‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 289 sur 300 · HO M · texte numérisé non relu

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ou de poté, homme de poursuite, etc., comme on peut le voir dans les articles suivants.

On devenait Vhomme du seigneur dont on recevait un tief On était son homme *ige,&'\ on lui prèuii V hommage lige (voy. Hommage), ei alors on contractait envers lui des obligations plus étroites pour le soutenir dans ses.guerre» , lui payer des redevances ou lui rendre d'autres servi ces. La coutume décidait si V hommage devait être lige ou simple. Il en résulta souvent des contestations entre les seigneurs et leurs vassaux ; un des exemples les plus célèbres est la discussion an] s'éleva entre Edouard lit et Philippe de Valois. Le premier soutenait qu'il ne devait que V hommage simple pour la Guyenne ; le roi réclamait {'hommage lige. La question fut examinée par les juges compétents, et on reconnut que le roi avait raison. On a fait dériver ce mot lige du latin Ugatus, parce que le vassal était plus étroitement lié à son seigneur ; mais il est plus probable que c'est une altération de l'allemand leulen ( laudes \ Ce dernier mot indiquait les compagnons du chef, ses fidèles ; leurs obligations étaient .es mêmes que celles des hommes liges des temps féodaux.

HOMME COUCHANT ET LEVANT. — Cette expression est employée , dans les coutume* du moyen âge, comme synonynje de manant ou homme demeurant sur un domaine. l>ans une ancienne enquête, citée par du Cange, un abbé réclame quelqu'un comme son homme couchan t et levant •' tanquam homintm suum co-

BANTEM ET LEVANTE*).

HOMME VIVANT, MOURANT ET CON- FISQUANT.— On appelait homme vivant et mourant pour une église ou une abbaye, celui que les mainmortables ou possédant flef de mainmorte présentaient au seigneur, afin qu'il lui fît hommage et qu'à sa mort le seigneur pùtexercer ses droits. Cet usage, qui nous parait éirange, tient à ce que les communautés de mainmorte ne mourant pas , le seigneur n'aurait jamais

{m exercer les droits auquel donnait lieu 'ouverture de la succession d'un fief, comme le droit de relief, retrait féodal , etc. Par la fiction de Vhomme vivant et mourant pour la communauté , le seigneur n'était plus privé de ^es droits. Ceri obligeais»*

mainmorte à fournir un homme vivemt , mourant et confisquant, c'est-à dire don i la faute ou le crime pouvait entraîner la confiscation du lief. C'étaitencore une in vention destinée à conserver au suzerain ses droite sur le fief qui lui échappait

presque entièrement ei porauons religieuses.

HOMMES D A II MES. — Nom donné au moyen âge aux cavaliers féodaux. Chaque homme d'armes des compagnies d'ordonnance était accompagné d'un varlet, de trois aroliers et d'un coutillier ou soldat armé d'un coutil ou long couteau.

HOMMES DE CORPS, DE POESTE ou DE POTE. — l es hommes et femmes de corps étaient gens de condition servile et attachés à la glèbe s'ils passaient dans un autre domaine, ils pouvaient être poursuivis , comme on le voit dans la Coutume de 1 tiry. art. 145 : Tous hommes

F.T FEMMES DE CORPS SOtlt OU butlllOffe de

poursui;e. en quelque lieu qu'ils aillent demeurer , *ot* lie* franc ou non , et les peuvent Us seigneurs réclamer, et faire réclamer, si bon leur semble; car tels hommes et femmes de corps sont censés et réputes du pied et parhe de la terre et se baillent en aveu et dénombrement far les vassaux avec leurs autres terres. Les hommes de poté ou de poeste ( homines potestatis ) étaient placés , comme le nom môme l'indique, sous le pouvoir d'un autre. C'étaient de véritables serfs. Voy. Seufs.

HOMMES DE FOI. — Vassaux qui devaient foi et hommage à leur seigneur.

HOMMES D£ FROMENT. — Vassaux qui devaient une redevance en ble.

HOMMES DE JUSTICE.— Vassaux soumis à la juridiction d'un seigneur.

HOMMES DE MAINMORTE. - Vey.

Gens de Mainmorte.

HOMMES DE PLÉJURE. - Vhomme de pléjure était le vassal qui servait de caution ou gage-plèqe pour son seigneur.

Les Assises de Jérusalem (chap. en) disent que le vassal doit se livrer comme otage pour obtenir la délivrance de sou seigneur. Ce fut en vertu de ce principe qu'un grand nombre de vassaux du roi de France furent envoyés en Angleterre pour servir d'otages lorsque te roi Jean fut délivré par la paix de BréUguy (i3«e

HOMMES DE POURSUITE. - Serfs attachés à la glèbe que le seigneur pouvait

Sioursuivrc et réclamer en tout lieu. Dans e t. VU des Ord. des rois de Fr., p 390 , il est question à*h»mmes et femmes de corps, mainmortabUs et de roimsciTE.

HOMMES D'ÉTAT. — Hommes libres cmaîtres de leur sort {Iwmo status , dans le latin du moyen âge ). Des le tues de rémission de Tannée Ii8l, citées dans le Glossaire de du Cange, s'expriment ainsi , t Lequel appela l'exposant sanglai*

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