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la mort de Vatel dans sa lettre du 26 avril 1671, ajoute : « Le soir, le Roi alla à Liancourt , où il avait commandé média noche. » A la date du 6 avril 1 672 :« après minuit sonné, on servit le plus grand medianoclie du monde en viandes très-exquises. » Mme de Sévigné dit plus bas :

« On revient à dix heures ; ûn trouve la comédie. Minuit sonne : on fait médiano che . » Le mot médianoche , tiré de l'espagnol, n'était pas toujours bien compris, et il en résultait quelquefois d'étranges méprises. Voy. une lettre de Mme de Sévigné, en date du 29 août 1671.

MÉGALITHIQUES (Monuments). — On désigne généralement aujourd'hui sous le nom de monuments mégalithiques les pierres plus ou moins informes, que Ton appelait antérieurement monuments gaulois (Voy. Gaulois.)

MÉGISS1ERS. — Ouvriers qui préparaient les peaux de mouton et de veau ; ils formaient une corporation antérieure au xm° siècle; une ordonnance de 1323 régla le travail des 7négissiers. Ils reçurent en 1407 des statuts qui furent confirmés par François I et Henri IV.

MELONS. — On suppose que les melons furent introduits en France à la suite de l'expédition de Charles VIII en Italie. Leur nom venait, selon Ch. Étienne (De re hortensi ), de ce que les jardiniers se servaient pour les arroser d'eau édulcorée avec du miel (mel). On distinguait déjà deux ou trois espèces de melons sous Henri II. Au xvme siècle. Le Grand d'Aussy (Vie privée des Français ) en comptait quarante, et depuis cette époque elles ont toujours été se multipliant. Le melon cantaloup est ainsi nommé, parce qu'il fut d’abord cultivé à Cantalupo, maison de campagne des papes, à peu de distance de Rome.

MÉLUSINE (fée). — La tradition populaire attribuait un grand rôle dans le Poitou à la fée Mélusine. On prétendait qu’elle était le génie de la maison de Lusignan, et que toutes les fois qu’une personne de cette maison allait mourir, Mélusine se montrait en deuil sur la grande tour du château de Lusignan , qu'elle avait fait bâtir. Mélusine était ordinairement représentée avec une queue de serpent. Plusieurs familles du Poitou et du Dauphiné ont placé Mélusine dans leurs armes.

MEMBRE DE HAUBERT. — Le membre de haubert était, d'après l’ancienne coutume de Normandie, la huitième partie d’un fief de haubert. Voy. Haubert ( fief de ). — chaque membre de haubert avait

droit de justice, d’usage, etc. On tenait par membre , lorsqu’un fief était divisé entre plusieurs seigneurs.

MÉMOIRES. — Écrits qui ont pour but de retracer les principaux événements de la vie d’un personnage; ordinairement l’acteur principal esten même temps l'auteur. Les Français ont excellé dans ce genre d'ouvrage qui permet à la vanité de se mettre en scène. Quelques mémoires, comme ceux du cardinal de Retz , de Saint-Simon, etc., sont des œuvres littéraires d’un grand mérite. Ils mêlent ingénieusement les scènes de la vie privée aux intrigues politiques, l'intérêt romanesque au drame de l'histoire. Comme documents historiques, les Mémoires ne doivent être consultés qu'avec une sage réserve et contrôlés par le témoignage des divers acteurs qui ont pris part aux événements. — On appelle aussi wemoire un factum qui contient les faits et circonstances d'un procès. — Un mémoire à consulter est un écrit sommaire qui contient les détails des faits sur lesquels on veut appeler l'attention.

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