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PHILTRES. — Drogues dont on se servait dans les opérations magiques et principalement pour inspirer l’amour.

PHYLACTÈRES. — On appelle quelquefois 'phylactères , d’un mot grec qui signifie préservatif des amulettes ou talismans (voy. Superstitions). — On donne encore le nom de phylactères à de longues bandelettes de parchemin que portaient les juifs renommés pour leur sainteté* Les chrétiens des premiers siècles portaient quelquefois des phylactères qu’ils regardaient comme des préservatifs. « On voit parmi nous, dit saint Jérôme ( Commentaire sur saint Matthieu , c. xxm), des femmes superstitieuses qui se font des phylactères avec de petits évangiles, des croix de bois et autres choses semblables. Elles montrent aussi du zèle pour la religion , mais un zèle qui n’est pas selon la science {non jux ta scientiam). » Les artistes du moyen âge ont généralement représenté les prophètes et les docteurs de l’ancienne loi portant des phylactères sur lesquels sont gravées des sentences de la Bible.

PHYSIOCRATES. — Économistes du xvm0 siècle qui cherchaient surtout dans l’agriculture la source des richesses nationales. L’école des physiocrates avait pour chef Quesnay, médecin de Louis XV, et elle exerça une grande influence dans la seconde moitié du xvm® siècle. Les physiocrates mirent à la mode les journaux et les académies d’agriculture. Malgré l’exagération de leur système , ils rendirent de grands services en desséchant des marais, défrichant des landes et fertilisant des terres arides. D’ailleurs, une autre école, celle de Gournay et de Turgot, combattit les idées exclusives des physiocrates , et défendit les droits du commerce et de l’industrie.

PHYSIQUE. — Voy. Sciences.

PICPUS, PICQUEPUSSES. — Congrégation de prêtres séculiers qui se rattachaient à l'ordre de Saint-François. Elle datait de l’année 1594; elle comprenait même des laïques, hommes et femmes, qui vivaient sous la règle de saint François. Les Picquepusses ou Picqueputiens tiraient leur nom d’un faubourg de Paris appelé Picpus . où ils s’étaient établis. Cette congrégation se divisait en quatre provinces appelées provinces de Saint- François, de Saint-Yves , de Saint-Louis et de Saint-Éléazar.

PIÈCES D’OR. — I/usage de rompre une pièce d’or et d’en partager les morceaux en signe de reconnaissance s'est

perpétué depuis les premiers Francs jusqu’à la tin du xvie siècle. On sait que le roi franc Childéric 1er et le leude Wiomade avaient rompu une pièce d’or avant le départ du roi, et qu'il était convenu que Childéric ne reviendrait que lorsqu’il recevrait la moitié de la pièce restée entre les mains du roi. De Thou (liv. LXXII) raconte qu’en 1579 le roi de Navarre, qui fut dans la suite Henri IV, rompit aussi des pièces d’or en signe de reconnaissance avec Lesdiguières et le fils de l’amiral de Coligny. Ils ne devaient prendre les armes u’après avoir reçu la moitié des pièces or restées entre leurs mains.

PIED CORNIER. — Arbre qui sert à fixer les limites d'un terrain, d'un héritage , d'une forêt , etc.

PIED FOURCHÉ. — Droit qu’on lève aux portes des villes sur les bœufs, vaches, moutons et autres bêtes qui ont le pied fourchu.

PIERRERIES. — Voy. Pierres précieuses.

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