BER
Vàce de vingt-cinq ans , ou que les conditions imposée* n'avaient pas été observées. Le regrès avait été prohibé par le concile de Tronic; mais les parlements continuèrent de l'admettre.
La collation des bénéfices ccd. Mastiques donna tien à de graves abus, principalement au xviu« siècle. Un seul tuulaiiv cumulait souvent un grand nombre de bénéfices qu'il faisait administrer par des prêtres pauvres. Tour éluder les canons qui défendaient tes abus, on donnait souvent des eu commende ; on appelait
ainsi priiuitivement la garde ou administration d'une ég lise vacante, eu attendant qu'il y eût un titulaire. Mais peu à peu cette administration temporaire se changea en une jouissance perpétuelle , et le nombre des commendataires se mul- •iplia. La collation des bénéfices sur vacance était nulle, s'il n'y avait pas assez de temps entre le décès du dernier bénéficier et la date de la collation pour que le pape eût pu être prévenu. On supposait en ce cas qu'il y avait eu course ambitieuse, c'est-à-dire que l'impétrant avait expédié un courrier avant la vacance du bénéfice.
L'Assemblée constituante prononça la suppression des bénéfices ecclésiastiques par un décret du 2 novembre 1789, et ordonna la vente des biens du clergé par les décrets des 12 et 24 août 1790. Le concordat de i«02 stipula que les acquéreurs de ces biens ne seraient pas inquiétés , et en même temps il assura un traitement aux ministres du culte. Voy. Thomassin , de la discipline ecclésiastique; Fleury, Institution au droit canonique.
BENIT (pain). — Voy. Rites ecclésiastiques.
BÉNITE (eau). — Voy. Rites ecclésiastiques.
BENNE. - Les bennes sont des voitures d'osier a quatre roues, usitées dans quelques provinces de France. L'usage de ces voitures remonte au temps des Gaulois.
Les Romains appelaient combennatore* Les conducteurs de ces chariots.
BERLINES. — Voitures qui ont tiré leur nom de la ville de Berlin. Elles furent inventées, au xvue siècle, par Philippe Chiese , premier architecte de Frédéric- Guillaume , électeur de Brandebourg.
L'usage s'en répandit en France au xvur» siècle.
BERNARDINES, BERNARDINS. — Voy.
Abbaye et Clergé régulier.
BERNICLES. — Les bemicles étaient un instrument de torture dont se servaient les Sarrasins. Voy. Torture.
RESANT. — On appelait besant une monnaie d'or fort usitée au moyen âge et
3ui lirait son nom de Byzance. La valeur es besanis a varié et il est même probable qu'on désignait sous ce nom toute pièce d'or. Il était d'usage qu'à son sacre le roi de France présenta à l'offrande treize besants. — fcn termes de blason , les besants étaien» des pièces de forme circulaire toujours eu or ou eu argent, qui se plaçaient dans b s différentes parties de Pecu. C'était probablement en souvenir des croisades que les besants figuraient dans les armoiries.
BEURRE. — Voy. Nourriture.
BIBLIOTHÉCAIRE. - Le nom de bibliothécaire n'a pas seulement désigné les conservateurs de collections de livres , il s'appliquait, dans T -i igine, et principalement sous les rois car io\ indiens, aux ecclésiastiques chargés de lent les actes des conciles et d'expédier les lettres et les diplômes. Le titre de bibliothécaire perdit cette signification ve rs la lin du xii» siècle. Il n'a plus désigné, depuis cette époque, que les conservateurs de btbliothiques.
BIBLIOTHÈQUE. — Les bibhotkequee ou collections de livres remontent en France à une haute antiquité; il en est question dès le v«et le vi» siècles. Sidoine Apollinaire surtout donne de précieux détails sur plusieurs bibliothèques qui, de son temps, étaient célèbres dans les Caulcs. Au moment des invasions , la plupart furent dispersées et perdues. Los monastères en sauvèrent quelques débris, et l'on cite avec éloges certains abbés qui s'efforçaient de doter leurs monastères de richesses bibliographiques. Ainsi , saint Wandrille envoyait à Home son neven
Jour recevoir, du pape Vitalien, les livres estinés à la bibliothèque rie son abbaye. Malbeureusement la rareté du parchemin porta souvent les moines à faire disparaître les caractères d'anciens manuscrits pour les remplacer par leurs légendes.
Charlemagne et les savants on'ii appela dans son empire firent les plus louables efforts pour augmenter le nombre des livres. Loup, abbé de Ferrièret en Câlinais , un des savants qui reçurent l'impulsion de l'école palatine ou école du palais fondée par ( h irlemagne , parle , dans ses lettres, des Commentaires de César, des traités de saint Jérôme aui l'Ancien et le Nouveau Testament , des ouvrages de Bède , de Quintilien , Cicéron, etc. « Nous vous demandons, écrit-il à un de ses amis , Cicéron de Oratere, et les douze livres des Institutions de Qwin
Ulieo, qui sont contenus dans un seul vv.it; rue de médiocre grandeur. Nous avons diverses perlions de ces auteurs; mai* nous voudrions en posséder la totalité.
Enfin , nous vous demandons aurai le commentaire de Donat sur Térence. Si votre libéralité nous accorde cette fa veuf, tous ces ouvrages , avec l'aide de Tneu , vous seront promptement rendus. » Dans un autre passade, il remercie un de >es amis « d'avoir mis un soin fraternel à corriger Macrobe. Je ferai collanonner, loi écrit-il, avec mon exemplaire, les lettres de Cicéron que tu m'as envoyées, pour tirer, s'il se peut , d'un texte sincère , la vraie pensée de l'auteur. »
Ces passages, qu'il serait facile de multiplier , prouvent en quelle estime étaient les livres dès le ix« siècle. Au x». Cerbert, qui fut successivement archevêque du Reims et pape sous le nom de Sylvestre II, fit recueillir des manuscrits cri Belgique, en Italie, en tiermanie, pour en composer sa bibliothèque. L'historien Nicher, dont M. Pertx a retrouvé et publié l'ouvrage, il y a peu d'années , nous apprend que les écrits de Porphyre, d'Anstote, de Virgile, de Stace. de Térence, rie Lucain, ae Perse, d'Horace , étaient familiers à Herbert
L>a plupart des églises métropolitaines et les principaux monastères avaient aussi des bibliothèques , et l'on trouve dans leurs statuts des détails minutieux sur la conservation des manuscrits. Les livres les plus précieux étaient parfois attachés au moyen d'une chai ne scellée dans la muraille. On cite , entre les plus célèbres bibliothèques des monastères, celle do l'abbaye de Saint-Victor à Paris.
La plupart des manuscrits qui avaient jusqu'alors : orme les bil >liothèques étaient roulés; d'où venait le uom de volume (colnmen , vol^re). Ils étaient souvent copiés sur une partie délicate de l'écorce appelée liber ; d'où le nom de livre. Enfin, les plus précieux étaient transcrits sur une peau appelée pergamenum, parchemin, de la ville de Peruame qui avait été jadis célèbre par sa bibliothèque.
Ce ne fut qu'au xui* ?iècle que les rois de France commencèrent à recueillir quelques manuscrits. Geoffr oi de Benuiieu , confesseur et historien de saint Iiouis , raconte que ce prince ayant entendu parler d'un Soudan qui faisait rechercher et copier des manuscrits pour l'usage habituel des savants de son pays , voulut suivre son exemple, il Ut transcrite à ses frais un grand nombre de manuscrits et en forma une bibliothèque, qu'il plaça dans la chapelle de son palais ou Sainte- Chapelle. Il y venait lire Ini-mème et au-
torisait volontiers les savants à profiter de ce trésor. Mais les livres de saint Lavis Itoenl di*pers»'s a m mort, et, suivant ses drri.iêres volontés, distribues à divers monastères. Charles V est le premier roi de France qui fonda une bibliothèque peumanente; il Ht copier et traduire un grand nombre d'ouvrages et les réunit dans une tour âe son palan qui s'appela tour de la libra\rte. L inventaire de celte bibliothèque fut dr. ssé. en 1 373. par (.illes Malet, maître d'hôtel du ruf. Il est parvenu jusqu'à nous et prouve que celle bibliothèque se et*nn<>Mi<t de neuf cent dix volumes de théologie, de droit, de littérature et d'bisioire. Les troubles du règne de Charles VI et l'invasion des Anglais entraînèrent la dispersion et la raine de la bibliothèque royale.
Louis XI s'occupa de réorganiser la bibliothèque royale; elle s'accrut sOas Charles VIII de la bibliothèque que las princes angevins avaient fondée à Naples. Louis XII et surtout François 1er l'enrichirent par de nouvelles acquisitions. Guillaume Budee *«t plusieurs Bavants parcoururent l'Italie et en rapportèrent un grand nomnre de muiiuacrits.
En 1556, Henri II rendit une ordonnance qui enjoignait aux libraires de déposer à la bibliothèque royale nn exemplaire de tous les ouvrages nouveaux Cette collection continua de s'accroître, mime au milieu des guerres de relimon. (Catherine de Médicts s'empara , à la mort du maréchal de Strorci, de sa bibliothèque que Brantôme évalue à qui use mille écus ■ ponr la rareté des beaux et grands livres qui y étaient. La reine mère promit de récompenser le ftis; ■< mais jamais il n'en a eu un sol , » dit Brantôme ( Gapit. étrangers). Henri III dépens», en 1ST5, des sommes considérai» les pour l'acquisition de livres, sur les instances du grutid aumônier Jacques Amyot. Mais, à cette époque , la bibliothèque royale étant placée dsns les châteaux royaux de Mois et de Fontainebleau , ne pouvait être utile qu'aux savants et hommes de lettres qui accompagnaient la cour. Henri IV lacuncentra à Paris ; elle lut déposée d'abord au collt-ge de Clermoiit ( plus tard collège Louit le Grand, Prytanie^ lycée Impérial , lycée Descartes , redevenu aujonrd'hui lycée Louis le Grand ), ensuite au couvent ries Cordeliers , et enhn rue de la Hane. Rigault, Jérôme Bignon et les Itères ïiupuy chargés de la garde de la bibliothèque royale, de letwà 1657, l'enrichirent considérablement. Gabriel Naudé forma, dans le même temps, la célèbre bibliothèque dn cardinal Mazarin, oui faillit être détruite pur un arrêt du parle*
nient lancé contre Mazarin, le 16 février 1 649. Heureusement la bibliothèque échappa , en grande partie, à cette barbare proscription, et la Maxarine, léguée à l'État par le cardinal, ouvre encore aujourd'hui ses trésors aux savants de toutes les nations.
A cette époque , la bibliothèque royale, malgré les accroissement successifs, ne possédait que seize mille sept cent trente-quatre volumes ; mais, grâce à l'administration de Colbert, elle prit bientôt d'immenses développements. Transférée , en 1666 , dans l'ancien palais de Mazarin, entre les rues Vivienne et de Richelieu, oh elle est encore aujourd'hui , elle comptait à la mort de Colbert plus de dix mille manuscrits et de quarante mille imprimés. Augmentée pendant tout le xviii* siècle et à l'époque de la révolution par l'acquisition d'un grand nombre de bibliothèques prévenant des particuliers ou d'établissements religieux, la bibliothèque nationale contientaujourd'hui environ sept cent vingt mille imprimés, quatre-vingt mille manuscrits, plus de cent vingt mille estampes et cartes . et plus de cent mille médailles , sans compter les pierres gravées et antiques. Elle est confiée & la garde d'un conservatoire présidé par le directeur général. Les imprimés, les manuscrits , les médailles et les estampes forment autant de sections distinctes qui ont, chacune , un ou plusieurs conservateurs spéciaux; la réunion des conservateurs forme l'assemblée du conservatoire.
Paris et la France ont un grand nombre d'autres bibliothèques , dont les plus importantes sont la Hazarine, les bibliothèques de l'Arsenal, de l'Institut, du Louvre, de Sainte- Geneviève , de la Sorbonne , de la Ville de Paris , et en province, les bibliothèques d'Aix, de Bor- § deaux, de Grenoble , de Lyon , de Marseille , de Montpellier, de Iteims. de Rennes , de Rouen , etc. Un décret de la Convention, du 8 pluviôse an u < 27 janvier 1794), ordonna de former des bibliothèques dans tous les chefs-lieux de districts. Plusieurs autres lois , et , entre autres , le décret du 3 brumaire an î? (25 octobre 1795), qui créa les écoles centrales , s'occupèrent de l'organisation des bibliothèques départementales. Enlin une ordonnance du 22 février 1 639, reconnaissant, comme les lois de la Convention, que l'Etat est propriétaire de toutes les bibliothèques publiques, ordonna que le catalogue en serait dressé et transmis au ministre de l'instruction publique. Malheureusement ces catalogues n'ont pas encore été publiés pour toutes les bibliothèques publiques de France, et on est
BIÊ
souvent réduit , pour connaître ces trésors intellectuels, à des notices incomplètes ou erronées. — Voy. Petit-Radel, Recherches sur les bibliothèques anciennes et modernes, in 8°. Paris, 1799. Il a paru un premier volume du catalogue général des manuscrits des bibliothèques publi-
2ues des départements, î vol. in-4°. 1849. e Catalogue de Hamel , qui embrasse les manuscrits de toutes les bibliothèques de France, est nécessairement très-incomplet.
B1DAUX. — Ce nom désignait autrefois nn corps d'infanterie. U venait, dit - on, de ce que les soldats qui le composaient étaient armés de deux dards ( oints dardis , dans le latin du moyen âge ).
BIEN PUBLIC. — Voy. Ligue nu bien public.
BIENVENUE. — Les hérauts d'armes recevaient huit sous parisis de bienvenue de chaque chevalier pour attacher son casque aux fenêtres au dessus du blason dans les tournois Les chevaliers qui entraient en lice pour la première fois devaient un heaume ou casque fermé pour leur bienvenue.
BIENS ECCLESIASTIQUES. - Voy. Bénéfices ECCLKSI ASTIQUES.
BIENS NATIONAUX. - Ce nom s'applique aux propriétés qui furent confisquées, à l'époque de la révolution , sur les nobles , le clergé , les émigrés et le domaine royal. La vente des biens nationaux fut ordonnée par les décrets des 14 mai et 16 juillet 1790. La Convention rendit plusieurs décrets pour bâter la vente des biens nationaux , qui servaient de garantie aux assignats émis à cette époque. Dans la suite, un sénatus-consulte du 6 floréal an x fit rendre les biens non vendus aux familles qui avaient été victimes de confiscations ; enfin , sous la restauration, la loi du 27 avril 1825 aecorda une indemnité d'un milliard aux propriétaires des biens vendus ou à leurs héritiers.
BIÈltE. — L'usage de la bière en Gaule remontait à une haute antiquité. Pline dit que les Gaulois appelaient la bière cervisia i et c'est de là que plus tard on a fait cervoise. D'après le môme auteur, le j,rraiu qu'on employait pour faire cette boisson se nommait brance ; on trouve dans ce mot l'étymologie de brasseur et brasserie, selon Legrand d'Aussy. Julien, à l'époque oh il habitait la Gaule, fit contre la bière une épigramme qui prouve que l'usage en était répandu dans cette contrée. « Qui es-tu, dit il à la bière? tu n'es pas la vraie fille de Bacchus. L'haleine du fils
de Jupiter sont le nectar, et la tienne est il ne voulut pas baiser le pied du roi en celle du bouc » Malgré les satires de Ju- signe de vaasela
lien , la bière devint d'un usage chaque corn pli r cette cérémonie , if s'écria en
jour plus fréquent; elle était servie à la allemand : Non par [heu > bru God Les
table des rois barbares, et Cbarlemagne Français rappelèrent bigot ou obstiné,
dans le capitulaire de Villis, ordonna que noni qui passa à ses sujets, parmi les ouvriers de ses métairies il y riimîty vn* Harii mmt m n
en eût qui sussent préparer cette boisson, -^""i» *"
Dans la suite, la culture de la vigne s'étant rEVRER,B«
développée dans une grande partie de la BILAN. — Les marchands de Lyon ap- France, l'usage de la bière devint moins pelaient, au xvi« siècle et au comme nce • commun. On remarque qu'il s'accroissait ment du xvir», bilan des acceptation*, on à la suite des grandes calamités et dimi- peut livre oh ils écrivaient toutes les letnuait aux éjtoqucs prospères. Au com- très de change tirées sur eux. Ils marmencement du règne de Charles VII, sous quaient leur acceptation en mettant une la domination des Anglais, la misère fut croix à côté de la lettre qu'il» avaient enaffreuse dans Paris. L'auteur du Jour- registrée sur leur bilan. Quand ils vounal d'un bourgrots de Parié dit qu'à latent délibérer sur l'acceptation . ils tracette époque la consommation de la bière çaient sur leur livret un V oui signifiait fut beaucoup plus considérable que celle rus. Enfin, s'ils refusaient la traite, ils du vin et qu'elle produisit en droits deux écrivaient les lettres S. P. qui voulaient tiers déplus. On trouve la même remarque dire sous protêt. Mais, depuis l'ordondans les mémoires fournis par les inten- nance de 1667, il ne se fit plus d'aeeeptadants au duc de Bourgogne vers la fin du tion de traite que par écrit. En général , règne de Louis XIV, et Legrand d'Aussy le mot bilan, qui est tiré du latin bilans, affirme que les désastres de la guerre de indique une balance établie entre les gains sept ans amenèrent un lésultat sem- et les pertes, entre l'actif et le passif, blable. Aujourd'hui la bière est d'un usage On appelle encore bilan la clôture de lincommun dans toute la France, principa- ventaire d'un marchand. Lorsqu'un marlement dans le nord et surtout en Flandre chand fait faillite , il doit présenter à ses et en Alsace. L'emnloi du houblon, comme créanciers un bilan qui contienne l'état ingrédient nécessaire à la confection de exact de son passif et de son actif avant la bière, ne remonte pas à une époque d'obtenir un concordat. De là l'expression reculée ; on ne se servait dans le principe de déposer son bilan prise comme synoque de l'orge et des graines mention- nyme de faire faillite.
2feL?T,PI,"e- Ce**Jda.nl» d*8 \e l?mP8 BILBOQUET. - Jeu d'enfants qui fut k
de saint Louis , on distinguait plusieurs la mode principalement au xvi« stècle. Le
espèces de bières, et entre autres, celle JournalVde §£3 „, uar P. de m&
qu on appelait aodale des mots good aie n0U8 momre ce prince portant toujours
ggg-^Wg ang.lai8€)< d oîl e8t venu un mlboquet et ses courtisans se livrant
ËSSEJd ? h S >qÏJnJ,,qUe e"S°r® aU" comme lui à ce jeu puéril, jourd hui des habitudes de grossière ivro-
guérie. Le mélange d'épices pour donner BILL. — La France , après avoir adopté a la cervoise plus de montant, date d'une le gouvernement parlementaire, en 18M, époque très-ancienne, et jusqu'au xvrsiè- emprunta aux Anglais le mot bill qui decle, nos pères firent grand cas de ces signe un projet de loi. On dit encore ocbières mixtion nées. La bière simple était corder un bill d'indemnité pour ratifier peu estimée, et de là est venu l'exprès- un acte d'un ministre ou d'un fonctionsion proverbiale : C'est de la petite bière , naire public qui n'a pas observé scrupupour indiquer un homme ou une chose leusement la loi.
qui méritent peu d'attention. BILLET DE LOGEMENT. - Billet que BIGOT. - Ce sobriquet désignait pri- reçoivent les soldats en congé ou en maimitivement une personne opiniâtrement che pour être logés chez lesl>ourgeois. attachée à son opinion ; il a ensuite été BILLET DE L'EPARGNE. — Le surinappliqué aux dévots qui s'occupent sur- tendant des finances délivrait, dans l'antout de pratiques extérieures. On a re- cienne organisation de la France, des marqué que c'était spécialement aux Nor- mandats ou assignations sur les trésoriers manda que l'on donnait , dans l'origine , de la caisse centrale appelée épargne. Si le nom de bigots, et on en a cherche l'ex- le fonds spécial , sur lequel on avait asplication dans un mot attribué à Kollon. signé le mandat , était épuisé, et que par Cambden raconte que, lorsque Rollon re- conséquent le mandat ne pût être payé, çut l'investiture du duché de Normandie, on le convertissait en un bxllet de Vépar-