‹ Dictionnaire historique des institutionsChapitre 125 sur 224 · PET · texte numérisé non relu

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pour tirer. Sous François Ier, une partie de l’infanterie était armée du pétrinul. On s’en servait encore sous Henri IV, comme le prouve une relation du siégé de Ilouen , en 1 592.

PÉTROBRUSIF.NS. — Hérétiques du XIIe siècle, disciples de Pierre de Bruys, sectaire qui enseignait que le baptême était inutile à ceux qui ne pouvaient pas faire un acte de foi en le recevant , et que par conséquent on ne devait pas l’administrer aux enfants. Il condamnait l’usage des croix, des autels et des sacrifices : et , pour appliquer1 ses principes, il brisait les croix et ruinait les églises. Pierre de Bruys fut arrêté en Provence et brûlé dans Saint-Gilles, en 1147.

PÉTARD. — Machine de guerre, qui a la forme d’un cône tronqué, et dont on se sert pour briser les portes. Ce projectile est rempli de poudre à laquelle on met le feu au moyen d’une fusée. Des pétards furent employés en France dès 1579. L’année suivante , Henri de Navarre, qui devint plus tard Henri IV, se servit d’un pétard pour faire sauter les portes de la ville de Cahors.

PETITES DATES. — Voy. Dates.

PETITES-MAISONS. - Hôpital fondé par la ville de Paris en 1497, et désigné d’abord sous le nom de maladrerie de Saint-Germain. On lui donna le nom de petites-maisons , parce que les cours qui ie composaient étaient entourées de petites maisons fort basses qui servaient de logement à plus de quatre cents vieillards entretenus par le grand bureau des pauvres. Cet hôpital était aussi destiné à recevoir des fous, et l’expression petitesmaisons devint synonyme d’hôpital de fous. C’est ainsi que Boileau a dit (sat. vm), en parlant d’Alexandre :

ïlcureus si , cio son temps , pour cent bonnes raisons ,

ta Macédoine eût eu des petites-maisons /

PÉTITOIRE. — Terme de pratique. On appelait pétitoire l'action que Ton intentait pour recouvrer un bien usurpé par un autre, en prouvant que l’on en avait la propriété. Cette action judiciaire était opposée à celle qui se nommait posses soxre, et qu» obligeait seulement à justifier que l’on était en possession du bien contesté.

PETITS-AUGUSTÏNS. — Augustins réformés. Voy. Clergé régulier, p. 163.

PETITS GRANDS-LIVRES. — Registres auxiliaires du grand livre de la dette publique , établis dans chaque département, en 1319 , par le baron Louis, ministre des

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ri!^r?eS’ife *>Ut de.cette institution était de iaciiiter 1 acquisition de rentes sur l’État.

PHARE. — Grand fanal que l’on place ordinairement sur une tour construite à 1 entree ou environs des ports, pour aver- \a\sseaux qui approchent des côies pendant la nuit Les phares tirent leur nom ne 1 île de Pliaros, située sur la côte

avaiPnttnf°>ale d’É^Ue* Les Romains avaient fait construire un phare à Boulogne ; il fut relevé par ordre de Charlemagne, en Sn.On multiplia dans la suite les phares sur toutes les côtes de France. Mais ces fanaux, dont les feux étaient fixes, étaient souvent dangereux pour les navigateurs , qui pouvaient les prendre 1 un pour l’autre et les confondre avec des feux allumés sur la côte. Pour échapper à cet inconvénient , on a imaginé , vers la lin du xvinc siècle, les phares à feux tournants et à éclipses. On a commencé à se servir, e r» 1784, de ces machines qui tour à tour cachaient ou laissaient paraître la lumière. Ces phares à feux tournants ont reçu des perfectionnements qui permettent de projeter leur lumière à une grande distance. Aujourd’hui tous les phares sont éclairés au moyen d’appareils lenticulaires, dont l’invention est due à Fresnel, membre de l’Académie des sciences, connu par ses recherches sur la théorie de la lumière. On fabrique h Paris, sons la direction d’un ingénieur, les appareils d'éclairage et les lanternes des phares. Depuis 1830, l'administration des ponts et chaussées publie un tableau descriptif des phares et fanaux de France.

Nos. côtes sont aujourd’hui les mieux éclairées de l'Europe.

PHARMACIE , PHARMACIENS. — Les pharmaciens formaient, dès le xm® siècle, une corporation , sous le nom d’ apothicaires (vov. Corporation, p. 233-234).

— D’après les lois modernes, nul ne peut exercer le métier de pharmacien sans avoir été reçu dans une des écoles de pharmacie établies par le gouvernement.

Ces écoles ont été créées par une loi du 1 1 avril 1803 dans les villes où se trouvent des facultés de médecine (Paris , Montpellier et Strasbourg). Les pharmaciens doivent se conformer, pour la préparation des remèdes , au codex rédigé d’après la loi , ou aux prescriptions des docteurs en médecine. Ils sont soumis à la visite des médecins et pharmaciens délégués par l’autorité pour constater la qualité des médicaments.

PHILOSOPHIE. — Science qui traite des facultés de l’homme et des premiers principes. Voy. Sgiencls, § Sciences morale

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