‹ Dictionnaire historique des institutionsChapitre 38 sur 224 · LEU · texte numérisé non relu

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troisième race un impôt qu’on levait sur les productions de la terre et sur toutes les denrées et marchandises. On percevait des leudes sur le blé , sur les boucheries, sur les foires, sur les marchés , etc. Ceux qui étaient soumis au leude s'appelaient Ieudiers .

LEUDES. — Les leudes , dont le nom signifie compagnons , étaient les anciens comités de la Germanie, qui suivaient le chef de guerre et en recevaient une framée sanglante ou un cheval de bataille. Les leudes , après l’établissement des Francs dans la Gaule et le partage des terres conquises , obtinrent des terres appelées bénéfices (voy. Bénéfices!. Ils éiaient quelquefois désignés sous les noms de fidèles ou antrustxons. Ce dernier nom désignait spécialement ceux qui étaient placés sous la protection du roi ( voy. Antrustions ). La classe des leudes s’accrut considérablement à partir du vi° siècle. Ils pouvaient passer du service d’un roi à celui d’un autre, comme le prouve le traité d’Andelot (587). Les rois Contran et Childebert s’y promettent qu’ils ne chercheront pas à se débaucher réciproquement leurs leudes et ne recevront point à leur service ceux qui auraient abandonné l’un d’eux. On comprend parfaitement qu’au milieu d’une société bouleversée par des guerres perpétuelles et où la violence seule prévalait on ait cherché à se mettre sous la protection d'un puissant seigneur et à devenir son leude ou compagnon. Aussi un grand nombre d’hommes libres ou ahrimans (voy. ce mot) renoncèrentils à leur indépendance pour se faire les fidèles , les hommes du roi. Il y eut même des Gallo-Romains qui entrèrent dans la classe des leudes , sous le nom de convives du roi.

Les obligations imposées aux leudes étaient nomoreuses. D’abord ils étaient obligés de suivre à la guerre le roi ou le seigneur dont ils avaient reçu des bénéfices. Il ne s’agissait pas seulement ici des guerres générales ou landwehr; mais ils devaient le service même en cas de guerre particulière ou fehde . Ils étaient aussi tenus de se rendre auprès du roi pour remplir des services domestiques et alors ils étaient désignés sous le nom de ministérielles . Quelques-uns servaient le roi à table; d'autres veillaient à la garde de sa personne; les obligations variaient d'après les conditions qui avaient été imposées pour la concession du bénéfice. Il serait impossible de les ramener à une loi générale. Ce qui est certain , c’est que peu à peu la classe des leudes s’étendit

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et absorba presque entièrement celle des ahrimans. La recommandation , par laquelle on se plaçait sous la tutelle de quelque homme puissant , y contribua beaucoup; il n'y eut bientôt que les ecclésiastiques d’un rang élevé qui ne fussent pas soumis à celte loi. Les évêques écrivaient à Louis le Débonnaire: « Nous autres évêques consacrés au Seigneur, nous ne sommes point, comme les laïques , obligés de nous recommander h quelque patron. » — Voy. pour les détails les Essais sur Vhistoire de France par M. Guizot.

LEUDIERS. — On appelait autrefois Ieudiers ceux qui payaient l’impôt nommé leude . Voy. Leude.

LEVANT. — Ce mot est souvent employé pour désigner les contrées orientales , et principalement l’Asie Mineure et les côtes de Syrie. On dit les échelles du Levant pour désigner les différentes stations des navires de commerce dans ces contrées.

LEVÉE DE TROUPES. — Voy. Recrutement.

LEVEES (Pierres). — Pierres druidiques qu’on désigne encore sous le nom de Menhirs. Voy. Gaulois (Monuments), S I#r-

LEVER DU ROI. — Vov. Étiquette,

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