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fermie sur des fondements solides. »
Toutes les bouches répétèrent le serment; tous , debout, le bras tendu vers Bailly, s'engagèrent solennellement à assurer par une constitution l'exercice des droits nationaux.
JEUDI ABSOLU ou GRAND JEUDI. — On appelait le jeudi saint jeudi absolu parce qu'en ce jour les chrétiens soumis à la pénitence publique pendant le carême, obtenaient l'absolution de leurs fautes. 11 était aussi d’usage, comme on le voit dans d'anciens romans de chevalerie, que la reine donnât en ce jour des vêtements à quelques pèlerins. ( Voy.
Sainte-Palaye , v° Jeudi saint . )
JEUNE. — Voy. Carême.
JEUNESSE DORÉE. — On appela jeunesse dorée le parti qui , après le 9 thermidor, opposa des mœurs élégantes et un costume recherché à la négligence affectée de la faction démocratique. Les cheveux noués en tresse et rattachés par un peigne derrière la tète , de grandes cravates, des collets noirs ou verts, un crêpe au bras, tels étaient les signes distinctifs de la jeunesse dorée . Elle luttait énergiquement dans les sections et dans tous les lieux publics contre les jacobins. Son journaliste était Fréron , qui rédigeait V Orateur du peuple. Ce parti, qui se présentait comme vengeur des victimes de la terreur et qui se composait de jeunes gens élégants , eut pour lui l’appui des femmes /qui applaudissaient à ce retour de mœurs délicates et de parures brillantes. Ce fut à la suite du 9 thermidor (27 juillet 1794 ) que commença cette réaction de la jeunesse dorée. Elle fut vaincue au 13 vendémiaire (5 octobre 1795 ) par Barras et Bonaparte.
JEUX FLORAUX. — L'institution des jeux floraux à Toulouse date de l'année 1323 (1324), où Charles IV visita cette ville. Sept troubadours formèrent le college du gai savoir ; et établirent un concours pour la meilleure pièce de poésie sacrée. Le vainqueur devait recevoir une violette d'or et le titre de docteur dans la gâte science. Ce fut Arnaud Vidal de Castelnaudary qui obtint le prix. L'année suivante, un chancelier fut placé à la tete du collège de la gaie science et les sept premiers troubadours qui l'avaient institué reçurent le nom de mainteneurs. Dans la suite deux nouveaux prix furent établis , Véglantinc et le souri d'argent Il fallut remporter les trois prix pour devenir docteur ou maître du collège du gai savoir. Cette institution déclina vers îa fin du xve siècle. Les catpitouls ou ma-
gistrats municipaux ne fournissaient plus les prix dont la ville s'était chargée. Ce fut alors qu’une femme, Clémence Isaure, se chargea de la dépense et soutint les fêtes du gai savoir , qui prirent le nom de jeux floraux (vers i4S4). Les fondations de Clémence Isaure furent dans la suite détournées de leur destination et prodiguées en dépenses inutiles et en repas qui n’avaieru rien de poétique. Une nouvelle réforme devint nécessaire, et Louis XIV, par lettres patentes datées du mois de septembre 1694, transforma en académie l'ancien collège du gai savoir. Le nombre des mainte neurs fut porté à trente-cinq; ils furent placés sous la présidence d'un chancelier, et on leur adjoignit vingt maîtres. Tous les membres étaient nommés par le roi. Une nouvelle fleur du prix de quatre cents livres était destinée à l'auteur de la meilleure ode. Les fleurs furent, à partir de cette époque, une amarantedor , une violette, une églantine et un souci d’argent. L’églantine était la récompense du meilleur ouvrage en prose. En 1773, le président prit le tître de modérateur au lieu de celui de chancelier et fut désigné tous les trois mois par le sort. Supprimés en 1790, les jeux floraux furent rétablis en 1806. Tous les trois ans la séance solennelle, qu'on appelle la fête des fleurs , a lieu le 3 mai. — Voy. le Traité de l’origine des jeux floraux, lettres patentes du roi, statuts, etc., par Laloubère , Toulouse, i 7 j 5 ; les Mémoires pour servir à l’histoire des jeux floraux , par Poitevin Peitavi , Toulouse, 1815. L'académie des jeux floraux publie un recueil annuel de ses travaux.
JEUX-PARTIS. — Petits poèmes dialogues. Voy. Jeu , § III.
JEUX SOUS L'ORMEL. — Réunions poétiques dont le nom même indique le caractère pastoral.
JOACHIMITES. — Hérétiques qui tiraient leur nom de Joachim de Flores, qui vivait au xiii« siècle. Ils annonçaient qu'après le règne du Père et du Fils allait commencer le règne du Saint-Esprit, où les hommes vivraient réellement selon l'esprit. L'hérésie des joacliimites fut condamnée par un concile tenu à Arles en 1260.
JOAILLERIE, JOAILLIER. — Vov. Orfèvrerie et Orfèvres.
JONCHÉES. — Pendant le moyen âge, on recouvrait les dalles des châteaux et des églises de foin et de paille que l’on appelait ionchécs. Les palais rovaux n'a-