LIEUTENANT GÉNÉRAL DU ROYAUME
— On a créé dans des circonstances critiques ou pendant la minorité de quelques rois des lieutenants généraux du royaume investis de la même autorité que le roi. Ainsi, en 1558, après la bataille de Saint- Quentin , le duc François de Guise fut nommé lieutenant général du royaume ; le roi de Navarre porta le même titre pendant la minorité de Charles IX , ainsi que Mayenne à l’époque de la Ligue, et Gaston " d’Orléans pendant la Fronde.
Louis-Philippe d’Orléans fut lieutenant général du royaume depuis le 29 de juillet jusqu’au 7 août 1830.
LIEUTENANT GÉNÉRAL D’UNE PRO- VINCE.— Les lieutenants générauxèldÀeni chargés, dans l’ancienne France, de l’administration des provinces sous l’autorité des gouverneurs. Ce titre se trouve dès le xivc siècle; mais il désignait à cette époque un véritable gouverneur qui ne relevait que du roi. Ainsi , en 1346, le comte d’Armagnae est dit lieutenant du roi et du duc de Normandie et d’Aquitaine dans la province de Languedoc ( locum tenens in Occitanis partibus dominorum regis Franciæ et ducis Normannix et Âquitaniæ ). Mais, lorsque la France fut régulièrement divisée en un certain nombre de gouvernements, les lieutenants généraux ne furent plus que des officiers subordonnés aux gouverneurs. Ils étaient nommés par les rois , et , comme les gouverneurs résidaien t le plus souvent à la cour, presque toute l’autorité dans les provinces appartenait aux lieutenants généraux. Plusieurs gouvernements avaient deux lieutenants généraux : ainsi , en Normandie, un des lieutenants généraux résidait à Rouen et Vautre à Caen.
LIEUTENANT PARTICULIER. — Ma-
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