‹ Dictionnaire historique des institutionsChapitre 146 sur 224 · PUN · texte numérisé non relu

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devant les prud' hommes, exposaient sommairement leurs raisons , sans l’intervention d’avocats ni de procureurs. Les prud’ hommes rendaient ensuite un jugement qui devait être exécuté immédiatement. Le magistrat, appelé sous-viguier , levait , en cas de besoin , prêter mainforte pour en assurer l’exécution. La juridiction de ces prud’hommes fut confirmée par de nombreuses ordonnances des rois de France.

Dans l’organisation moderne de la France , on appelle prud’hommes les membres do conseils qui sont chargés d’exercer la surveillance, en matière industrielle, dans les grandes villes de fabrique, et de juger lés contestations qui s’élèvent entre les maîtres et les ouvriers. Ils sont les juges de paix de l’industrie , et ont pour principal objet la conciliation. Un décret du 18 mars 1806 établit un premier conseil de prud’hommes dans la ville de Lyon, et ordonna que des conseils semblables fussent institués successivement dans toutes les villes de fabrique. Ces conseils se composent de fabricants, de chefs d’ouvriers, de contre-maitres et d’ouvriers élus par leurs pairs. La juridiction des prud: hommes étant toute de conciliation n'admet ni avocats ni défenseurs; les parties doivent se présenter en personne. Les conseils de prud’ hommes sont renouvelés par tiers chaque année. Le sort désigne ceux qui doivent être changés la première et la seconde année.

PRYTANÉE. — On a donné , pendant la révolution et jusqu’à la réorganisation des lycees ( 1802 ) , le nom de Prytanée à 1 ancien college de Louis le Grand, il s’est appelé ensuite Lycée impérial , puis col- Louis le Grand , en lin Lycée impérial de Louis le Grand .

PRYTANÉE MILITAIRE. — Le collège militaire de la Flèche ( voy. Écoles , § I Ecoles militaires') a repris, au mois de janvier 1853 , le nom de Prytanée militaire qu’il avait porté sous l’empire.

PSALTÉRION. — Instrument de musique qui avait la figure d’un triangle tronque. Voy. Musique, fig. D.

PUISSANCE PATERNELLE.— Voy. Père.

PULVÉKAGE. — Droit que, dans certains lieux, les seigneurs hauts justiciers levaient sur les troupeaux de moutons qui passaient sur leurs terres. Voy. Salvaing Ve l usage des fiefs, chap. xxxiv.

PUNCH. — L’usage du punch en France ne date que de la seconde moitié du eviii® siècle. Cette liqueur, qui estgéné-

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râlement faite avec du thé , du jus de citron , du sucre et de l’eau-de-vie, fut empruntée à l’Angleterre et introduite en France après la paix de 1763.

PURGATION CANONIQUE. — Quand un évêque ou un prêtre était accusé d’un crime par la voix publique, il devait, quoiqu’il ne se présentât pas d’accusateur particulier, se justifier publiquement. On appelait cet acte purgation canonique.

L’inculpé se rendait dans l’église et jurait sur les tombeaux des martyrs et sur tout ce qu’il y avait de plus saint qu’il était innocent du crime qu’on lui imputait.

Quelquefois il amenait avec lui un certain nombre de personnes d’une probité notoire, qui faisaient tous le même serment que lui. Leur témoignage suffisait pour détruire la diffamation Celui qui n’osait prêter le serment ou ne trouvait pas de personnes d’une probité reconnue disposées à jurer avec lui , était réputé coupable.

PURIFICATION. — Fête qui est célébrée le 2 février en l’honneur de la sainte Vierge , qui alla , quarante jours après la naissance de J. G., se présenter au temple pour satisfaire à la loi de la purification imposée par le Lévitique. un attribue quelquefois l’institution de cette fête à Justinien. Mais , d’après Baronius , elle fut établie, vers la fin du ve siècle, par le pape Gélase, qui la substitua aux lustrations que les Romains idolâtres célébraient au commencement de février et aux courses nocturnes qui se faisaient alors avec des flambeaux. Comme on bénit les cierges à la fête de la Purification , le peuple l’a nommée Chandeleur (acandelis ),

PU Y D’AMOUR , PUY DE LA CONCEP- TION. — Le mot puy vient du latin podium, qui désignait, dans l’amphithéâtre ou le cirque , une place où siégeaient les principaux sénateurs. On appela podium ou puy , au moyen âge, le lieu où siégeaient les juges des concours de poésie et par extension le nom de puy fut donné a ces concours eux-mêmes. Il est souvent question de puys d’amour dans les poésies^ du moyen âge. Voy. Sainte-Palaye, v" Puy. J *

Le puy de la conception était un concours de poésie en l’honneur de l’immaculcc conception de la Vierge, établi à Rouen en. i486. Les poésies qu’on y envoyait étaient soumises au retour de certaines formes et de certains vers; ce qui leur lit donner le nom de palinods, qu’on appliqua ensuite à l’académie chargée de décerner les prix dans ces concours

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