RANCES
MYSTÈRES. — Pièces de théâtre où l’on représentait des scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament ou des légendes de la vie des saints. Voy. Théâtre.
MYTHOLOGIE. — Il a existé longtemps en Gaule des traces du paganisme ou de3 superstitions druidiques. Voy. Feux de joie et de la Saint-Jean , Gui , Guilanleu , Paganisme , etc.
NÀCAIRE. — Ce mot, qu’on écrivait encore naquaire ou nacquaire , désignait une espèce de tambour ou de timbale en usage au moyen âge.
NAINS. — Les nains et naines figuraient autrefois dans les cours à côté des fous en titre d’office pour amuser les rinces et leurs courtisans. Il y en avait
la cour de François Ier, de Henri II, de Catherine de Médicis. Ces malheureux avaient la tête rasée et portaient presque toujours un costume ridicule ; il était ordinairement blanc, et leur bonnet jaune ou vert; on y ajoutait des sonnettes et quelquefois une marotte. « Un des plus petits qui se pût voir, dit un auteur du xvi# siècle, était celui qu’on appelait Grand-Jean le Milanais , qui se faisait porter dans une cage en guise d’un perroquet , et une fille de Normandie, qui était à la reine mère de nos rois (Catherine de Médicis), laquelle, à Page de sept k huit ans, n’arrivait pas k dix-huit pouces. » Cette reine laissa six mille écus à chacune do ses naines comme le prouve son testament cité par Baluze ( Preuves de L'histoire d' Auvergne, p. 699). Rubens, dans le tableau qui représente le mariage de Henri IV et de Marie de Médicis, n’a pas oublié le nain. Godeau , évêque de Valence, un des beaux esprits de l’hôtel de Rambouillet, était appelé le Nain de la princesse Julie (Julie d’Angennes, fille de Mrae de Rambouillet). Un des derniers nains de cour fut celui de Stanislas Leczinsky, roi de Pologne. Ce nain , nommé Nicolas Ferri, n’avait pas plus de deux pieds de hauteur. Il se promenait sur la table et s’asseyait Bur les bras du fauteuil de Stanislas. 11 mourut en 1764. On lui éleva un mausolée avec cette épitaphe :
nie JACET
NICOLÀUS FERRI, LOTHARINGUS, NATURÆ LUDUS,
STRUCTURE TENUITÀTE MIRÀNDUS ,
ABS ANTONINO NOVO DILECTÜS,