‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 70 sur 300 · ASI · texte numérisé non relu

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II y avait quelquefois aax mare des églises un anneau de salut ; il suffisait de le saisir pour être a l'abri de toute poursuite. « Dans ces temps barbares, dit M. Guérard ( préface du Cartutaire de Notre-Dame de Paris ) , où l'offensé se faisait lui-même justice, ou souvent une rengeance terrible et prompte suivait un tort assez léger, où la force était la toi de tous et les sentiments d'humanité affaiblis et même éteints dans le coeur du plus grand nombre; il était bien que l'Eglise pût accueillir et mettre en sûreté chez elle le malheureux qui venait lui demander un refuge, afin de donner à la colère le temps de se calmer ou de soustraire le faible et le pauvTe à la colère de l'homme puissant.» Cependant l'asile ne pouvait abriter indéfiniment les coupables ; les clercs demandaient au bout d'un certain temps (ordinairement le neuvième jour) à celui qui s'y était réfugié s'il voulait comparaître devant les tribunaux laïques ou ecclésiastiques. S'il préférait s'exiler, on lui laissait quarante jours pour s'éloigner du royaume. L'acte par lequel il renonçait à l'asiie s'appelait abjuration.

Au xu« siècle, les communes devinrent aussi de véritables asiles. Guillaume le Conquérant avait, dès le xi* siècle, déclare dans ses lois que le serf, qui aurait passé dans une ville un an et un jour, serait affranchi.

Les ordonnances des rois de France , sans abolir le droit d'asile, y mirent des restrictions. Une ordonnance de novembre i3il, obligea les chirurgiens de jurer qu'ils ne mettraient qu'un appareil aux blesses qui se réfugieraient dans les églises ( Ordonnances, I, 491). Cependant au xiv* siècle, le droit d'asile était encore dans toute sa vigueur. En 1351, le changeur, Perrin Macé, ayant été arraché de "asile, où il s'était réfugié, par Robert de Clermont, maréchal de Normandie, une sédition terrible éclata et coûta la vie au maréchal. Mais, au xvi" siècle, lorsque la société commença à se constituer sur des bases plus solides ? le droit d'asile ne servit plus qu'à protéger le coupable contre la vindicte des lois. Cet abus devint intolérable , et l'ordonnance de Villers- Cotterets, rendue par François !«• (1539; , déclara qu'à l'avenir on pourrait arrêter un criminel partout, même dans les asiles, sauf a l'y réintégrer ^ s'il y avait lieu. — Voy. pour les détails Henri Wallon, Thèse sur ie droit d'asile .

ASILE (Salle d' ). — Voy. Ikstructiom pkimaibk.

ASPHALTE. — Voy. Imtostiue.

ASPIRANTS DE MARINE.— Voy. Marine.

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ASSASSINS. — \+ mot a»»*Mins ou buveurs d'achio, désignait a IVpoque des croisades , une Beete de musulmans fanatiques qui se siunalrn-nipardes meurtres.

Ils avaient pour chef u» seignrur de la Montagne < senior montis), qu'on a appelé par une traduction erronée, le vieux de la Montagne Assassin est devenu dans la suite synonyme de meurtrier.

ASSKMBI.EE. — Ce mol était employé, au xvii» siècle, comme synonyme de réuuiun pour une fête à la cour ou en tout autre lieu. « J'allois, dit Mademoiselle dans ses Mémoires, aux assemblées que M*» la comtesse de Soissons faiboit taire à l'hôtel de Brissac , deux fois la semaine. » Et ailleurs: «l'on ne pouvoit me faire aller aux assemblée* du Loutre ■ On se sert encore aujourd'hui, dans certaines provinces, du m<»t assemblée pour désigner une iète de village.

ASSEMBLÉE DES ELECTEURS. — Voy.

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