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VACANCES. — Temps pendant lequel les séances des tribunaux sont interrompues et les études suspendues dans les établissements d’instruction publique.

L'usage des vacances pour les tribunaux est immémorial : on le trouve déjà mentionné dans les lois de Théodose.

D’après le code Ihéodosien, les tribunaux devaient vaquer pendant trente jours à l’époque de la moisson et des vendanges, pendant la quinzaine de Pâques et à certains jours fériés. Les vacances sont restées fixées à peu près de la même ma nière dans les tribunaux de l'ancienne monarchie. Les parlements vaquaient ordinairement pendant la quinzaine de Pâques , et depuis le ieC septembre jusqu’à la Saint-Martin. L’usage des vacances pour les tribunaux a été maintenu par les lois modernes. Une loi , du 10 février J Si 6, a décidé que les vacances des cours d’appel et des tribunaux de première instance auraient lieu du icr septembre au 1er novembre. On a accordé des vacances semblables aux chambres civiles de la cour de cassation, au conseil d’État et à la cour des comptes. Une chambre des vacations est chargée de juger les affaires urgentes pendant le temps de vacances .

VACATIONS (chambre des). — Chambre chargée de juger les affaires urgentes pendant les vacances des tribunaux.

— On appelle eucore vacations la suspension même des séances pendant le temps des vacances. — Enfin le mot vacations désigne le temps que les juges de paix, notaires ou autres officiers publics consacrent à un inventaire, apposition de scellés ou à tout autre acte de leur ministère.

VACCINE. — L’inoculation ou vaccine , destinée à combattre la petite vérole ou variole , a été introduite en France vers la fin du xvme siècle. L’usage de la vaccine donna lieu à une très-vivepolémique entre les médecins. En 1765 , la Faculté de médecine de Paris se prononça en faveur de l’inoculation. Depuis cette époque, malgré l’opposition du préjuge et de la routine, Putilité delà vaccine a été généralement reconnue*, on a calculé qu’elle pouvait, dans un siècle, sauver la vie à trois millions d’hommes. Aussi l’usage de la vaccine a-t-il été encouragé par le gouvernement, qui a distribué des prix et organise des comités spéciaux pour la propager.

VAGABONDAGE , VAGABONDS. — Voy.

Menbiants. — Des vagabonds qui infestaient Paris dans la première moitié du xvn° siècle furent désignés sous le nom de ballots.

VÀGUE-MESTRES. — Officiers établis sous Louis XIV pour avoir soin des charrois et équipages de guerre. Ils avaient le rang de sergents. Le nom de vaguemestre est tiré de l’allemand et signifie maître des chariots .

VAINES PATURES. — Voy. Pâtures (vaines).

VAIR. — Fourrure très-estimée en France au moyen âge. Elle tirait son nom du latin varius (varié). On désignait ordinairement par ce mot la peau d’une espèce d'écureuil des pays froids; elle était grise sur le dos et blanche sous le ventre ; ce qui lui a fait donner le nom de vair , à cause de la variété des couleurs. Après l’hermine, c’était la fourrure la plus recherchée. Les présidents des parlements portaient des robes garnies et d’hermine et de vair.

VAISSEAUX. — Il a été question ailleurs de la marine française et de la navigation intérieure de la France (voy. Marine et Navigation). Je me bornerai à quelques motssurla forme des vaisseaux.

I/auteur anonyme de l’éloge de la reine Emma, femme de Canutle Grand (E7nmæ, Anglorum régime , encomzum ), dit que les poupes des vaisseaux de Canut étaient ornées de lions dorés ; qu’au haut des mâts on avait placé des oiseaux dont les mouvements indiquaient la direction du vent ; on y voyait encore des dragons qui semblaient prêts à vomir des fiammes. Il y avait aussi des figures humaines, ornées d’or et d’argent, qui semblaient vivantes. Cette description, dans laquelle se complaît l’auteur , a pour commentaire naturel la célèbre tapisserie de Bayeux, où l’on voit des vaisseaux dont les extrémités présentent diverses figures d’hommes et d’animaux.

VAISSEAUX, VAISSELLE. — Ustensiles de table. Voy. Table, p. 1 195.

VALET. — Ce moitié seprenaitpoint primitivementen mauvaise partetn’indiquait point une condition servile. Le valet ou varlet faisait partie de la hiérarchie chevaleresque ( voy. Chevalerie , p. 1 43 , 2e col,). On lit dans un acte de Philippe

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