AU
neau durai, en présence de l'Echiquier, oii siégeaient les prélats elles hauts barons.
L'anneau indiquait aussi quelquefois Vemprùe ou rengagement pris par un chevalier d'accomplir un vœu. Cet usage .remontait aux Germains, et nous en trouvons la première iiwce dans Tacite qui parle des anneaux de fer que portaient certains .guerriers pour leur rappeler le serment qu'ils avaient prêté. L'emprise dumoyen âge était souvent un signe d'une
qu'au commencement de la guerre de cent ans ( vers 1 136 plusieurs clievaliers anglais s'étaient couvert un œil d'un morceau de drap rouge et avaient lait vo*u de ne le déposer gu'aprês^'ètre signalés par
ANNEAU DE SALUT. - Yoj. Asile (Droit d';.
ANNÉE. — L'époque du commencement de l'année a varié plusieurs Tais depuis la chute de l'empire romain. Le ralendi ier julien ou de Jules César la taisait dater du l«r janvier, il semble qu'après rétablissement des Francs dans les Gaules, Tannée commença au mois de mars, puisque le troisième concile d'Orléans, tenu en 53a, comptait ie mois de mai pour le troisième mois de l'année. On trouve aussi dans la quarante-deuxième formule du second livre de Mareulfe, la preuve que les Francs faisaient dater leur année, tantôt du t*r mars, tantôt du AS de ce mois. Cbarlemagne introduisit dans le calendrier un changement important ; il emprunta à l'Italie l'usage de commencer l'année à Noël. Cette costume
fut suivie aux vin* et tr* siècles ; cepen- mars, qui répondait au 23 février. Ëi
de Fasques ainsi qu'on fait à Pans, et ei 1498 à commenctT à l'annouciaiiou Nostre- haine, ainsi qu'on fuit en Aquitaine » Chaque an- ce, un attachait au u«rp' pascal le calendrier, avec l'indication des fêtes et principales époques. 11 y avait dissidence entre le st\W- des acte* eeck*siastiqurs, politiques et civils, daté* de Pâques ou de l'Annonciation , et les ira ci won» restées eu vigueur qui pleeaiet t au i«* janvier le commencement de l'année, vins! que les feu» de famille destinées à le célébrer. Enfin , l'oral de I tous 5i Lion, rendue en fS63 les IX ou plutôt par le chancelier de I. 'Hôpital, décida qu'à l'avenir l'année Civile commencerait au t*» janvier. L'Eglise conserva son calendrier spécial (voy!jU-
TfcS ECCI.ÉSIASTIQCRI).
En 1582. ls France adopta la réforme
grégorienne qui retranchait dix jours do l'année, et on (tassa immédiatement du 5 octobre au 1 5 du même mois. C'est oe qu'un appela le nouveau tiy le en opposition avec le vieux style, que lu plupart des nations protestantes ont suivi jusqu'au dernier siècle, et que suivent encore les K us se s. il en résulta une différence de dix jours entre les deux calendriers, différence qui s'accrut d'un jour a peu près par siècle. Les rmn#s bissextiles reviennent tous les quatre ans et se composent de trois cent soixante-six jours pour compenser l'omission d'une fraction de jour négligée dans les années ordinaires. Le nom de bissextile viens de ce que les Uomains, depuis la reforme du calendrier par Jules César, redoublaient le sixième joui avant les kalendss sic
dant on trouve, même à cette époque, 'quelques actes qui font commencer l'année au i*T janvier. On abandonna au Jt" siècle l'usage de dater de la Nativité ; mais, comme dans ces temps de confusion, il n'y avait aucune loi générale, on suivit simultanément deux systèmes chronologiques, dont L'un prenait pour point de départ le »•» janvier, et l'autre le jour de Pâques. Les AnnaUs.des Bénédictins de D. Manillon t. IV, p. 257, «64 ) attestent que, sous le roi Hubert (Wô-tOBi ), ces deux systèmes étaient en usage. Peu a. peu la coutume de commencer l'année à Pâques prévalut^elle régna à Paris et au nord de Ja .France pendant les xtv* et x ve siècles, et dans la première moitié du *«• siècle. Dans le midi, on se servait Hun autre calendrier. Bouchet, Généalogies des roi 6 de France, dit en parlant de Chârlea VIII : « 11 alla de vie feirépas au cfaasteaa d'Amfcoise, le 7 avril 1491 anant à commencer l'annce A la festc
Fi ance, on a longtemps fait rmtercuAasèoii après le 23 février, et alors la fête de saint Malhias, au lieu de tomber le 24 lévrier, était placée K' 25. Aujourd'hui, «n ajoute simplement un jour à lévrier.
1/année républicaine, adoptée en 1793, datait du 22 septembre I7y2, époque du solstice d'automne et de la proclamation de la république ; elle «était divisée en douze mois de trente jours :*ttndemwtrr, ainsi nommé des vendanges; brumaire, des brouillards ; frimaire \ du froid ; nivôse, de la neige ; piuv*6*e, des pluies ; ventôse, des vents; (terminal, du développement de la séve dans les plantes ; floréai, de I épanouissement des fleure; prairial , de la fertilité des -prainies ; messidor, des moissons; thermidor, de la chaleur ; fructidor, des fruits. Chaque mois était divisé en trois décades, dont le premier jour s'appelait ^pmmidi tx le dernier décadi. L'année se terminait par cinq ou six jours complément*»