‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 290 sur 300 · HON · texte numérisé non relu

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fat», serf taillai /r . dont ledit exposant , oui es* homme d'état, eJ non ;>a« <fc «r.e condition , etc.

HOMMES LIBRES — Les Ziommu IInres furmaient la classe qui est aussi design c buus le nom d'ahrimans. Voy.

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■OH MES MOTIERS. — Vassaux sujets au droit de moulure.

HOMOLOGATION. — Jugement qui ordonne l'exécution d'un acte ou d'une transaction. L'/iomo/ogafton peut être aussi accordée par l'autorité administrative. La plupart des délibérerons des conseils de famille doivent être homologuées par la justice. Les transactions autorisées par les conseils municipaux doivent être homologuées par le préfet, quand la somme ne dépasse pas trois mille francs, et par l'empereur, si la somme est plus considérable.

HONGRIE (Point de). - Tapisserie faite en ondes avec de la soie ou de la laine diversement nuancées. On faisait deux espèces de points de Hongrie , l'une à l'aiguille sur un canevas, l'autre au métier. La ville de Rouen était surtout renommée pour ses points de Hongrie.

HONG MEURS ou HONGROYEUllS.— Les hongrieurs ou hongroyeurs préparaient les cuirs à la manière de Hongrie; ces ouvriers ne formaient pas une corporation.

HONNÊTE HOMME. — Ces mots avaient, au xvn« siècle, une signification toute différente de celle qu'on leur a attribuée dans la suite. Honnête homme ne signifiait as seulement un homme probe, mais un omme distingué par son éducation , son caractère et son rang. C'est dans ce sens que Bossuet a dit, dans la préface du Discours sur l'histoire universelle : « Il serait honteux, je ne dis pas à un prince, mais en général à tout honnête homme, d'ignorer le genre humain. »

HONNEUR — Uhonneur, qui a eu son héroïsme et ses loties, est un sentiment tout moderne. Il est né surtout de la chevalerie ( voy. ce mot). Le point d'honneur est le raffinement et l'exagération de l'honneur chevaleresque. La loyauté et la courtoisie, la bravoure qui évitait l'apparence de la lâcheté, amant que la lâcheté même , le dévouement à toute épreuve, sont des conséquence! de Vhonnew telqu* le comprenait le moyen âge. Ce sentiment est devenu si puissant, que Montesquieu n'a pas craint de le proclamer un des principes fondamentaux de la monarchie française. La lettre célèbre Tout est perdu fors l'honneur, quoique peu authentique, a

fait pardonner bien des fautes à François Ier. Henri IV savait aussi étoctriser les Français en leur rappelant qu ;.!

trouveraient toujours son panache bt*au chemin de Vhonneur et de la victoire

HONNEUR (Chevalier d*). — Voy. Cai

VALIERS D'HO.NHEUR.

HONNEUR (Dame d\). — Voy. Dame.

HONNEURS. - Ce mot signifiait, kh poque rarlovingienne, des bénéfices a«e fonctions inhérentes. Il y avait des ho* fieurs séculiers et des honneurs eccJésijtiques : « Que les séculiers , dit Charles Chauve dans un capitulaire de S45, possèdent les honneurs séculiers , et k= ecclésiastiques les honneurs ecclésiastiques. » Cependant la confusion ne tarà pas à s'introduire dans cette partie àt l'administration , comme dans toutes le?

branches du gouvernement. Dès 8TT, 1* comtes elles vassaux pouvaient posséder comme les évèques el les abbés, des églises et des monastères. Les annales * Saint-Bertin , à l'année 866 , appellent ta abbayes honores. La charge de faire réparer les ponts est aussi appelée honneur dans un capitulaire de Charles le Chauve de l'année 854 , et on voit en même temp> dans ce capitulaire qu'un bénéfice ot terre était attaché à cet honneur et s'appelait lui-même honneur. M. Goérani (Prolégomènes du Polyptyque d'Jrwunon, p. 529-530) fait reu. arquer que le mot honores est souvent employé pour bénéficia et opposé au mot alodes oo aloda. — On se servait encore du mot honneurs pour indiquer les droits de mutation payés au suzerain, chaoue fois que le fief passait à un nouveau seigneur. ( Du Cange, v° Honor.)

HONNEURS DU LOUVRE. — On appelait ainsi le droit qu'avaient, sous l'ancienne monarchie, certains personnages d'entrer dans le Louvre a cheval ou en carrosse. D'après Favin {Théâtre ^honneur et de chevalerie, I. 1, p. 371 ) les honneurs du Louvre n'étaient accordes primitivement qu'aux princes et princesses du sang. On les étendit, dans la suite, aux princes étrangers alliés de la maison de France, eu connétable, premier officier de la couronne, et aux cardinaux, légats du pape en France. Enfin on accorda ce privilège à tous les ducs.

HONORIFIQUES (Droits).- Voy. Droit*

HONORIFIQUES , FÉODALITÉ et NOBLESSE.

HOPITAL. — L'antiquité n'avait pas d'hôpitaux où les malades fussent soignés aux frais de l'Etal, les Romains exposaient les esclaves vieux et infirmes dans l'Ile d'Esculape. Ce fut seulement au

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iv* siècle de l'ère chrétienne, que les empereurs, devenus chrétiens, ordonnèrent de fonder des hôpitaux pour les malades et des hospices pour les vieillards. La charité chrétienne a multiplie ces établisse- • ments , et depuis la crèche qui reçoit l'enfant au berceau jusqu'à Yhospire qui sert d'asile au vieillard , elle s'est efforcée de soulager toutes les misères. Nous comprendrons dans cet article les principaux établissements fondés par la bienfaisance publique.

S 1<P. Organisation primitive des hôpitaux. — Dans l'origine, le clergé était spécialement chargé du soin des pauvres, des veuves , des orphelins et des étrangers. 1/évêque leur luisait distribuer par les diacres une partie des aumônes dont disposait l'Église. Lorsque le clergé eut de» revenus fixes , un quart fut réservé aux pauvres, et partout on construisit, près des églises et des monastères, des maisons de Dieu, des hôtels-Dieu , qu'on appela aussi hôpitaux et oii l'on recevait les pauvres, les pèlerins et les malades. Les rois et les riches contribuèrent à l'entretien de ces établissements charitables. On attribue à Childebert la fondation de l'hôpital de Lyon. L'Hôtel-Dieu de Paris fut établi vers 800, par saint Landry, près de la cathédrale oli il existe encore maintenant. Uue décision du chapitre de Notre-Dame, rendue en UG8, donna à l'Hôtel-Dieu le lit de chaque chanoine décédé. Un grand nombre de chartes, d'aumônes franches , comme on appelait alors les donations faites au clergé, stipulèrent qu'une partie du revenu donné à l'Église serait employée à l'entretien des hôfilavx. A l'époque des croisades, la lèpre s'étant répandue en Europe , on fonda beaucoup d'hôpitaux appelés léproseries , maladreries ou maladeries. Saint Louis, qui dota richement l'Hôtel-Dieu de Paris, institua aussi l'hospice des aveugles, appelé les Quinze- Vingts (voy. ce mot).

S II Hôpitaux pour les enfants abandonnés : Enfants-Jileus : Enfants- Bouges. — Frères et filles de la Charité. — Bientôt les enfants abandonnés eurent des asiles. L'hôpital des Enfants- Bleus ou du Saint-Esprit avait été fondé en 1326 près de l'hôtel de ville, au moyen des charités d'un grand nombre de personnes pieuses. On y recueillait les pauvres enlants abandonnés et on les habillait de bleu , d'où leur est venu le nom d'enfants bleus. L'hôpital des Enfants- Rouges ou Enfants-Dieu, fut fondé par François 1" en janvier 1536 (1537), pour .«•ervir d'asile aux enfants orphelins de père et de mère qui seraient trouvés à

l'Hôtel-Dieu, pourvu qu'ils ne fussent pas bâtards ni nés et baptisé* dans la ville et les faubourgs de Paris. Les bâtards abandonnés étaient nourris par le doyen et le chapitre de Notre-Dame de Paris, et les enfants nés à Paris devaient être portés à l'hôpital du Saint-Esprit. François !«• ordonnait, par ses lettres patentes, que ces enfants fussent perpétuellement appelés les Enfanti -Dieu et qu'ils fussent vêtus d'étoffes rouges pour marquer que c'était la charité qui les faisait subsister.

Des ordres religieux se consacrèrent à soigner les malades et les infirmes. Tels furent les hospitaliers soumis à la règle de Saint-Augustin , les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem ou de Malte, de Saint-Lazare, du Saint-Esprit, de Montpellier, etc (voy. Chevalerie). Il y avait aussi des hospitaliers mendiants*, comme les frères de la Charité (voy.

Clergé régulier ). Ils étaient laïques et s'obligeaient par un vœu spécial à servir les pauvres malades. Les religieuses se sont toujours consacrées , avec un dévouement admirable, au soin des hôpitaux. On a remarqué, entre autres, les sœurs grise* ou filles de la Charité, qui furent établies, en 1 643, par saint Vincent de Paul et Louise de Marillac, veuve d'un secrétaire des commandements de la reine nommé Le (iras.

S III. L'administration des hôpitaux passe aux laïques. — Dès le xiv« siècle, l'administration des hôpitaux , confiée exclusivement au cierge , provoqua des plaintes. « Dans le relâchement de la discipline, dit Yleury (Institution au droit ecclésiastique , ll« partie, chap. xxx), la plupart des clercs qui avaient l'administration des hôpitaux, l'avaient tournée en litres de bénéfices, dont ils ne rendaient point de compte. Ainsi plusieurs appliquaient à leur profit la plus grande partie du revenu , laissaient périr les bâtiments et dissiper les biens, en sorte que les internions des fondateurs étaient frustrées. C'est pourquoi le concile de Vienne (lin) dé:endit, à la honte du clergé, de donner les hôpitaux en titre de bénéfices à des clercs séculiers, et ordonna que l'administration en fut confiée à des laïques , gens de bien , capables et solvables, qui prêteraient serment comme des tuteurs , feraient inventaire des biens et rendraient compte tous les ans par devant les ordinaires (les évêques). Ce décret a eu son exécution, et a été confirmé par le concile de Trente.» Cette sécularisation des hôpitaux , appelée par les conciles, a été établie en France par les ordonnances des rois et spécialement de François 1" et de Henri II

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qui ont décidé que les administrateurs des hôpitaux ne seraient ni ecclésiastiques, ni nobles, ni officiers < fonctionnaires publics pourvus d'un office) , mais des marchands et autres simples bourgeois , c'est-a-dire de bons pères de famille , de cages économes et instruits des affaires. La nomination appartenait aux fondateurs qui étaient des villes . des seigneurs ou des particuliers. Si la fondation n'était point connue, on présumait que les hôpitaux étaient de fondation royale, et il» étaient placés sous la protection du grand aumônier de France) qui en nommait les administrateurs. Ceux-ci restaient trois ans en charge, et rendaient compte devant ceux qui les avaient nommés, et en présence de l'évèque ou de son délégué, des délégués du roi et de la ville, suivant les usages de chaque localité. Cependant, dans la plupart des hôpitaux, les administrateurs ne furent bientôt que des tuteurs honoraires et ne rendirent point décompte; la gestion ne roula que sur les trésoriers, receveurs, économes, etc. Les rois de France rendirent plusieurs édits pour assurer la bonne administration des hôpitaux troublée par les désordres publics ou la négligence de ceux qui en étaient chargés. En r«06, après l'anarchie des guerres de religion, Henri IV ordonna que le grand aumônier procéderait à la reforme des hôpitaux et surtout à la révision delà comptabilité, et que les sommes dont on pourrait bonifier seraient appliqués à l'entretien des soldats estropiés et des pauvres gentilshommes.

C'est IVrigine des hôpitaux militaires ( voy. Orlats ). Pour r exécution de cette ordonnance, Henri IV établit une chambre de charité chrétienne.

S FV. Etablissement d'une chambre pour k» réformation générale des hôpitaux: — Une nouvelle réforme devint indispensant en 16 f2. Le cardinal du Perron , grand aumônier de France , en fut chargé. Tous les administrateurs devaient •Hre astreint-* à rendre leurs comptes de trois ans en trois an s devant les délégués du grand aumônier; les bonis étaient employés à la réparation des hôpitaux et au soulagement des pauvres. Pour assurer l'exécution de cette ordonnance, on établit à Paris une chambre composée du grand aumônier, de quatre maîtres des requête» et de quatre conseillers an grand conseil Elle a subsisté jusqu'en f«72. Cette chambre de la réformation générale de» hôpitaux, romme on l'appelait, avait droit de juridiction ; les appels étaient portés au grand conseil Unédit de 16* 5 (art. 29), la déclaration du 12 décembre 1698, et une ordonnance du

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mois d'août 1749 réglèreut la composition des bureaux d'administratiouetles formes des acquisitions de biens an profit des hôpitaux. En 1699 , on commença h prélever un impôt sur les théâtres en faveur de ces établissements. Sous Louis X M .ou proposa plusieurs projets pour l'amfASoration du régime des hôpitaux ; mais les événements politiques s'opposèrent à ce qu'ils fussent mis à exécution. Le comité de mendicité de l'Assemblée constituante reprit l'œuvre de Louis XVI et centralisa l'administration des hôpitaux ; mais les emharras financiers, la suppression des congrégations religieuses et les crises révolutionnaires s'opposèrent à tonte réforme utile et compromirent même la situation des hôpitaux. Le Consulat et l'Empire travaillèrent à leur réorganisation.

Le décret du 18 février 1809 autorisa l'établissement de congrégations hospitalières de femmes , et depuis cette époque , la charité publique et privée n'a cessé de multiplier les asiles pour les malades et les pauvres , pour l'enfance et la vieillesse délaissées. »

État actuel des hôpitaux et des hospices. —Les hôpitaux elhospi es sont aujourd'hui placés sous la surveillance de commissions administratives de cinq membres, nommées par les préfets . Les maires sont présidents-nés de ces commissions et ne comptent pas parmi les cinq administrateurs. Les commissions se renouvellent chaque année par cinquième ; elles nomment les employés , à l'exception des aumôniers , receveurs, contrôleurs, économes, médecins, chirurgiens et pharmaciens, qui sont choisis par le préfet; elles surveillent tous les comptes, ventes» acquisitions des économes, receveurs, etc.

Outre le contrôle exercé par les préfets et les commissions administratives, les hôpitaux sont encore soumis a l'inspection de fonctionnaires du ministère de l'intérieur. Les hôpitaux et hospices reçoivent les malades , les aliénés, les femmes enceintes , les enfants trouvés, les orphelins pauvres , les vieillards , tes mcurablea. Il y a des hôpitaux spéciaux pour certains malades et en particulier pour les aliènes. les sourds-muets et les aveugles.

Hospices des aliénés. — Les aliénés étaient traités , il y a peu d'années encore, dans des quartiers spéciaux des hôpitaux, où on les enchaînait comme des animaux malfaisants ou féroces, selon l'expression même des ordonnances. Notre siècle a en l'honneur de renoncer à cette odieuse barbarie, et, depuis la loi du 30 juin r «38 , le traitement des aliénés a été amélioré dans toute la France. Il existe aujourd'hui un grand

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nombre d'établissements spéciaux destinés à les recevoir. Les uns sont publics et placés sous l'autorité du ministère de l'intérieur et des préfets des départements ; ils sont administrés par des commissions gratuites et par un directeur responsable. Le service médical et tous les détails de l'administration ont été réglés par la loi du 30 juin 1838. Les établissements privés où Ton reçoit des aliénés sont régis par la même lui . en ce qui concerne les conditions hygiéniques, les garanties exigées du directeur, eic.

Asiies ouverts nui sourd*-muei*. — Les sourds-muets furent pendant longtemps traités avec la même dureté que les aliénés; ils étaient frappés d'incapacité légale. Des arrêts du parlement de Paris, dont le premier est daté du 16 janvier ni sa, 1rs relevèrent de cet état de dégradation. Enfin, au xvnr* siècle, on commença à s'occuper de l'éducation des sourds- mueis. Un espagnol nommé Pereire, qui s'était établi en France, mérita les encouragements de l'Académie des sciences, en 1749, pour les succès qu'il avait obtenus en instruisant de jeunes sourds-rouets l ouis XV lui accorda une pension ; mais Pereire ne fit pas connaître le procédé qu'il avait employé. I e véritable instituteur des sourds-muets fut l'abbé de rÊpée,qui, an moyen de signes met hodiqves , créa un langage artificiel pour l'éducation des sourds-muets qu'il avait réunis en grand nombre. Le gouvernement voulut seconder les efforts de ce bienfaitenr de l'humanité; mais les projets de Louis XTI ne purent se réaliser, et ce fut d'abord la rharné privée qui soutint l'œnvre de Tabhé de l'Epee et l'étenditaux provinces. L'Assemblée nationale, plus heureuse que Louis XVI , fonda, en 1790 , VlrutHui des Sourds-Muets , et en donna la direction a l'abbé àicard , qui avait remplacé son maître , l'abbé de l'Êpëe , mort en iTfe*. Les écoles de sourds-muets de Paris et de Bordeaux furent dotées par l'Assemblée et se soutinrent au milieu de* crises révolutionnaires. Créée à l'abbé Steard, la méthode de l'abbé de l'Epee fut perfectionnée. Kn même temps, les établissements destinés à l'éducation des sourds-mnela se propagèrent dans les département*. I! en existe aujourd'hui a A IPv, Aoger», a iras, auray, Besançon, Bordeaux, Caen, Chètellerault, Chaumont (Puy-de-Dôme), Clermont- Ferrant, Colmat , C<>ndé~sur-Noircas , la Chartreuse (Vendée), LambHle , 1 an grès , lavai , le Puy , Lille , Limoges, Loudon , I40&. Marseille, Nancy, îtogeutr- IP-noiiou, i/vienns, mris, i ujucts, ivuv

l'Abbé (Manche), Pont- A char d (Vienne),

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Rhodez , Rouen , Saint-Etienne, Soi3son§, Strasbourg, Toulouse, Villedieu (Manche;.

Les établissements de Paris et de Bordeaux son' les seuls qu'entretienne l'État. Les autres sont à la charge des villes et départements.

Institution des jeunet aveugles. — Les aveugles avaient depuis fort longtemps l'hôpital spécial des Quinze- Vingts, fondé par saint Louis ( voy. Qotnze- Vimgts ). Dans la seconde moitié du xvnr» siècle, on commença à s'occuper de leur éducation. Valentin Iîaùy, frère cadet du célèbre minéralogiste, inventa, en 1778 , une méthode qui consistait à substituer le loucher à la vue pour percevoir des caractères saillants. Les succès qu'il obtint déterminèrent Louis XVI , et ensuite l'Assemblée constituante . à faire de V Institution des jeunes aveugles nn établissement national. Séparé en itid des Quinze - Vingts , auxquels il avait été d'abord réuni, cet établissement a pris de

Gands développements. Les sciences, les .très , les arts industriels et la* mnsiqua y sont enseignés aux jeunes aveugles

Établissements de charité : Bureaux de bienfaisance ou de chanté; crèches; salles a 'asile , etc. — Ce n'est pas seulement dans les hôpitaux que s'exerce la charité publique; elle a crée les bureaux de bienfaisance, où l'on distribue des secours aux indigents Ile ont été établis par la loi du 7 frimaire an v. On les désigne aussi sous le nom de bureaux de charité. A ces institutions de bienfaisance publique , il faudrait ajouter un grand nombre d'antres créations , dues à la charité publique et privée. Les crèches sont des institutions tontes ré-

C'est en 1844 et 1843 que M.

beau, adjoint an maire du premier discernent de Paris, a fondé, dans arrondissement, les deux premières crèches pour recevoir les enfants de parents pauvres. Le ministre de l'intérieur recommanda cette utile institution par les circulaires du IS aoât 1 845 et du 27 juillet 1846. Elle s'est promptement répandue dans les grandes villes oh elle soulage les mères de famille qui, forcées de vivre de leur travail, ne peuvent veiller assidûment sur leurs enfants. Les salles dtasHe,

qn'on a aussi appelées écoles maternelles, sont le complément des crèches. Elles reçoivent 1 enfant an sortir de la crèche, et V élèvent jusqu'à Page de six un , oh il peut entrer à l'école primaire. Les salies d'asile, dont quelques-unes sont devenues des institutions publiques confiées à des directrices, initient les enfaaêa ans pre-

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