SURINTENDANT DES FORTIFICATIONS
— Ce titre fut donné , sous le règne de Louis XIV, au chevalier de Clerville.
Voy. Pellisson, Histoire de Louis XIV , t. I, p. 198.
SURINTENDANTE DE LA MAISON DE LA REINE. — Cette charge fut créée par Mazarin , en faveur de sa nièce , Olympe Mancini, qu’avait épousée, en 1657, le rince Eugène-Maurice de Savoie, second ls du prince de Carignan ; on renouvela pour le neveu de Mazarin le litre de comte de Soissons. Voici ce que dit Saint-Simon de la création des titres de surintendantes de la maison des deux reines, Marie- Thérèse et Anne d’Autriche : « Le cardinal Mazarin, qui fit tout pour que le comte de Soissons ne se trouvât pas mal marié à sa nièce, venait d’inventer pour elle la charge jusqu’alors inconnue de surintendante de la maiso7i de la reine, et pour conserver toute préférence à la reine mère, avec laquelle il avait toujours été si uni, à qui il devait tout, et que le roi respectait si fort ; il fit en même temps la princes» ue
Conti, son autre nièce, surintyndante de la maison de la reine mère » (. Mémoires de Saint-Simon , IV, 92). La surintendante de la maison de la reine avait, comme le nom même l'indique, la supériorité sur toutes les dames du palais. La du-chesse d'Orléans (Henriette d’Angleterre) eut aussi une surintendante de sa maison.
« Madame , dit Saint-Simon ( VI , 394 ) , parce qu’elle était fille d’Angleterre , en eut une aussi, qui fut Mme de Monaco.
C'est l’unique exemple pour les filles de France.»
SURNOM. — Ce mot vient, selon du Cange, de ce qu’autrefois, dans les actes, on écrivait le surnom sur le nom. Il cite comme exemple un extrait d’une pièce latine du xm° siècle. Yoy. Noms, p. 867 et 868, et Sobriquets.
SURNUMERAIRES. — Commis qui sont employés dans les ministères et dans les diverses administrations ; ils y travaillent sans appointements, en attendant la vacance d’une place.
SURSIS. — Délai accordé en justice , et pendant lequel une affaire reste en suspens.
SURTAXE. — Impôt excessif. Une ville ou un individu surtaxés peuvent réclamer un dégrèvement. - — L’augmentation que subissent momentanément certains impôts s’appelle aussi surtaxe .
SURTOUT DE TABLE. — L’origine des surtouts de table remonte à la fin du xvne siècle. Le Mercure galant , du mois d’avril 1698 , décrivant un grand repas ,
Sue Monsieur, frère du roi, avait donné ans Saint-Cloud, dit que le milieu de la table était rempli par un surtout de vermeil doré, u II y a peu, ajoute l’auteur, que ces sortes d’ouvrages sont inventés, pour garnir les tables. Ils y demeurent pendant tout le repas. On en fait de p*asieurs pans différents. Us sont souvent enrichis de figures; ils portent quantité de choses pour l'usage delà table, en sorte que l'on ne peut rien souhaiter à un festin que l'on n’y trouve.» La même Gazette nous apprend que, pour les soupers aux lumières, les surtouts étaient faits de manière à. pouvoir y placer des bougies; et que, pour un repas de jour, il y avait divers ornements fort agréables qui couvraient et cachaient la place des flambeaux. Voy. Le Grand d’Aussy, Histoire de la vie privée d es Français .
SURVEILLANCE DELA HAUTEPOLICE, — Mesure adoptée à l’égard de certains condamnés. A l’expiration de leur peine, ils sont soumis à. une surveillance spé-