‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 40 sur 300 · ACA · texte numérisé non relu

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stances qui célébreraient avec le plus d'édat les mérite* de la Vierge. Le retour des mêmes pensées et dea mèmee forme* fit donner à ces chants le mm de Pe/tnods. Le président de celte académie s'appelait le Prince des Patinods. Sons Charles* FX, en 1570, il s'établK a Paria uns académie pour la. langue français* dont Ronsard tut le principal fondateur, l a Cr<»i&-du-Maine, à l'article de Jean - Antoine de Baif, dit qu'il ftoristail encore a Farta, en 15*4, une académie m fréquentée de toutes sortes d'excellent»

personnages, voue des premiers de ce siècle. »

Les véritabJes académie» ne datent en France que du xvii» siècle Le cardinal de Hicholieu fonda, en 1635, l'Asndémie française, dont la mission était de fixer La langue. Elle s'est composée, dès le principe,, de quarante membres, et a travaillé à la rédaction du Dictionnaire de la langue française , dont la première édition parut en 16W. Cet ouvrage émit dû, en grande partie, à Vaugelas. la dernière • dition, publiée <-it i»3*>, '*st précédé» d'une intirvduction par M Villemain.

I/Jhcadeane dea Inscristlions et Belles- Lettres, établie par Colbert, en 1663, avait dltbord pour mission de composer les inscriptions des monuments élevés par Louis XIV, et de faire frapper des médailles en l'honneur du grand roi; mais,

Sce à la direction de quelques hommes inents, elle est devenue I arbitre du la saine critique et de l'érudition appliquée a l'histoire et k l'archéologie. La e«>iln tion de ses mémoire*, dont le premier volume a été publié en fajt7, est un des plus précieux monuments de lu Miiouce moderne. L'Académie des In^criptiuns cl Belles- l.ettrea continue les travaux historiques des- Bcnédu lia* : le Heoueil de» historiens de Frotte» et La Frarux littéraire. Elle est encore chargée d'achever le Recueil des Ordonnance* de» rois de France, de publier une Collection dm histarienxdes Croisades, les Notices des rtumuscrits^ etc.

Colbert fonda en 1666, Y Académie des Science*. Y Académie royale de Peinture et de» Sculpture, en 1667 ; Y Académie d'Architecture, en 1671, et Y Académie de Musique, en iffrî. L'Académie des sciences publie, comme Y Académie des Inscrijtiions et fte-Um-Leuree , une collection de mémoires dont le premier volume parât en 169»: un bulletin) périodique parait sous la direction de ses sécrétai rea.

La Convention remplaça, en 1 7 94, ces diverses académies par un Imstitit national divisé en quatre classes : Sciences mathématiques et physiques, sciences

morales et politique*, littérature et beausart*. Chaque chnae se subdivisât ee

plusieurs section». Llnaiéiut fat organisé, sou» le Directoire, d'après le décret de la Convention, le gvu coiwulaire

le S pluviôse an xi . supprime la

et p iitiffues, et établit

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quatre risse sa ainsi dirWée» »

physique» et nrnthemauiqoes . I..littérature françaises, histoire et ture ancienne, beaux - arts. Kn , Louis \ Vin rendit aux diverse» osasses le nom d'académie* ; l'ensemble des quatre académies conserva le nom d'Institut.

Knfin, le 2» octobre itti, «ne ordonnance, rendue sur le rapport de M. fioézot, rétablit la chasse dea science* morale** politiques.

l/InMitut de France est aujourd'hui divisé en cinq c lasses qui se recrutent par élection ; les nomj nation» doivent être apprmivées par le chef du pouvoir exécutif, sur le t apport du minisire de l'Instruction publique. Chaque classe de l'Institut a des membres e«»rreHnondanta et dea associés libres. l«e nre«ideet et vice-président se renoovellent périodique ment; le» secrétaire» seul» sent perpétueie et donnent aux travaux des académies un caractère d'unité, outre lea séances publiques de chaque il y a une séance générale destciaiq où la présidence est dévolue alternativement aux présidents de» diverses académies. Dans son organisation actuelle, ce corps illustre préseule la plus haute ex* pression du génie français dans toutes les branches des sciences , des lettres eu des arts ; il manifeste en même temps la féconde unité de la FraDce , dont les lumières se concentrent dans ce foyer pour éclairer toute la nation. Il encourage et dirige les travaux de l'esprit par ses publications et par des prix que la munificence de l'fitat, ou des fondations particulières , lui permettent de distribuer chaque année. Grâce anx legs de M. de Montyon, l'Académie française récom-»

pense des actes de vertu et les ouvrages les plus utiles aux mœurs. M. Gobert a aussi tondédes prix pour les ouvrages les plus éloquents et les plus savauts sur l'histoire de France.

D'autres sociétés se sont formées à Paris et dans les départements , pour favoriser le progrès intellectuel. Telles sont, à Paris, Y Académie royale de Médecine, la Société de Médecine , la Société royale des Antiquaires de France, etc. L'industrie, le commerce et l'a«riculture out aussi leurs sociétés d'encouragement. Le principe de la division du travail s est peu à

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K applique aux académies, et aurd*bui chaque branche spéciale des connaissances hu maints a son cercle scientifique ou littéraire. La Soc été de l H i-, toire de France, fondée en 1 833, e.-t une de c«lles qui ont. le plus activement secondé le travail ime lectuel. Il serait trop long d'énuroérer toutes les académies des départements; les principales sont établie* à Ai», Besançon, Bordeaux, Caen, Clermont, Dijon, Douai, Lyon, Marseille, Meiz, Montpellier, Nancy, Nîmes, Poitiers, Rouen, Strasbourg, Toulouse.

Le mot académie désignait encore aux xvii0 t-L xvi il" siècles un lieu où Ton se réunissait pour jouer, et su i tout une école d'équiiation.Mme de Motteville, pariant de l'entrée des ambassadeurs de Pologne à Pana, en 1645, dit : « Apiès eux venaient nos aca-iémistes, » c'està-dire les jeunes nobles qui s'exerçaient daDR les manèges d'equitaiion. On rapporte la fondation de cette eccle d'équiu non à un écuyer de la grande écurie de Henri IV, nommé Pluvinel. I.e premier, il dressa des chevaux et établit un manège au-dessous de la galerie du Louvre, dans une salle que lui accorda Henri IV. 11 s'adjoignit des maîtres qui enseignaient a ses élèves à voltiger à cheval, à danser, à jouer du luth, et qui même les instruisaient dans les mathématiques et autres sciences. Après Pluvinel, l'Académie du Louvre fut tenue jusqu'à la révolution par des écuyers en réputation.

ACADÉMIE UNIVERSITAIRE. — Voy Instruction PUBLIQUE.

ACADÉMIE DE FRANCE A ROME. — Voy. Écoles, p. 321.

ACADÊMISTES. — Voy. Académie. — Le mot aradémistes a été quelquefois employé au lieu d'académiciens, mais presque toujours en mauvaise part. Ainsi Saint-Évremont a composé nne comédie des Académistes, dirigée contre l'Académie française.

ACAPTE. — Droit qui était payé dans quelques provinces par les héritiers d'un tenancier soumis à rente, cens ou autre charge.

ACASEMENT. — Terme féodal; même sens que inféodation. Voy. ce mot.

ACCENSEMENT. — Même signification que sous-inféodation Voy. ce mot.

ACCLAMATION. — Les rois des Francs étaient, dans l'origine, salués par des acclamations^ lorsque leurs compagnons d'armes Us élevaient sur le parois. Sous la troisième race, on conservait un souvenir de cette élection primitive; le roi,

au moment du sacre, était salué par trois acclamations. Ainsi, dans le procès-verbal du sacre de Philippe l*»(tl mai 1059), on voit que les • chevaliers et le peuple, les grands et les petits, s'écrièrent par trois lois d'une voix unanime : Nous approuvons, nous voulons qu'il en soit ainsi. »

ACCOLADE. — L'a. colade faisait partie des cérémonies p«>or la col lationde l'ordre de chevalerie et était un des signes de la fraternité qui devait unir tous les chevaliers. Celui qui armait le nouveau chevalier l'embrassait et lui donnait sur l'épaule un coup de plat d'épée. On trouve déjà des traces de cet usage dans Grégoire de Tours. Anrès cette cérémonie, le chevalier prenait les éperons dorés, tandis que l'écuyer ne partait que les éperons argentés.

ACC0RDA1LLES. — Voy. Mariage.

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