‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 35 sur 300 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

ÀBATTOIB. - Voy. Bouchers.

ABBATIALE. — Voy. Abbé.

ABBAYE. — Ce mot indique une' réunion d'hommes on de femmes soumis à une règle religieuse et gouvernés par un abbé. On désigne encore les communautés religieuses par les noms de couvent, monastère , collégiale, congrégation, quoique ces mots ne soient pas synonymes. Une abbaye était ordinairement une grande et riche communauté, presque toujours de Tordre de Saint- Benoît et souvent de fondation royale, telle que Saint- Denis, Saint- Germain des Prés, Chelles, Corbie, Marmoutier, etc. Les abbayes se nommaient autrefois domeries ou seigneuries, du latin dominus (seigneur j.

Les prieures éiaient des espèces de fermes dépendant des abbayes; on y envoyait quelques moines sous la direction d'un prieur. Le nom de courent s'appliquait ordinairement aux maisons religieuses d'une importance secondaire. On appelait monastère toute réunion de moines ou de nonnes. Dans la langue du moyen âge, monstier, monO'er, moustier, moutter, munster, ont la même signification . Les collégiales étaient des maisons oh vivaient en commun les chanoines réguliers, c'est-à-dire les chanoines soumis à la vie conventuelle et à la discipline monastique. Enfin on désignait par le nom de congrégation des pai t«es d'un ordre obéissant à une règle spéciale; ainsi il y avait, parmi les Bénédictins, lea congré-

gations de Cluni, de Ctteaux,de Saint- Ilaur. Un aperçu historique fera connaitre les principales fondations monastiques de la France depuis les premiers temps jusqu'à nos Jours

Les premières abbaye* de la France remontent aux iv et v» siècles. Ce sont les monastères de l.érins et de Saint- Victor près de Marseille 11 y eut aussi dès cette époque des établisse" ents monastiques dans la Caute septentrionale. Mais ce ne fut qu'au commencement du vi« siècle qu'un Italien, saint Benoît de Nursia. institua l'ordre qui devait couvrir de ses maisons l'Europe occidentale, les Bénédictins s'établirent en Francisons la conduite d'un des disciples dt saint Benoit, nommé saint Maur : ils fondèrent un grand nombre de colonies agricoles destinées k défricher les terres et à s'occuper de travaux in telle tuels, et spécialement de la transcription des manuscrits. Des écoles étaient presque toujours annexées aux monastères bénédictins: elles ont contribué à sauver la littérature d'une ruine complète, les Bénédictins avaient adopté le vêtement de tous les paysans de cette époque; c/etaii une robe d'étoffe grossière avec un capuchon qui pouvait se rabattre sur la lêie; elle se nommait cuculte ou coule Saint Benoit donna aussi aux moines un scapulnire dont ils se servaient pour couvrir la tunique et porter les fardeaux. Le soapulaire avait son capuchon comme la coule; ces deux vêtements se portaient séparément, le scapuh^ir|fTJ; w

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