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BOURGUIGNONETTE. — Coiffure des femmes au xve siècle. Yoy. Habillement.
BOURGUIGNONS. - La loi des Bourguignons ou loi Gombette fut en vigueur dans une partie de la France aux v et vi« siècles (voy. Lois des barbares . On désigna sous le nom de bourguignons les partisans de Jean sans Peur, qui dominèrent pendant quelque temps à Paris, en 1413.
BOURGUIGNOTE. — Espèce de casque.
Voy. Armes.
BOURLÉTTB. — Masse d'armes garnie
de pointes de fer. Voy. Armes..
BOURREAU. — Le bourreau est aussi appelé exécuteur de la haute justice et de* hautes œuvres. Cet office était réputé infâme, et dans certaines contrées le bourreau portait une casaque qui représentait une potence par devant, et une échelle par derrière. A Paris , le bourreau ne pouvait pas demeurer dans l'intérieur de la ville , à moins que ce ne fût dans la maison du pilori, qui lui était donnée par *es lettres de provision. Un arrêt du parlement, en date du 31 août 1709 , l'avait ainsi jugé. Le bourreau avait obtenu le droit de bâtir autour de cette place du pilori, ou se tenait la halle au poisson , des échoppes qu'il louait à des marchands. Ses émoluments se composaient d'un certain nombre de redevances, parmi lesquelles on remarque le droit de havage, qui consistait à prendre de toutes les céréales exposées en vente, autant que la main pouvait en contenir. 11 prélevait à Paris des droits sur les fruits , la marée , le poisson d'eau douce, les gâteaux de la veille de l'Epiphanie , sur les marchands forains pendant deux mois, les lépreux, le passage du Petit-Pont, les balais, le foin, etc. Il venait lui-même à la halle , avec ses valets , percevoir l'impôt sur les légumes verts exposés sur le marché. A mesure qu'on payait ce droit, les valets du bourreau marquaient le dos du payeur avec de la craie. Celte taxe ne fut supprimée qu'en 1 775.
Quand le bourreau faisait une exécution sur le territoire de quelque monastère, on lui donnait , entre autres rétributions , une têie de cochon L'sbbaye de Saint-Germain lui payait annuellement cette redevance.
Il venait, le jour de Saint-Vincent, assister à la procession de l'abbaye; il y marchait le premier, et, après la cérémonie,
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il recevait la tête de cochon. L'abbaye de Saint-Martin lui payait annuellement cinq pains etcinq bouteilles de vin pour les exécutions faites sur les terres des religieux . Le bourreau fut spécialement chargé de saisir les pourceaux qu'on laissait errer dans les rues de Paris, à moins qu'ils n'appartinssent aux moines de l'ordre de Saint-Antoine. Il les conduisait à l'Hôtel- Dieu, et avait droit d'en exiger la tête, ou de prendre cinq sous en argent. Le Grand Coutumier de France indique encored'autres redevances attribuées au bourreau.
>< Quand un homme est justicié, dit ce recueil, le bourreau a tout ce qui est audessus de la ceinture. » Ces redevances maintenues jusqu'à la fin du xviii* siècle , ont été remplacées par un traitement fixe que le gouvernement assigne à l'exécuteur des hautes œuvres. De Thou (livre XLI ) dit qu'il était d'usage que le bourreau demandât pardon aux < riminels qu'il exécutait. On voit, en effet, le bourreau qui décapita Marie Stuart s'agenouiller devant elle et lui demander pardon avant de lui trancher la tête. A cette époque, le bourreau était quelquefois masqué.
Au xvii* siècle, le nom de bourreau parut infamant aux exécuteurs des hautes œuvres de la justice; plusieurs arrêts des xvu* et xvma siècles défendirent de le leur donner; on cite, entre autres, un arrêt du parlement de Rouen en date du 7 novembre 1681 etunarrètdu parlement de Paris de 1767 qui punissaient d'amende ceux qui appelleraient bourreaux les exécuteurs des hautes œuvres. La Convention, par un décret du 1 3 juin j 793, établit un exécuteur des arrêts criminels par département et lui donna deux aides. Celui de Paris en eut quatre. Eu 1 832, une ordonnance du 7 octobre décida qu'on réduirait successivement le nombre des exécuteurs à quarante-trois et que la plupart n'auraient plus qu'un aide. Les exécuteurs des arrêts criminels sont nommés aujourd'hui par le ministre de la justice et leurs gages sont payés par l'Etal. En cas de maladie ou d'empêchement des exécuteurs, le ministère public peut requérir ceux des départements voisins.
11 y avait autrefois des questionnaires ou tourmenteurs jurés distincts des bourreaux. Les tourmenteurs n'étaient chargés que de donner la question.
BOURREE. — Espèce de danse origi naire d'Auvergne. Voy. Danse.
BOURRELIERS. — Corporation spécialement occupée, au moyen âge, de la fabrication des colliers des chevaux et dossiers des selles. Voy. Corporation.
BOURSE. — Voy. Habillement.