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QUADRILLE. — On donnait le nom de quadrilles aux diverses troupes qui composaient un carrousel , comme on le voit dans le passage suivant du Journal de Dangeau, à la date du 4 jtiin 1685 : «Monseigneur et M. le duc de Bourbon étaient chacun à la tète de la quadrille . Le roi s'alla placer sur les échafauds qui lui étaient préparés, et nous commençâmes la marche en faisant le tour de la cour des secrétaires d’État, puis nous entrâmes dans la porte de la petite cour qui était à notre gauche, et limes le tour de la cour du château, et passâmes sous les fenêtres de M. le duc de Bourgogne , qui était sur le balcon. » Dangeau décrit ensuite les courses qu'exécutèrent les divers quadrilles , qui représentaient les Abencerrages et les Zégris , pendant les guerres de Grenade. Le prix était une fort belle épée de diamants qui fut remportée par le prince Camille de Lorraine.
QUADRIVIUM. — Le quadrivium était , au moyen âge, le courssupérieur d'études comprenant l'arithmétique, la géométrie, la musique et l'astronomie.
QUARANTAINE. — Temps qu'un vaisseau doit passer en rade sans entrer au port et sans avoir libre communication avec les habitants du pays. L'épreuve devait autrefois durer quarante jours, et de là était venu le nom de quarantaine ; mais le nom a été conserve, quel qu'ait été le nombre des jours fixé pour la séquestration. Voy. Lazaret.
QUARANTAINE -LE-ROI. — La quaran taine-le-roi avait été instituée par saint Louis, ou, selon d’autres par Philippe Auguste et seulement renouvelée par saint Louis en 4245. Elle défendait les guerres privées pendant quarante jours à partir du moment o\i l'injure avait cté commise. Le roi intervenait pour faire arrêter et punir l'agresseur. Si , dans l'intervalle des quarante jours, quelqu'un des parents avait été xué , le meurtrier était puni de mort.
QUARANTE HEURES. — Les prières des quarante heures tirent leur nom de ce que , dans l'origine, elles devaient durer ce temps sans aucune interruption. On en place l'origine en 1560. A cette époque, le pape Pie IV permit à Pârchiconfrérie de Rome de les célébrer et il accorda des indulgences à tous ceux qui y assisteraient.
Saint Charles Borromée, archevêque de Milan et neveu de Pie IV, obtint presque aussitôt de ce pape le même privilège pour les églises de son diocèse. Clément VIII , par une bulle du 21 novembre 1592 , étendit à toutes les églises de Rome l'usage des prières des quarante heures . Deux ans après , ces prières eurent lieu dans le comtat Venaissin , où le concile d'Avignon, en 1 594, adopta les règlements faits par saint Charles Borromée. Dans la première moitié du xvne siècle, l’usage des prières des quarante heures fut adopté en France, où il paraît avoir été introduit d’abord dans les maisons des carmes déchaussés ; ces prières sont ordinaires ou extraordinaires. Les prières ordinaires ont lieu à des époques déterminées, par exemple pendant les trois jours qui précèdent le carême. Les prières extraordinaires sont réservées pour les calamités publiques ; elles sont célébrées sur l'ordre de l’évêque. Maintenant on les interrompt pendant la nuit; ce qui n'avait pas lieu dans l'origine. Le saint sacrement est exposé pendant la durée des prières des quarante heures.
QUART D’ÉCU. — Monnaie d'argent qui eut cours en France en 1580; elle fut d’abord fixée à soixante sous qui faisaient le quart d'un écu d'or, d'après le tarif de 1577. l)e là vint le nom de quart d’écu.
QUART DENIER. — Quart du denier de la valeur d'un office qui se payait aux parties casuelles (voy. Parties casueui.es) à chaque mutation d’office. Les offices étant considérés comme propriétés , dont le roi était le seigneur, ceux qui entraient en possession payaient le droit de mutation comme des héritiers qui entraient en jouissance d’une propriété.
QUART DU SEL. — Droit qui dans certains pays, par exemple, en Poitou et en Saintonge, remplaçait l'impôt de la gabelle; il était, comme le nom l’indique , du quart du prix de vente du sel. Voy. Gabelle.
QUARTE FUNÉRAIRE. — Terme des anciennes coutumes qui désignait le droit qu’il fallait paver au curé , lorsqu on enterrait un de scs paroissiens hors delà paroisse. Si le curé conduisait le corps dans un monastère , l'usage voulait qu il partageât le luminaire avec les îeligieux. Le concile de Vienne, en autorisant la