MENT
APPERCEUS. — On appelait apperceus des miliciens de Franche-Comté dont parle Pellisson dans son Histnire dt Louis XI K, t. II, livre VI, p. 26S-30S.
APPLICATION (Ecole d'<.— Voy. Ecoles
APPOIN TEMENI*. — 11 était d'usage lorsqu'un procès paraissait trop embrouillé ou la question trop délicate, de renvoyer les parties a une décision qui devait être prise ultérieurement sur le vu des pièces. C'était quelquefois un moyeu d'ajourner indéfiniment un procès. Ainsi, dans la lutte de 1'tniversité rentre les jésuites, en 1564, le parlement, après avoir entendu les plaidoiries de Pasquier et de Versoris, apjminla la rause au conseil Le procès ne fut jamais >ugé. Voy. Pasquier, Recherches de la France, livre M, chap. xliv.
APPRENTI, APPRENTISSAGE. — Voy.
Corporations.
APPRENTISSAGE (Brevet d'L — Voy.
Brevet.
APSIDE ou ABSIDE. — Ce mot , tiré du
Sreciftcqui signifie voûte ou arcade, ésigne la partie intérieure des anciennes églises oii le clergé était assis et où s'élevait l'autel ; on lui donnait ce nom parce qu'elle était bâtie en vouie. L'apside présentait une ligure hémisphérique ; au milieu du demi-cercle était placé le trône de l'évèque , de l'abbé ou du curé , ayant les prêtres assis à sa droite et à sa gauche sur un hémicycle attenant à la muraille. L'autel était placé ordinairement en avant de Yapside ou au centre ; les diacres se tenaient debout aux deux cotés de l'autel , tous la figure tournée vers le peupic. ou
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irom oes apsides dans les basilique» romaines et jusque dans le* églises romanes deaxi* et xu» siècles.
AQUEDUCS, — Les Romains construisirenl les» premier* en Ganlo des aqueducs ou canaux un pierre pour conduire les t aux. Le plus célèbre de ces monuments est l'aqueduc connu sous le nom de Poni dtè Gard, que l'un voit près de Nîmes. Il existe encore des débris d'aqueducs romains à Lyon et à Jouy près de Metz. Les aqueducs de Marly, d'Areueil, et de bucq, près de Versailles, sont, comme l'aqueduc du Gard, composés do trumeaux et d'arcades, et construits a travers les plaines et les vallées. D'autres aqueducs, tels que • eux de Roijuencourt, <le belleville , etc., sont souterrains . percés à travers des montagnes et couverts de voûtes ou de dalles de pierre.
ARARES. — Les Arabes ont exercé une grande influence sur la France, et spécialement sur les contrées méridionales. Au \« siècle, le célèbre Gerbert d'Aurillac, • ; ui fut successivement archevêque de Reims et pane saut le nom de Sylvestre 11 , alla étudier dan& les écoles arabes les scien ces mathématiques , qu'il enseigna à la Fraac©. La poésio des troubadours , avec sa galanterie subtile, la sculastique qui profita des travaux des Arabes sur Aristote , l'anebitecture gothique , entin , dont les ornements capricieux ont conservé le nom d' .iruôMoue*, subirent certainement l'influence de la poésie, de la philosophie et de l'architecture arabes. Les premiers médecins de l'école de Montpellieravaient étudié aux écoles arabes d'Kspagne. Les principales notions de physique et de chimie, au moyen âge, furent dues' à ce peuple. F.ntin, il suffit de ruppelcr le papier-linge, les chiffres arabes, la boussole et la poudre à canon , pour indiquer tout ce que la France doit aux Arabes. Voy. Boussole, Papieu, I'oloi.e a canon , Sciences.
ARABESQUES. — Le nom de ces ornements- d'architecture indique assez qu'ils ont été empruntés aux Arabes. Ils 3e composent d'un mélange de fleurs , de fruits, et quel que: ois de figures d'hommes et d'animaux véritables ou imaginaires. Au moyen âge, les arabesques fournirent à l'architecture eoihiijue des ornements tantôt gracieux, tantôt hiiurres. l a Renaissance les adopta en les perfectionnant. Le Primatice et le Rosso , pour ne parler que des artistes italiens appelés en France, en ont laissé des modèles dans les châteaux qu'ils bâtirent pour François l«retlf enri 11.
ARRALKTB, OU ARBAJLESTE. — Yov.
Armes