune exception , on m entre les mains des jeunes gens do but-riens français : c'est la seiile façon d'éviter un abus qui m'a toujours révolk les jeunes gens qui fréquentent les collèges savent le nom des consuls <k Rome, et souvent ils ignorant celait nos rois; ils connaissent les belles actions de Tbémislocle. d'Alcibiade, defccius, d'Annibal, de Scipion,etc ; ils « savent pas celles de Duguesclin, * bayard, du cardinal d'Amboise, deTirenne, de Montmorency, de Sully, etc.

en un mot, des grands hommes qui ont illustré notre nation et dont les exempt et les actions étant plus analogues à n» mœurs et plus rapprochés de nous , te" feraient plus d'impression. » On trwT' dans le même Mémoire ( p 106 ) dW* vues qu'il n'est pas sans intérêt de mditer, même aujourd'hui : « Je voudra»

continue le président Roland, qu'on fl; faire aux écoliers une étude particnlif* de l'histoire de leurs provinces, qu'onlf* instruisit des actions mémorables de Hor* concitoyens, de leurs ancêtres : ces counaissances, ces instructions en quelque sorte domestiques, ne pourraient qse île animer à ressembler à ceux qui leur tier nent de si près par les liens du s&ng. ou par ceux de Aa patrie. On pourrait aussi ordonner que les professeurs, qui 601,1 chargés du discours de rentrée, soie» nenus , chaque année, de frire Wg{ d un des grands hommes qui auraient illustre leurs provinces et singulièrement de ceux qui y auraient pris naissance.» Ces laee* ont été plus d'une fois reproduites ; mai< elles sont loin d'avoir été coroplétetnem réalisées. Rnnn , le président Rouuk ( Mémoire cité, p. 120 et suiv.) deinajdait que l'enseignement de l'histoire m confié à un professeur spécial; et il *■» l'exemple du eollége de Toulouse , uh une chaire spéciale d'histoire avait été fonde* dès 1763 et exerçait une heureuse u> flnencc. La Convention, en établiMWles écoles centrales, en i7»S, institua ■* chaire d'histoire dans chacune de *' écoles : mais Renseignement spécial « l'histoire disparut de l'instruction ** conduire avec les écoles centrales; il»' fut maintenu que dans les facultés.^ 1818, M. Rover -Col lard , alors W* dent de la commission dlnstruction p«*

dans les lycées. De-

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