‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 85 sur 300 · BON · texte numérisé non relu

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Artnoiriet , par Le Laboureur et, surtout Méthode rationnée du blason, parle père MéoeRtrier. Cet auteur a laissé un grand nombre de traités sur la même matière.

BLASPHÉMATEURS. - Les anciennes

lois punissaient rigoureusement les blasphémateurs ; saint Louis leur Taisait percer la langue d'un fer brûlant. Une ordonnance de Louis XIV ( 1677 ) renouvela cette cruelle presrription {Lettres historiques de Pellisson, t. 111, p. 224).

BLEUS. — On appelait ainsi . pendant les guerres de la Vendée, les partisans de la révolution.

BLOIS (ord. de). — Voy. Ordokhawcbs.

BOHÈMES. — On désigne, sons ce nom, un peuple nomade qui, par sa langue, sa religion, le type même de sa physionomie, se distingue de toutes les nations européennes. Les Bohème* ou Bohémiens sont arrivés en Europe, d'après l'opinion ordinaire, au commencement du xv* siècle; c'était une tribu de l'Indoustan qui fuyait devant l'invasion de Timour-Lenk ouTamerlan, chef des Mongol-. Ils pénétrèrent eu France, vers 1427, et, comme ils venaient de la Bohême, on les désig> a sous le nom de Bohèmes ou B-hémiens; quelquefois aussi on les appelait Egyptiens. Ils se nommaient eux- mêmes Zigeuner. Les divers pays où ils pénétrèrent les désignèrent par des noms particuliers ; on les appelle encore aujourd'hui GHanos en Espagne, Zingarieu Italie, Oipsies en Angleterre. Nomades au milieu d'une société sédentaire, vivant de vols ou d'escroquerie, abusant de la crédulité populaire, les Zigeuner sont encore maintenant en dehors de toutes les lois des nations au milieu desquelles ils habitent. Le gouvernement français les a proscrits plusieurs fois, spécialement en 1561 et 1612. Cependant ils se sont toujours maintenus en France, et même de nos jours on trouve deces bandes nomades, surtout en Alsace, en Lorraine, en Provence et en Languedoc. Le teint basané, les cheveux noirs et crépus, l'œil noir et vif, sont des traits distinctifs des Zigeuner. On évalue à environ sept cent mille les individus de cette race répandus eu Europe. Le plus grand nombre habitent la Hnngrie, la Moldavie, la Valacliie, la Turquie, la Bessarabie et ia Crimée. Voy. Grellmann, Histoire des Bohémiens, ouvrage traduit en français.

BOEUF GRAS. — Voy. Fêtes.

BOHOURT. -— Voy. Béhourd.

BOISSON. — Voy. Nourriture.

BOITE FUMIGATOIRE. — Ce fut peu de temps avant la révolution que l'admi-

nistration fit placer des bottes fumigatoires dans les postes établis le long des rivières , pour rappeler les noyés à la vie. Avant cette époque, on les suspendait par les pieds, afin de leur faire rendre l'eau qui les avait asphyxiés, et on contribuait par cette imprudence a hâter leur mort.

BOITE A PERRETTE. — Caisse du parti janséniste employée à solder des journalistes et des émissaires. Voy . Jansénistes.

BOMBARDE. — Espèce de canon. Voy.

Armes.

BOMBARDIERS. - Le régiment des bombarder* fut créé par Louis XIV; il se composa d'à! ord de deux compagnies. En i684, le roi y ajouta treize compagnies. En 1710, il organisa un second bataillon composé du même nombrede compagnies.

Ces compagnies étaient chacune de quarante hommes. Le régiment des bombardiers n'était employé que pour le service des mortiers et obusiers. Le roi en était colonel. Les officiers recevaient leurs commissions du grand mattre de l'artillerie, lieutenant colonel du régiment. Dans la première compagnie du premier bataillon, il y avait un capitaine, deux lieutenants , un enseigne , etc., et sous ces officiers des cadets bombardiers, des ouvriers, des fusiliers. Dans la seconde , un lieutenant, un sous- lieutenant, etc., des bombardiers, des fusiliers. L'enseigne était tranchée de bleu et de rouge, la croix blanche au milieu chargée de fleurs de lis d'or. Voy. VHist. de la milice franç., pur le père Daniel.

BOMBE. — On attribue l'invention de»

bom bes à un habitant de Venloo ( Belgique )

3ui en lit usage dès 1580. « Les habitants e Venloo, dit Strada i guerre des Pays- Bas, deuxième décade, livre X) voulurent donner au duc de Clèves le spectacle de celte invention. Elle ne lit que trop d'effet; car la bombe ét^nt tombée >ur une maison , enfonça le toit et les planchers, et mit le feu à la maison. L'incendie se communiqua aux maisons voisines, et brûla les deux tiers de la ville >< La même année , Ernest de Mansfeld s'en servit dans la province de Gueldre. L'usage des bombes ne lut introduit en France qu'en 1634.

BONNET. — Le bonnet était le signe de la maîtrise et du doctorat dans les universités , « Tellement , dit Pasquier ( Recherches, IV, 9), que quand on dit : il a pris le bonnet, c'est autant comme si l'on disait il est passé maître. Chose que nous avons empruntée des Romains, lesquels, entre autres manières d'affranchir leurs esclaves , en avaient une particulière qui

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était de leur donner le bonnet. Ain*i l'apprenons-nous de Sénèqueau sixième livre de ses épTlres , ou parlant .le plusieurs bons et recommandantes services que les maîtres avaient reçus de Imrs esclaves , après avoir baut loué leur fidélité : Dicet atiqui», ajoute-t-il, me vocare ad piUum se r vos on dira peut être que j'appelle les esclaves au bonnet, c'est-à-dire a l'affranchissement ). Or l'écolier, à qui l'on bailloit le bonnet aux grandes écoles , avoit acquis toute liberté ei n'étoit plus sujet à la verge des mnltres , qui étoit une espèce de servitude, par laquelle on dépendoit en tout et par tout de leur volonté »

BONNET ROUGE. — Le bonnet rouge devint à l'époque d«: la révolution un signe distinctif des révolutionnaires exaltés.

BONNET VEUT. — Signe du débiteur insolvable, et plus tard du galon» n condamné à perpétuité. — Voy. Dettes et Peines.

BONNETIER. — Voy. Corporation.

BONNIER. — Mesure agraire d'environ cent vingt-huit ares.

BONS DU TRESOR. — Voy. Finances.

BORD AGE. — Droit seigneurial sur une loge on maison appelée borde , qui ne pouvait être ni donnée, ni vendue, ni engagée par les bordiers ou débiteurs de ce droit.

BORDELAGE. — Droit que dans certaines provinces, et spécialement en Nivernais, les seigneurs percevaient sur le revenu des fermes et des métairies. 11 consistait en argent, grains et volailles , ou en deux de ces redevances On appelait bordeliers les domaines charges de cette redevance.

BORDELIERS. — Voy. Boroblage.

BORNES. — Les bornes des asiles (voy.

Asile (droit d' * . étaient souvent marquées par des croix. Des poteaux aux armes du seigneur indiquaient les bornes d'une juridiction féodale.

BOTAGE. — Droit féodal qui se percevait sur le vin , et qu'on appelait aussi

BOCTEtLLAGE.

BOTTES, BOTTINES. — Voy. Habillement.

BOUCANIERS. — On désigna sous ce nom les premiers aventuriers français qui s'établirent à Saint-Domingue. Voy.

Colonies.

BOUCHE fia). — On appelait la bouche du roi, ou simplement la bouche , tous les officiers de la maison du roi attachés au service de la table , tels que le sénéchal ,

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les maîtres d'hfttol , les gentilshommes

servants, les écuyors tranchants, les argentier*, etc. Voy. Maison bu roi.

BOUCHE (la) ET LES MAINS. — Cette formule féodale deroir la bouche et let marne, signifiait deroir l'hommage et le terment de fidélité que le vassal prêtait à son seigneur. I <i bouche indiquait le baiser (voy. Baiser de p » \ \ . et les mains le serment de fidélité que l'on prêtait en mettant ses mains dans celles de sou seigneur.

BOUCHE (officiers de). — Voy. Maison du roi et Table.

BOUCHERIE. — Voy. Bot chf.r.

BOUCHERS. — La corporation des bouchers date d'une époque si reculée qu'il est impossible d'en marquer l'origine; elle remontait probablement jusqu'aux corporations romaines. Malgré son utilité, elle avait un caractère particulier et presque infamant. Les ordonnances et coutumes interdisent le métier de boucher aux notaires ( Ord. H. dr F. , 1 . 1 1 7 . aux clercs < Grand Coutumier , livre IV) , et même aux bourgeois de certaines villes.

« Los bourgeois, dit la coutume de Bruxelles Nouveau Coutumier général, t. 1", p. 1251 1 , peuvent exercer tous métiers et marchandises dans la ville, s'ils sont capables d'y être admis , excepté le métier de boucher, auquel ne peuvent être admis que ceux qui sont du sang. »

Nous n avons pas les statuts primitifs des boucliers de Paris. Ils ne liront pas inscrire leurs règlements parmi ceux des autres métiers, lorsque le prévôt Etienne Boileau les recueillit et le* publia sous saint Louis voy. Corporation ). Sans doute les bouchers aimèrent mieux s'en fier à la tradition et à la crainte qu'inspirait leur redoutable corporation. Ils élisaient entre eux un chef, sous le titre de maître boucher. Ce chef ne pouvait être destitué qu'en cas de prévarication. Il exerçait an droit de juridiction sur tous les autres bouchers et jugeait des différends relatifs à leur profession. La corporation lui adjoignait un procureur et un syndic. Les appels de ce iribuual étaient portés devant le prévôt de Paris. Cette corporation avait conservé quelques unes des anciennes coutumes des ghildes ou fraternités. D'après une ordonnance de Charles VI, de l'année 1381, tout boucher qui se faisait recevoir maître à Paris était obligé de donner un aboirrement et un Mtl, c'est-à-uire un déjeuner et un festin. Pour l'aboi vrement, le récipiendaire devait présenter au chef de la corporation un cierge d'une livre et

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demie, et an gâteau pétri aux œufs; il offrait à la femme du syndic quatre pièces à prendre dans chaque plat ; au prévôt de Paris, un selier de vi n , et quatre gâteaux ; au voyer de Paris, au prévôt du Kor-l'Evêque, aux cellerier et concierge du parlement, demi-seiier de vin pour chacun et deux gâteaux. Pour le past, il devait au chef de la communauté un cierge d'une livre, une bougie roulée, deux pains, un demi-chapon et trente livres et demie de viande; à la femme du chef, douze pains, deux 6eticrs de vin, et quatre pièces à jxrendre dans chaque plat : au prévôt , un seticr de vin, quatre ga'.eaux, un chapon, et soixante et une livres de viande, tant en porc qu'en bœuf ; enfin au voyer de Pans, an prévôt du For-l'Êvèque, au cellerier du parlement, demi-chapon pour chacun, deux gâteaux, et trente livres et demie plus demi quarteron de boeuf et de porc. Les personnes qui avaient droit à ces distributions étaient obligées, quand elles les envoyaient prendre, de payer un on deux deniers au ménétrier qui jouait des instruments dans la salle.

La corporation des bouchers de Paris intervint plusieurs fois dans les affaires publiques, principalement, en 1413, à l'époque de la guerre des armagnacs et des bourguignons. Les bouchers, alliés du duc de Bourgogne Jean sans Peur, exercèrent quelque temps une odieuse tyrannie dans Paris, l eurs che s.ù cette époque, étaient les Saint-Yon et lesThiberi, déjà importants sous Charles V ( 1376) et d<>ni les descendants étaient encore maîtres bouchers de la grande boucherie an dernier siècle. La grande boucherie, qui avait ses étaux près de Saint- Jacques-de-la Boucherie et du Chàtelet, était en lutte avec les boucheries du Parvis, du Temple et de Saint- Germain. Ces dernières n'étaient primitivement que des boucheries foraines qui , par l'extension de la cité, avaient été comprises dans son enceinte. F.ntin des lettres patentes de février 1587 réunirent en une seule corporation les diverses boucheries de Paris et leur imposèrent des statuts qui furent en vigueur jusqu'en 1789. A l'époque de la suppression des corporations , le commerce de la boucherie ne put jouir d'une liberté absolue qui eût été dangereuse pour la salubrité publique. Il fut soumis aux règlements de police (loi du2 mars i79i, art. 7 ». Les maires furent chargés de la surveillance des boucheries ; ils durent s'assurer du prix et de la qualité des viandes, et prendre toutes les mesures nécessaires pour ra salubrité publique. Ces règlements subsistent encore aujourd'hui et ont produit d'heureux résultats

Les abattoirs ou tueries, jadis situés dans l'intérieur des villes , en ont été éloignés. Dès lexvr* siècle, on s'était occupé de cette question. En 1507 et 1577. des règlements de police avaient ordonné T«e ces établissements insalubres fussent tahlis hors des villes et à proximité de l'eau courante. Les abattohrs devaient, en tous cas, être clos de murs ? le sang et les immondices jetés dans la rivière pendant la nuit Mais ces ordonnances furent mal exécutées, et jusqu'à nos jours on a tu les abattoirs et les immondices, qui sont un véritable foyer d'infection , maintenus au milieu des villes. Les règlements modernes, et entre autres, l'ordonnance du 25 mars 1830 , ont délivré Paris et les principales villes de ce danger.

Les ordonnances ont eu même temps désigné les marchés auxquels peut s'approvisionner la boucherie de Paris ; ce sont, hors de Paris, les boucheries de Sceaux et de Poissy(ord. du i8oct. 1829). Depuis plusieurs siècles , Poissy était un des principaux marchés de bestiaux, et les bouchers de Paris étaient dans 1 usage d'aller s'y approvisionner. Des intermédiaires s'établirent dès le xiv* siècle entre les bouchers de Paris et les marchands forains. Un règlement du prévôt de Paris Hugues Aubnot. rendu le 22 novembre 1375 , détermina les attributions de ces vendi-urs de bétail et les soumit à un cautionnement. En 1605, celte institution de jurés vendeurs fut étendue à toute la France. Ils étaient responsables da prix des ventes et tenus de faire l'avance aux marchands , à raison d'un salaire qu'ils rélevaicnt sur chaque vente. Leur nomre varia pendant le xvir siècle. On tenta de les supprimer en t855; mais il s'établit aussitôt des banquiers, qu'on appela grimbetins , qui avançaient aux bouchers le prix des bestiaux, mais ne leur accordaient que peu de jours de tenue et prélevaient ensuite des intérêts usuraires

{>our chaque jour de retard. Plusieurs >ouchcrs lurent ruinés , et une ordonnance de police (18 janvier 1684) supprima ces banquiers. Mais , comme les bouchers ne pouvaient se passer d'intermédiaires, il fallut rétablir les jurés vendeurs (1690). On les remplaça en 1707 parles trésoriers de la bourse de Sreauao et de Poissy, qui, moyennant un droit sur les ventes , payaient immédiatement les marchands forains. Telle lut l'origine de la caisse de Poissy, qui subsiste encore aujourd'hui. Supprimée en 1 7 1 4 , rétablie en 1733, plusieurs fois modifiée, supprimée de nouveau en f 791 . elle a été rétablie en 1802 par le gouvernement consulaire. Elle se compose i° du cautionnement

;hers ; 1° des sommes versées par jse municipale, d'après an crédit général ouvert par le préfet de la Seine jusqu'à concurrence de la somme nécessaire pour payer les marchands forains.

L'administration de cette caisse appartient au préfet de la Seine.

BOUCHON. — On mettait autrefois un bouchon pour servir d'enseigne à un cabaret De là le nom de bouchon employé

BOUCLE. — Voy. Fermail et Habillement.

BOUCLIER. — Voy. Armes, Fig. F.

— "Voy. ÉCLAIRAGE, p. 818.

BOUHOURT. — Voy. Bebouro.

BOULANGBRS. — Le nom de boulangers t, selon du Cange , de ce que le pain t faisaient avait, dans 1 origine , la d'une boule ou d'une iourte. C'est un usage qui s'est conservé dans les campagnes. On les appelait au<si talmeliers , parée qu'ils se servaient d'an tamis pour séparer la farine du son. De la le nom de familiers y talmùiers , et, par corruption, talemelters , talmeliers. Les boulangers formaient une corporation importante , dont l'organisation remonte à Philippe Auguste, et qui tut réglementée par Etienne Boiïeau, prévôt de Paris sous saint Louis. Ile payaient au roi un droit appelé hautban t et avaient pour chef le grand panetier, qui était un des grands officiers de la couronne. C'était entre ses mains que les nouveaux maîtres prêtaient serment.

L'aspirant, accompagne des anciens maîtres et jurés, comparaissait devant le grand panetier ou ses lieutenants ; il leur présentait on pot de terre neuf, rempli de noix et de nieules, espace d'oubliés ou pâtisserie» légères.On brisait ce pot contre la muraille, et chacun des assistants payait sier au lieutenant du grand panetier, " tenu de leur fournir du rea et du nn que l'on buvait immédiatement. La troisième année de sa réception , le nouveau maître devait se présenter de nouveau devant le grand panetier, le premier dimanche après les Rois , 1 1 lui offrir un pot neaf rempli de pois sucrés j dragées ) , avec un romarin , aux branches duquel étaient suspendues diverses sucreries, des oranges et les fruits que comportait la saison. Cette offrande fut ensuite changée eu une rétribution d'un louis d'or. Eni7ii, îea privilèges de la juridiction du grand panetier furent supprimés , et l'inspection sur le corps des boulangers confiée au prévôt de Paris et au lieutenant général de police. Pour être reçu maître fioulan

ger, il fallait cinq ans d'apprentissage, et

quitte ans de compagnonnage, à moins qu'on ne fut fil» de maître.

Outre les boulangers et ulemeliers de Paris, il y avait des marchands forains qui , le samedi , avaient droit de vendre leur pain aux halles de Paris Les marchands de Gonesse , dont le pain «tait plus estimé, avaient une halle particulière. Les marchands lorains avaient encore le privilège de vendre le dimanche au parvis de Notre-Dame le paiu qui leur resuit de la veille. Eu compensation de ce droit, ils payaient uu impôt ou toulieu aux religieuses de Long-Champ, depuis le jour de Saint-André jusqu'à la fête de Saint Denis, et. pendant le reste de l'année, aux religieux de l'abbaye de Saint-Dents. Il y eut pendant longtemps des fours banaux oh une pailie de la population était tenue de porter sa farine, un en trouve jusqu'au xv« siècle Les habitants, pour se dispenser de la banalité, furent obligés de payer un impôt aux monastères et autres établissements qui jouissaient de ce droit, La suppression des corporations n'a pas affranchi la boulangerie de la surveillance des autorités locales. Ce commerce a été soumis à l'inspection des municipalités , qui doivent s'assurer , d'après les termes mêmes de la loi , de la fidélité du débit des denrées qui se vendent av poids , et de la salubrité des comestible* exposes en vente publique. (Lois des 16 et M aoftt i790 , et des 19 et 22 juillet 1701 ).

BOULE. — Voy. Jeu.

BOULE (meubles de). — Voy. Meubles.

BOULET, BOULETS RAMES, BOULETS ROUGES. — Voy. Armes.

BOULEVARDS. — Voy. Fortifications et Villes.

BOUQUET. — Il est souvent question, dans les redevances féodales , de bouquets de roses offerts aux seigneurs à des épo-

?|ucs déterminées. Dans les festins, on uisait passer de main en main un bouquet ou une branche de feuillage pour en-

sou.

BOURDON. — Bâton de pèlerin. Voy.

Pèlerin.

BOURG AGE (franc). — Voy. Bourgagbs.

BOURGAGES. — On appelait bourgages les manoirs, masures et héritages qui n'étaient soumis àaucune redevance, censive ou droit féodal, et ne devaient que les rentes imposées aux bourgs. A>n ln(ii 1 uait quelquefois ce genre ae lenujres - 1* —

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