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VAR

Je Bel , daté de 1297 : « Notre amé et fidèle valet Aimery de Poitiers, damoiseau »(Dilectus et fidelis valetus noster Aimerions de Pictavis domicellus ). A partir du xvie siècle, le mot valet est devenu synonyme de laquais. Yoy. Laquais.

VALETS DE CHAMBRE DU ROI. — Il y avait dans l'ancienne monarchie trentedeux valets de chambre du roi , dont huit servaient par quartier. On donnait encore le titre de valets de chambre du roi aux tapissiers, barbiers, perruquiers, tailleurs , etc. , employés au service du roi.

VANDALES. — Les Vandales ravagèrent la Gaule pendant deux ans (406-40S) avant de passer en Espagne. Ils y exercèrent d’horribles dévastations, comme plus tard en Espagne et en Afrique. De là est venu le nom de Vandales et de vandalisme pour indiquer l’ignorance et la barbarie de ceux qui détruisent les monuments des arts.

VAPEUR (Machines et bateaux à). — L’emploi de la vapeur dans la mécanique avait été tenté dès le xvne siècle. En I6i5, un Français , Salomon de Caus , donna l’indication d’une véritable machine à vapeur , dans un ouvrage intitulé : Les raisons des forces mouvantes avec diverses machines tant utiles que plaisaiites. L’idée d’élever l’eau à l’aide de la force élastique de la vapeur est formellement exprimée dans ce traité. Un autre Français, Denys Papin, construisit aussi, vers la fin du xvue siècle, une machine dont le jeu était déterminé surtout par la condensation de la vapeur d’eau. Un Anglais, James Watt, perfectionna les machines à vapeur ébauchées en France et en Angleterre. On trouvera dans les ouvrages spéciaux les détails de ces inventions et de ces perfectionnements qui n’entrent pas dans le cadre de ce Dictionnaire. Je me bornerai à mentionner quelques-uns des principaux résultats de l’invention des machines à vapeur.

Dès 1775, M. Périer construisit, en France, un bateau à vapeur , comme l’atteste un ouvrage de l’ingénieur Ducrest, imprimé en 1777. Le marquis de Jouffroy tenta d’autres essais du môme genre.

L’Américain Fui ton les renouvela à Paris, en 1803; mais ce ne fut qu’en 1812 que l’on construisit, en Angleterre, des paquebots à vapeur pour le transport des voyageurs, et la France n’adopta définitivement cette mile invention que sous la Restauration, vers 1816. La facilité et la rapidité des communications ÿ ont prodigieusement gagné. La marine

militaire a aussi adopté les machines à vapeur , et emploie les pyroscaphes ou bateaux à vapeur concurremment avec les vaisseaux à voiles.

Il existe une histoire spéciale de la machine à vapeur , par M. Figuier. Paris,

VARECH (droit de). — D’après l’ancienne coutume de Normandie , les seigneurs dont les fiefs étaient situés sur les côtes de la mer, avaient droit de s’emparer de tous les objets que la tempête et les naufrages jetaient sur leurs terres, ou qui arrivaient assez près de terre pour qu’un homme à cheval pût les toucher avec sa lance. Le nom de varech , donné à ce droit , venait des herbes marines ou algues, nommées communément varech , que la mer jette sur les côtes. On appelait ailleurs le droit de varech épave et droit de bris. Voy. Épave.

VARLETS, — Jeunes nobles qui servaient un seigneur châtelain et se préparaient sous ses auspices et par ses exemples à mériter l’honneur de la chevalerie. Voy. Chevalerie , § Il , p. 143, 2e col.

VASES. — Il est question, dès le temps de Clovis (fin du ve siècle) , de vases en pierres précieuses. On lit dans la vie de saint Fridolin, qu’un de ces vases ayant été brisé à \a table de Clovis , le saint le répara miraculeusement. Louis le Gros mit en gage une nef ou vase d’émeraude, et Suger l’acheta pour l’abbaye de Saint-Denis. Il est fait mention, dans l’inventaire de la vaisselle de Charles V, d’aiguières, de pots, de coupes et de gobelets en cristal. L’inventaire de la vaisselle de Humbert II, dauphin de Viennois, mentionne un gobelet de nacre et une coupe de jaspe. Enfin, dans la vie de saint Sulpice, évêque de Bourges , il est dit que le saint ne voulut jamais se servir de vases d’argent , mais seulement de bois, de terre ou de marbre. Voy. Le Grand d’Aussy, Vie privée des Français.

VASSAL , VASSAUX. — Le nom dépassai, indiquant un homme libre qui tenait d'un seigneur une terre et avait contracté envers lui des obligations personnelles, se trouve souvent dans les capitulaires de Charlemagne. Un capitulaire de 813 énumère les quatre cas dans lesquels un passa Z peut quitter son seigneur: i° lorsque le seigneur a voulu le tuer; 2® le frapper d’un bâton ; 3° déshonorer sa femme ou sa fille; 4° lui a enlevé son patrimoine. Un capitulaire de 816 énumère cinq cas qui donnent le môme droit à un vassal : i° si le seigneur veut réduire in-

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