ANG
cle, que sai nt Ouen, archevêque de h< prête à saint Floi , dans la vie de ce personnage, prouve que ces superstitions fiaient alors en usauc. « Que personne , dit saint Eloi , ne suspende «les amulettes au cou des hommes ou des animaux ; ce n'est pas un remède du Christ, mais' un poison du diable. » Voy. Superstitions.
. AN ET JOUIt. — Le terme de l'an $t jour était solennel dans les anciens usages de la France. D'après les lois de Guillaume le Conquérant , le serf qui avait passe an et jour dans une ville de bourgeoisie était affranchi. Fn Bourgogne, 1 homme libre qui habiuiit an et jour sur les terres d'un seigneur devenait son aubain. Un voit dans les an iens romans de chevalerie que les entreprises des chevaliers qui allaient au l in chercher aventure ne devaient durer qu'un an et un jour . Roman de Lnm elol du Lac, rite par Lacurne Saintc-l'alaye, Dirtiortn. ms. des antiq. fr., y- A* et jum).
ANABAPTISTES. — Voy. HÉRÉSIE.
ANAP. — Vase destiné au service de ta table. Voy. Table.
ANATHÉME. - Voy.
ANATOMIF. — Voy. Sciences.
ANE i Fête de 1'). - Voy. Fêtes.
ANGE, ANGELOT. — Voy. Monnaie.
ANGELUS. — On n'est pas d'accord t.
l'époque où fut instituée lu prière appelée angélus. Quelques auteurs l'attribuent k Jean XXII, d'autres au pape Calixte 11. Un concile tenu a Sens, en 1346, ordonna de répéter les trois are du couvre-feu suivant l'institution du pape Jean XXII ; mais l'usage de répéter trois fois par jour Ics trois ave ne date que du xv« siècle. Mahomet ayant résolu, en HS6, d'attaquer la Hongrie avec toutes ses forces , 1 effroi qu'inspirèrent les préparatifs du sultan et l'apparition de deux comètes furent, dit-on , l'occasion de l'institution de Vangelus. Cette prière ne lut introduite en France que par une ordonnance de Louis XI en date du i«r mai H7i ; le pape accorda une indulgence de trois cents jours à ceux qui la répéteraient trois fois par jour. « Le f« mai M72 , dit Jean de Troyes (dans sa Chronique de Louis XI), tut fait à Paris une moult belle et notable procession en l'église de Paris et fait un prèchement bien solennel par un docteur en théologie, lequel dit et déclara, entre autres choses , que le roi avoit singulière confidence en la benoiste vierge Marie, prioit et exhortoit son bon populaire, manans et habitans de la cité de Paris, que doreanavant à l'heure de midi, que aonneroit a l'église Nostre-
Dame de Paris la grosse cloche , chacun fust fléchir le genou à terre en disant ave Maria , pour donner benne pain au royaume de France. »
de France. Voy. Blason.
ANGEVINS. — Voy. MoîtSAlE.
ANGLAISES (Dames). — Voy. Clergé
RÉGULIER
ANGON.- Espèce de lance.Voy. Armes.
ANGUILLES. — La pèche des anguilles était défendue hu xiv« Biècle, d'après la Somme rurale de Bouteiller, livre H , titre xl.
ANNATES. — On appelait annales le droit de percevoir la première année des revenus d'an beuéfi. e ou de tous 1 1 s bénéfices d'un diocèse; on donnait aussi ce nom à l'impôt qui était ainsi perçu, D'anciens actes, et. entre autres, une donation de I'évèque de Paris en faveur de l'abbaye de Saint- Victor, fondée en un. prouvent que les évêques donnaient quelquefois à une église ou à une abbaye nouvellement établie le revenu d'une année de certains bénéfices , lorsqu'ils viendraient à vaquer. Au commencement du xiv* siècle , le pape Jean XXII s'attribua le droit d'annale ou du revenu de la première année de tous les bénéfices du monde catholique. Pendant le schisme d'Avignon x en 1585 , Charles VI défendit de payer les armâtes au saint-siége ; cette défense
Slusieurs Fois renouvelée fut proclamée éflnitivement par la pragmatique mnetion vie Bourges, en 143». Le concordat de François r»r avec Léon X , en 1 5 16, rétablit les annates , et , quoique cet usage eût été proscrit par plusieurs ordonnances , et , entre autres , par une ordonnance de L'Hôpital, rendue en 1 56 1 , sur la demande des états d'Orléans, quoiqu'il eût été vivement attaqué au concile de Trente, il continua d'exister jusqu'en 1789. L'Assemblée constituante abolît définitivement les annates par les lois du il août et du ai septembre 1789.
ANNEAU. — L'anneau servait, dans les premiers siècles de notre histoire, à sceller les lettres et à leur donner un caractère d'authenticité. « Nous vous promettons , dit Clovis écrivant aux évéques, de déférer à vos lettres dès que nous aurons reconnu 1 impression de votre anneau. » Les premiers rois francs, comme les evèques , faisaient apposer aux actes émanés de leur .autorité leur sceau gravé sur un anneau qu'ils portaient au doigt. On trouve «les sceaux de cette nature sous
commencement de la troisième. Les papes ont conserve l'usage de sceller avec leur anneau les lettres familières, et, connue cet anneau représente saint Pierre sous le costume d un vicheur , on l'appelle Vanneau du j^êchrur. Les rois de France, les Beigneurs et les évoques adoptèrent , à partir du lit" siècle . l'usage de donner à leurs actes un caractère d'authenticité , en y suspendant leurs sceaux empreints sur la cire. Voy. Sceaux.
L'anneau était un signe de reconnaissance.- dans le roman de Gérard de Roussi lion . un messager ou ambassadeur de Gérard , allant de sa pan faire des représentations à son souverain , lui présenta son anneau pour faire reconnaître son caractère. ( L. S. P.)
L'anneau était encore un symbole d'union ; tantôt il indiquait l'union de deux époux , tantôt l'union du pasteur et de son troupeau ou du souverain et de ses sujets. Dans les plus anciens rituels de l'Eglise, on trouve la bénédiction de l'anneau au moment du mariage. L'anneau «e plaçait au quatrième doigt, parce qu'on croyait qu'une veine de ce doigt correspondait avec le coeur. D'après un rituel de l'église de Reims , le prêtre plaçait l'anneau a différents doigts en prononçant une formule rimée que le fiancé répétait ( Origines du droit fronçai*, par M. Michelet):
joint;
A Pmtiex ; « que nos deux cœurs en un soient joints ;
Au doigt i ' lovale foy:
Au quatrième doigt :«pour tant Jeté mets en ce rioy. »
Dans la cérémonie de Hrrrestiture féodale , l'anneau jouait un grand rdle.UTé-
Soire VU s'opposa à ce q ne les laïques un nussent aux ecclésiastiques ce signe du pouvoir spirituel. Ce tut on Ûm prétextes de la guerre des Investitures.
Lorsque Pureteveque de Ttouen allait , pieds nus , "prend re possession de m cathédrale, il passait devant l'Hbbaye de Saint-Amand; l'abl-esse, qui l'attendait sur la porte , lui mettait au doigt an anneau , en disant aux moines de Saïnt- Ouenqui l'amenaient : « Jetons le donne vivant, vous TBo le Tendret 'mort. » Le duc de Normandie , à la cérémonie de son couronnement, épousait «u éuehé , -en recevant an pied de l'autel un anneau bénit, qui était precieu«enioni'oanservé«par les Normands, comme <ouo prBUW'îde l'indépendance de leurnrovim e. Lorsque Louis XI eut réuni d^nuitivemeniU Nor-