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parle rie balles de plomb lancées au moyen de frondes. On employa encore la fronde môme après la découverte de la poudre à canon. Kn 1572, le» habitant* de Sanccrre repoussaient à coups de fronde les attaques de l'ennemi, au xvii* siècle, ce n'était plus qu'une arme d'cnf«ot*, d'où les troubles de la minorité de Louis XIV ont tiré leur nom. bu estoc ou estocade use épée dont la était longue cl emu'ie, sans tranchant. «>n donnait aussi ce nom à de* hâtons armes d'une pointe aiguë ou tranchante, et portant à l'autre extrémité un petit boulet de fer attaché avecune chaîne, comme le fléau d'armesdig. K . Le mot estoc ou estocade vient de 1 allemand stok, h non. On fabriquait en Bretagne de louuues épées appelées brettes ; et, comme elles serv aient dans les combats singuliers, les duellistes en ont reçu le nom de bretleurs.
Au x»l« siècle , quoique l'on se servît déjà des armes à feu, on continua de porter les lourdes armures du moyen âge Elles devinrent plus magnifiques à cette époque Si s'enrichirent do vitelures et d ornements damasquinés. Des artistes .
comme benvenuto Celhoi, ne dédaignèrent pas d'y employer leur an. On admire encore au Musée d'arlillene l'armure de François !** et d'attirés guerriers du x?l« siècle. Hommes et chevaux étaient superbement empanachés, comme le prouvant beaucoup de passage* des contemporains, et entre antres l'exiruit suivant de Brantôme (Capitaines français) : « Le marquis de Pescaire (gouverneur de Milan sous Charles- Quint) s'esioit accommodé d'un fort grand panache à sa salade, si couvert de papilloties que rien plus, ainsi
3ue les pluroassiers de Milan s'en font ire de très-bons et ingénieux maîtres, et en avoit donné un de même au chanfrein de son cheval. <• Peu à peu on reconnut que ces armes pesantes étaient peu utiles dans des batailles qui ne se décidaient plus à la pointe de l'éuée, mais par la supérior ité ue la tactique militaire et la force de l'artillerie. Ce lut en vain que Louis Xlll enjoignit à tout gentilhomme, sous peine de dégradation , de porter le haubert. On ne consens que le casque et la cuirasse, et même ces armes finirent par être abandonnées à des corps spéciaux , comme les cuirassiers , les dragons et les carabiniers.
L'invention des armes à feu, qui a entraîné une véritable révolution dans l'art militaire, exige quelque .i. uils. Dès 1340, on employa de longs tubes de métal ou de pierre poûr lancer, au moyen de la poudre, des boulets de j>ierre ou de fer. Le bruit que faisait la détonation de la pou-
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bombardes ; dans le principe, c. les étaient sans uthr. <-i immobiles. Quelquefois elles se nommaient pierrter»^ parce qu'elles lançaient des boulets de pierre. - Ces merres d'engins, dit Froissait ann. 1344 . leur baillaient du si bons horions , qu'il sembloit à vrai dire que ce fût foudre qui chùlduciel, quand elle» frappaient contre les murs du chàtel. » On employait ces bombardes ou pierriers surtout k la défense ou à l'attaque des places. Les Anglais s'en servirent, cependant, à la bataille de Crécy, en 1346, «telles produisirent uu tel effet, qu'il semblait, dit l'historien contemporain Villaoi, que le ciel tonnât Ce se fut qu'au xv* siècle, vers 1404, qu'on ni de ces tubes une arme manuelle; on les appela canons uu cotWeuvrinesy de leur rosemhUuceavec la ferme de la canne et de la couleuvre. Ces canons manuels s'appuyaient sur de grandes fourchettes de fer. Dans la suite, ou les combina avec le piod de l'arbalète, et on eut ainsi l'arquebuse ( Dg. X ). On employa plusieurs espèces d'arquebuses, et priucipalement l'arquebuse à mèche et à rouet.
L'arquebuse à niècho pariait au moyen d'une mèche allumée qu'un ressort mettait eu mouvement et ahuissait sur le bassinet. Au xvi« siècle, on ne mit plus le feu avec une mèche, mais au moyen d'une pierre de Bilex. Celle-ci, par la détente d'un rouei, s'abaissait sur la platine, et faisait jaillir des étincelles qui enflammaient la poudre du bassinet. En 1599 et en iti03, Henri IV défendit l'emploi de l'arquebuse pour la chasse, mais il fut obligé, par les réclamations de la noblesse, de l'autoriser en iC04. Cne ordonnance
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de Louis XIV sur les chasses , rendue en 16C9, prouve qu'a colle époque, les gardes-chasse uvaieni encore des arquebuses à rouet. KnHn, au xvii* siècle, ou substitua uu rouet le chien armé d'une pierre de silex, dont ic choc sur la platine produisait l'etinelle et l'explosion de la poudre.
Sous Charles IX , on avait introduit en France le mousquet ou mousqueton , d'oa vint le nom de mousquetaires, donne aux cavaliers qui portaient cette arme. On commença, en 167 1, à ajouter la pique ou baïonnette à l'extrémité du mousquet, et peu à peu le* compagnies de piquiers disparurent. Cependant , sous les règnes de Louis XIV et de Louis XV, les officiers d'infanterie étaient encore armés d'une demi-pique que I on appelait esponton.
Une ordonnance de 16«0 en tlxait la longueur à sept pieds et demi. Le fusil , qui tira son nom de la [tuée lancée par le tube de fer, remplaça la pique et le mousquet ? et jusqu'à nos jours cette arme n'a cesse de recevoir les perfectionnements qui l'ont rendue plus légère et plus facile à manier. C'e>t ainsi qu'a une époque trèsrécente on a substitué le piston au chien, et la capsule à la pierre de silex. La carabine, que l'on a confondue à tort avec le mousqueton, ne commença a être en usage que vers la tin du règne de Louis XI V. Le canon en est rave en spirale, et la balle enfoncée au moyen d une baguette en fer et d'un maillet. Elle porte à une grande distance , et le tir a beaucoup de précision ; mais, comme il fallait plus de temps pour la charger, elle n'était pas d'un emploi commun dans l'armée. Des perfectionnements récents ont permis d'en taire un usage plus général, et aujourd'hui les chasseurs de vineennes sont armés de carabines; les balles à forme
conique ont donné encore plus de justesse et d'étendue au tir, et , à la première f\ guerre, les ai ni leurs auront fort a faire avec des tirailleurs qui les décimeront a une dislance de douze cents mètres. Telle est du moins l'opinion des hommes les plus compétents dans ces matières.
On se servait de pistolets dans les armées françaises dès le temps de François !•». ]>e la l'expression de diables tmpxstoles que les auteurs contemporains appliquent quelquefois aux retires. Ce n'était pas sans raison, d'après ce passage de Y Apologie a Hérodote, par Henri Kslienne :
« Ils ne se sont pas contentés de porter jusqu'à six et huit pistolets à l'entour des selles de leurs chevaux, mais ils en Dftt (arci leurs manches et leurs chausses , et même nous pensons que de là est venu l'usage de ces grosses chausses qui semblent de petits tonneaux. >< Quelquefoison aioutait un pistolet à l'épce, comme on le voit dans la figure Z.
(Fig. Z.)
(l'ig. ZZ.)
L'artillerie fut perfectionnée pendant le w siècle, ci surtout pendant les guerres
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d'Italie. Déjà , sous Charles VII, Jean Bureau se servait d'engins volants pour réduire les places. Lacrcation de la charge de grand maître de l'artillerie sous Louis X l prouve l 'importance que cette arme avait prise. Les canons placés sur des affûts (fig. ZZ) et traînés par des chevaux, suivirent les armées françaises au delà des Alpes. L'Espagnol Pedro de Navarre, enseigna à faire jouer les mines et sauter les~ rochers. En 1521, Charles-Quint *e servit , au siège de Mczières, de mortiers lançant des bombes ; Cohorn les rendit portatifs, en 1674. Les obusiers furent inventés vers la fin du xvti* siècle. Il est question de grenades dès 1536; François !««■ en fit meure dans les munitions envoyées à la ville d'Arles pour résister à Charles-Quint. Henri IV employa des pétards pour faire sauter les murs de Cahors, en 1580. Les boulets rouges furent inventés par les Polonais au siège de Dantzig, en 1577, et les autres nations s'approprièrent immédiatement cette redoutable invention. La marine a les boulets rames , c'est-à-dire deux boulets tenus par une chaîne ou par une barre de fer et les canons à la Piixhans, bouches à feu d'un calibre énorme et lançant des projectiles creux qui entrent dans le corps du navire , puis font explosion et causent une immense déchirure.
La première manufacture d'armes à feu fut établie, en 1516, à Saint Etienne, par le languedocien George vigile. 11 existe aujourd'hui des fonderies de canons à Strasbourg, Douai et Toulouse ; des manufactures d'armes à feu à Saint- Etienne, Tulle , Charleville , Mutzig , Maubeuge , Paris ; et d'armes blanches, à Saint- Etienne, Chàtellerault, Kligenthal. On appelle arsenaux les grands magasins ott se gardent les armes de toute espèce. Les principaux sont à Paris, Strasbourg, Metz, Lille , Besançon , Perpignan , la Fère , Douai, Rennes, Toulouse, Grenoble, Anxonne. La marine a aussi ses arsenaux. Les principaux sont à Brest, Toulon, Hoche fort ; il y en a deux de seconde classe à Lorient et Cherbourg ; enfin, six ndaires à Dunkerque, le Havre, Nan- . Bordeaux, Bayonne et SaintrServan.
ARMES DE FRANCE. — On est trèsembarrassé pour établir quelles furent primitivement les armes de France. On trouva dans le tombeau de Childéric découvert près de Tournai, en 1655, des abeilles d'or massif et de grandeur naturelle. On en conclut que ces abeilles étaient le symbole de la première race. Louis le Jeune remplaça les abeilles par les fleurs do lis , qui sont restées le sym-
bole national jusqu'à la révolution (voy. au mot Bi.aso* lu lu tire des armes de France soutenues par deux anges >.
On a beaucoup disserte pour savoir si les fleurs de lis rappelaient le calice d'une fleur ou deux fer* de lance entrecroisés ; quebtion aussi futile que difficile à résoudre. Dans l'origine, les fleurs de lis étaient semées en grand nombre sur la bannière rovale; Philippe ill, le premier, ne prit que trois fleurs de lis. U est possible que la forme triangulaire de l'écu primitif ail rendu cette disposition nécessaire. En 1793, on adopta le coq gaulois, symbole de courage et ne viuilance. Bonaparte devenu empereur y substitua l'ai-
§le, et sur le manteau impérial il sema es abeilles. La restauration reprit les fleurs de lis. En 1830, le coq gaulois est redevenu l'emblème national ; en 1852, il a été remplacé par l'aigle.
Les couleurs nnttonalet ont varié comme les armes de France. Ce fut d'abord le bleu, couleur de la chape ou chasse de saint Martin (voy. Bannière de France ); puis le rouge, couleur de l'oriflamme; enfin le blanc, à l'cpoqne de l'avènement des Bourbons ( i 589 . dès le xiv* siècle, on unissait le rouge et le bleu, comme couleurs nationale*-, dans les chaperons mi-partis qui distinguaient la faction d'Etienne Marcel. En 1789, après la prise de la Bastille, la commune de Paris prescrivit aux citoyens de reprendre les anciennes couleurs nationales, rouge de Paris, bleu de Navarre ; on y joignit le blanc couleur de France ; ainsi se forma le drapeau tricolore adopté le 17 juillet 1789 , abandonné par la restauration (1815-1830), et adopté depuis 1830 par les divers gouvernements. La cocarde, signe distinctif qui s'attache au chapeau, a porté les mêmes couleurs que le» armes de France. Elle a été tour à tour blanche et tricolore.
ARMES COURTOISES. — Armes dont le fer était émoussé et dont on ne se servait que dans les tournois. Voy. Tournois.
ARMES A OUTRANCE. — Armes de combat; on en faisait quelquefois usage dans les tournois. Voy. Tournois.
ARMES ( Pas d' ). - Espèce de joute chevaleresque. Voy. Tournois.
ARMES D'HONNEUR. — Armes données comme récompense. Voy. Cbevaleiub.
ARMET. — Espèce de casque. Voy.
Armes.
ARMISTICE. — Suspension d'armes.
Voy. Guerre.
ARMOIRE. — Voy. Bahut.
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AUMOlRrES. - Voy. Blason.
ARMORJQUE. — Ce nom donné par les Gaulois à la province appelée depuis Bretagne signifie province maritime.
ARMURES. — Voy. Armes.
AKNAUDANQUE. — Monnaie épiscopale d'Aaen qui tirait son nom d'Arnaud , evèque de cette ville au xn« siècle.
ARPENT. — Voy. Mescres.
ARPENTEURS. — Les ordonnances des rois de France (t. 1, p. 708, et t. II, p. 38 o parlent d'arpenteurs et mesureurs des eaux et forêts dès les xiv* et xv« siècles, et le Nouveau coutwnier général ( t. L p. 555) donne les règlements auxquels ils étaient soumis a cette époque.
ARQUEBUSE , ARQUEBUSIERS. — Voy.
Aumle. Armes et Jeux.
ARRÊT. — Voy. Justice.
ARRÊT (Maison d'). — Voy. Prison.
ARRÊT (Ville d'). — On appelait ainsi , au moyen âge, les villés dont les habitants avaient le droit de faire arrêter leurs
ARRIERE-BAN. — Corps d'armée composé des vassaux et arrière -vassaux de la couronne. Voy. Armée.
ARRIÉRE-FIEF. — Fief qui ne relevait pas directement de la couronne.
ARRIÈRE-VASSAUX. - Vassaux qui relevaient d'autres vassaux On les appelait aussi Vavassaux ou Vavasseurs. Voy.
Féodalité.
ARRONDISSEMENT. — Voy. Divisions