‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 69 sur 300 · AS · texte numérisé non relu

AS

prend la grammaire, la logique, l'astrologie , l'arithmétique, la géométrie, la rhétorique et la musique.

ASILE (Champ d'). — Tel fut le nom d'une colonie, qu'en I8i9les débris des armées de l empire avaient tenté de fonder au Texas. Mais les colons ne tardèrent pas à en être expulsés par les populations voisine*.

ASILE (Droit d'asile\— Le droit d'asile remonte à l'empire romain ; d'après une loi de Théodose le Jeune (23 mars 43i) il comprenait non-seulement l'intérieur du temple, mais encore toute l'enceinte du lieu sacré, où étaient situés les maisons, les galeries, les jardinR, les bains et les cours qui en dépendaient. Les conciles tenus sous les rois francs, et, entre antres, le concile d'Orléans sous Clovis, en 511, consacrèrent le droit d'asile. Les voleurs, les adultères, les homicides môme, qui se réfugiaient dans l'église, ne pouvaient en être arrachés. L'asile était rarement violé. Cependant on voit que Parthenius, ministre de Théodebcrt l#r, fut enlevé de l'église oh il s'était réfugié et lapidé pur le peuple. Mais en général les asiles étaient respectés par le peuple, aussi bien que protégés par la loi. On ne pouvait livrer le criminel qui s'était réfugié dans un asile que dans le cas où ceux qui le poursuivaient juraient sur l'Évangile de ne lui faire subir ni la mort, ni la mutilation. Goniran, roi de Burgomlie, voulant interroger des conspirateurs qui s'étaient réfugiés dans un asile, leur promit la vie sauve, s'ils en sortaient. Après les avoir interrogés et reconnus coupables, il leur permit de retourner dans leur asile. L'esclave, même accusé d'un crime atroce, était affranch i de toute peine corporelle, lorsqu'il s'était placé sous la protection d'un asile. Il n'était rendu à son maître que si celui-ci faisait serment de lui pardonner. Le suppliant se réfugiait quelquefofs jusque dans le sanctuaire et saisissait la nappe de l'autel. Les capitulaires de Cliarlemagne maintinrent le droit d'asile : « Si quelqu'un ose arraeber un suppliant des portiques, des parvis, des jardins, des bains et autres lieux attenant à l'église, qu'il soit puni de mort. » Cependant d'autres capitulaires, spécialement un capitulaire de 779, commencent à porter atteinte au droit d'asile en détendant de donner de ia nourriture au criminel qui s'est réfugié dans une église. Les croix élevées sur les rcemins protégeaient également ceux qni s'v réfugiaient. Le oonctle d«? Clermont(iÔ95j défend formellement de mutiler le criminel qui les a embrassées.

Page 1