partie d'Esclavon
De Thou (Histoire, livre XXXV) parie des Albanais <lu duc de Danville qui, en
, ravageaient le Languedoc. On voit, par plusieurs passâmes du même historien, que l'on continua d'employer ces tr- upes mercenaires dans les armées françaises jusqu'à la tin du xvi* siècle on les appelait aussi Sttadiots ou Eeiradioti.
ALRERGF.MENT. — On appelait alber* gement, en Dauphioc, les baux emphytéotiques.
ALBIGEOIS. — Voy
ALCHIMIE. — Voy. Sci
ALCOOL. — Le nom de celle Util riiueuse est arabe et semble indiquer que nousen devons rin»entiun aux Sai rasins. Cependant on attribue ordinairement la découverte de Valcool à Arnaud de Villeneuve, célèbre al michUte qui vivait à la fin du XUI* siècle.
ALGARADE. — Incursion «ur on territoire ennemi Le* Mémoire» de Foucault ( 22 mars 188t) fournissent la preuve que ces incursions étaient encore en usage au xvii» siècle. L'algarade n'était pas précédée d une déclaration de guerre.
ALCOV1STES.— Voy. RiElXB.
ALIÉNATION. - Voy. Domaine.
ALLEMAND (Royal).— C'était un corps de cavalerie étrangère an service de la France. Voy. Organisation milita ike.
ALLEUX. — L'origine des alleux ou terres possédées en toute souveraineté a été indiquée plus haut voy. Auhiman) ; c'étaient les domaines tirés au sort par les barbares -soi les bart>aricm>. On a en même temps sii*nalé la cause de la diminution des terres allodiaes qui ae con- (ondirent peu à peu avec les bénéfices et les nets. Cependant il y eut toujours des terres qui conservèrent le caractère allodial et ne turent soumises qu'aux obligations imposées primitivement aux alleux. Dans le roman de Gérard de Roussillon, cité par Lacurne Sainte-Palaye {Dict. ms. des Antiquités franç , au mot Alleux \ le roi menace Gérard de lui enlever ses llefs et ses alleux ou biens patrimoniaux. Les fondations pieuses, dont parle le même roman . sont presque toujours laites en biens allodiaux. Jusqu'à la révolution , il y eut des terres tenues en franc-alleu, c'est-a dire ne relevant d'aucun seigneur. On distinguait le fraiic-alleu noble , terre qui avait droit de justice ou de redevance , et le franc-alleu roturier, domaine allodial sans justice ni nu-
ALM
très droits féodanx. On distinguait encore Vallodlal corporel et Vallodial incorjnrcC; le premier était une terre tenue en franc-alleu; ie second une rf nie foncière tenue égalemenlen franc alleu.
ALLITERATION— On aprallenWfrration la repétition de la même lettre au commencement de plusieurs mots. L'allitération est souvent employéo dans la basse latinité. Le poète Fortûnat. évèque de Poitiers, en fournit des exemples dans une pièce adressée à ChildeberUl :
Flora» Cm, dorent , flore», flor» ftaem.
ALLITRBMENT CADASTRAL. — C'estle retenu net et imposable assigné par le cadastre aux propriétés foncières.
ALI.UVION (Terrains d'). — Voyt Ri-
VlÊRKSt
ALMXGESTR. —Ce mot désigne Te-prand ouvrage du géographe alexandrin Ptolémée. Dans cette compilation se trouvent un système complet du monde, on catalogue des étoiles fixes , un traité de trigonométrie rectiligne et spherique , une méthode pour calculer les éclipses attribuée a Hipparque, etc. Le mot Almagsste a été bizarrement formé de l'article arade al (le) et du grec |i«ri»T!« (très-grand), èpithète appliquée par l'admiration des Alexandrins à l'œuvre de l'tolémée.
ALM an a CH. — Ce mot vient de l'arabe et signifie V or. tion de compter. Dans le principe, et pendant de longs siècles, i'Bgliso se chargea de la rédaction de l'almanach. Chaque année, à Pâques, on rédigeait une nomenclature des jours fériés, et on la pluçail sur le cierge pascal. On trouve jusqu'au x vu* siècle des exemples de ces Tables p-iscsiles. Cependant, depuis la découverte de l'imprimerie, de» almanaclis populaires s'étaient répandus, et étaient remplis d'anecdotes, de contes , de conseils aux laboureurs. L'ordonnance d'Orléans, rendue en 1561, ;un. 26, et l'ordonnance de Blois, à la date de 1679 , an. 36 , exigèrent que les almanachsv avant d'être imprimés , fussent soumis: à. l'examen des archevêques et ■rvèquos ou de commissaires députés par le roi. et par Les juges ordinaires. Les antencs. étaient passibles de peines corporelles . s'ils, ne se soumettaient pas aux eaigencesde La-loi, etc. \.'Almanach royal * été. publié pour la première fois en 1679. C'était dans l'origine un simple
drîer; Jt une érxwme postérieure, on j
ajouta la liste de tous tes fonctionnaires publics;
ALODES. — Môme signification qvrt-i*lenx. Voy,. avi.miy ,
ALTERNATIF». — On appelait ainsi dans l'ancienne organisation administrative »
*Oh la vénalité avait multiplié tes charges, des- fonctionnaires qui;exerçaientalterna<tivement les mêmes fonctions avec le nxMiit» pouvoir : ainsi U y avait des trésoriers alternatif*, des secréiaire& alternatifs, etc. {
ALTESSK. — Sons la première' et k»
seconde race , le titre d'altesse était réservé aux évèques. Dans les xiu% xiv" et xve siècles, c'était le titre commun de tous les rois» Ce: n'est que depuis François.l* que les- roi* da Franoe l'ont quitté pour prendre celui de majesté, réservé auparavant à l'empereur.. En, 1576 , le nuire*, les échevins et conautsde la Rochelle d 'onèient le titre d'aitesta au prince de Coudé , lorsqu'il entra dans cette ville ( do rhou , livre LXUl). Il fut aussi accordé, en 1583, au duc d'Anjou, nommé par les états de Flandre pour les gouverner («*6t"d., livreLXXlV). Mais ce ne fut qu'au xvti* siècle que le cérémonial de la cour attribua définitive ment le titre d'altesse aux prince» du sang. La date de 1628 est assignée par* quelques auteurs à cette innovation ; mais on pourrait la faire remonter à une époque antérieure. En 1630, Gaston d'Orléans , frère de Louis XIII, ajouta l'épithète de sérenissime au titre d'altesse. En fWi, il changea cette qualification en celle d'altesse royale, et, en 1632, le prince de Condé prit le titre a'allesse sérenissime. Dans la suite, il fut établi en prinoipe qu'on donnerait le titre d'altesse royale aux princes issus directement du sang; roval, et celui d'<i liesse sérenissime aux princes des branches collatérales.
AMBASSADE — AMBASSADEUR. — Voy. Helations extbhibures.
A M BONS — Pupitres placés à l'entrée du chœur et oh les diacres lisaient an peuple l'épître et l'évangile. — Voy. Basilics*.
AMBRE BLAKC. — On en faisait des ornements, des chapelets et bijoux. Un chapelet ou patenoire d'ambre blanc est donné en 1383 à. la femme d'un ménétrier ( Lac.Sainto-Palaye,0icLmanti*cr.
des ant fr,, v* Ambre ). Dans un inventaire de 1329, il est question d'une pomme d'ambre, garnie d'argent, pendant a un Lacs de soie azurée {Comptes de Varaen- Urie des rois de France au xrv* siècle, par Douët d'Arcq).