P AP
au xic siècle , lorsqu’ils accordaient des privilèges.
Papier d’écorce. — - D. Montfaucon soutient ( Paléog livre I, chap. ix ) qu'un manuscrit de l'abbaye de Saint-Germain des Prés, composé de cinq feuillets, était sur papier d’ecorce . Son opinion a paru vraisemblable aux nouveaux diplomatistes, I). Tassin et D. Toustain ( Nouveau traité de diplomatique , t. I , p. 515), qui avaient fait une étude approfondie de ce manuscrit.
Papier de coton . — Le papier de cotoyi fut en nsage chez les Orientaux dès le ivc siècle, il ne se répandit en Occident que vers la fin du xic siècle, et fut surtout employé dans les contrées d'Ualie qui étaient liées avec les Grecs, comme Naples, la Sicile , Venise, où l'on trouve beaucoup de titres et diplômes en papier de coton .
Papier de chiffe . — Les auteurs de 1 9 Art de vérifier les dates , citent, à l'article de Hugues II , comte de Chalon-sur- Saône, une charte en papier de chiffe portant la date de 1075. Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, mentionne le papier de chiffe dans un ouvrage composé en 1122. « Les livres , dit-il , que nous lisons tous les jours , sont faits de peaux de béliers ou de boucs ou de veaux ou de plantes orientales ou de chiffe. » (Ex ra suris veterum pannorum compacti ).
Montfaucon , après avoir cité ce passage , ajoute: «Pierre le Vénérable nous dit qu'il y avait déjà de son temps des livres faits "avec du papier du chiffon; mais il fallait que ce^s livres fussent extrêmement rares ; car quelques recherches que j’aie pu faire, tant en Italie qu’en France, je n'ai jamais vu ni livre ni feuille de papier, tel que nous l'employons aujourd’hui, qui ne fût écrit depuis saint Louis. » Une lettre de Joinville à Louis X le Hulin est citée comme un des plus anciens écrits sur papier de chiffe. Cependant D. de Vaines ( l. c. ) parle d’un manuscrit de 1239 sur papier de chiffe.
On fait remonter l’établissement des premiers moulins à papier ou papeteries à la fin du xiie siècle. En 1 iS9, Raymond- Guillaume , évêque de Lodève , accorda, moyennant un cens annuel, la permission de construire , sur l'Hérault, plusieurs moulins à papier. On en établit , au xive siècle, dans les environs d’Essone et de Troyes.
Papetiers. — Les premiers statuts des papetiers français turent rédigés, en 167 1, pour prévenir les fraudes qui se commettaient dans la vente et la fabrication du papier. Ils furent complétés, en 1742 1 par des articles additionnels qui déter-