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mente qui rouvrit et finit par surcharger
les ogives, le* portails, les voûtes et les flèches (voy. Êouse . On distingue trois âges de l'ogive : d'abord l'agir* à lancette, sans ornements intérieurs ; elle se trouve surtout au xii* skVle; pui9 l'ogu e rayonnante, ornée de courbes circulaires ; elle domine aux un* et xiv* siècles; enfin, l'ogive flamboyante*, au xv« siècle ; elle eat chargée d'ornements qui do sont pas sans analogie avec une flamme droite ou renversée. À chacun de cea âge» de l'ogive correspond une révolution dans l'art. Sinpte au début, I architecture ogivale prend de la grandeur et de la richesse au xiii* siècle ; elle est alors dans toute sa beauté ; ses arcades élancées dans les airs, ses piliers formés d'une multitude de coloonettes, ses flèches découpées à jour, unissent la légèreté à la force, la délicatesse des sculptures à la sublimité de l'ensemble. L'édifice est majestueux et chaque détail travaillé avec art. Mais au xv* siècle, le luxe des ornements efface lagrandeur de l'architecture ; l«s artistes se tourmentent pour produire- des effets nouveaux ; de là les pendentifs multipliés, les sculptures prodiguées et l'ail périssant sous le luxe des détails. 5* L'architecture de la Renaissance est un mélange du style gréco-romain et de quelques souvenirs1 du moyen âge ingénieusement combinés ; ce style, apporté en France par les artistes italiens, a produit des monuments remarquables à Fontainebleau, à Chambord, a Gaillon, à Êcouen, à Anet , etc. On ne peut oublier, môme dans une revue aussi rapide , la façade méridionale du Louvre où brille, dans sa grâce, l'art de Jean Goujon. Une restauration ingénieuse permet d'en admirer aujourd'hui toute la délicatesse. 6° Le siècle de Louis XIV eut son architecture régulière et grandiose, mais souvent froide et compassée duos sa majesté; Versailles, et la colonnade du Louvre en sont les chefs-d'œuvre. Le xviu* siècle l'imita en l'amoindrissant; l'hôtel de la Monnaie, l'Ecole militaire, le garde-meuble, sur la place de la Concorde; Saint-Sulpice , le Panthéon, sont les principaux monuments de cette époque. Depuis la Uévolution jusqu'à nos jours, on n'a lait qu'imiter ou combiner ces différents types, sans produire un style nouveau. On imite le style ogival à Sainte-Cloiilde , le style de la Renaissance à l'Hôtel de Ville , le style gréco-romain à la Bourse et à la Madeleine. Le progrès de l'archi lecture, pour notre époque, ne peut être signale que dans la construction des maisons, dans la distribution plus intelligente des diverses parties, et dans les soins apportés
pour rendre le s habitations plus commodes et p4os mines. Opérons que les grands travaux qui s'exe< u ent et l'emploi, comme dans nos embarcadères de chemins de fer.de matériaux re uvuwux, donneront à quelque architecte de génie l'occasion de faire sortir l'art de la servile imitation d'un passé qui n'«v«it ni nos
Ktftts ni nos besoins D< jàon peut citer 5mt>arcad^re 4 u chemin «te Strasbourg, non comme un chef-d'œuvre assurément, mats comme une promesse. Nous meor tionnerons aussi la digue de Cherbourg, comme le plus pnissanietfort que l'homme ait jamais fait contre la n uure — Pour les détails, voy. les ditlérents m ts indiquant une époque ou un caractère d'ar. hitecture, tels que château port et Kglisb. II faut surtout consulter le- ouvrages spéciaux, et entre autres le Cour» d'archéologie nrofesté, par M. deCauroont, \v Manuel d'architecture civile et religieuse par le même, et les Instructions du comiié Âù« torique été arts et monument*.
AUCHITRÊSOaiElt. - Voy. OFFKBas (Grands) os i.\Yuuu»*k.
ARCHIVES. — On entend parce mot et les anciens titres et le lieu qui les renferme ; il vient du grec â^tov (ancien) d'où l'on a fait, dans la basse latinité, arcntrtim. Dans les premiers siècles et même jusqu'au temps de Philippe Auguste, les rois de France avaient deux espèces d'archives : celles qu'on transportait à leur suite pour éclairer leur conseil, riatorta, et les archives permanentes, stataria. Kn 1 194, sous Philippe Auguste, les Anglais ayant vaincu les Français au combat de Prêterai, une partie des archives de la couronne fut prise et pillée. On songea alors a fonder un établissement public oh restât déposé le trésor des churtes. Ce tut le chancelier Guérin , évèque de Sentis, qui en fut le créateur, en mo. Bientôt chaque établissement civit ou ecclésiastique eut ses archives. F.n 1 782, il y avait en France douze cent vingt-« inq dépôts d'archives. F.n 1794, la Convention centralisa les archives ; on forma dans chaque département un établissement oh furent reunies les archives des monastères, des chapitres et des établissements civils de cette circonscription. Des commissaires furent chargés d en taire le dépouillement. Ces dépôts existent encore aujourd'hui sous le nom d'arcrttr»'* départementale*. En même temps, les archives nationales prirent un vaste développement et furent, divisées en six sections qui existent encore aujourdTltt*: I"* la section de législation, qui comprend les édita, ordonnances, lois,