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pont d’admiration. En vain le trait fondamental se dérobe sous la rapidité de la main qui le trace ; il n'échappe pas à la sagacité du savant qui redevient ainsi comme le législateur du système. 11 est hors de doute que l'application d'une méthode aussi perfectionnée fera lire des textes importants pour l'histoire en général et pour celle de notre pays en particulier; mais, quand bien même il n'y aurait là qu’un résultat de pure curiosité, on devrait rendre hommage à la singulière pénétration , à la capacité scientifique qui a triomphé d'obstacles que la patience même des Bénédictins n'avait pu vaincre. Les fruits de ce beau travail ne se borneront pas au déchiffrement des 7iotes tironiennes : l'écriture démotique des Egyptiens offre plus d'un rapport avec ces notes; pour les analyser, il faut aussi remonter à la forme complète de l'élément originaire, et l’on n'arrivera à cette restitution avec succès et certitude, que lorsqu'à l’expérience de la langue on joindra la faculté de divination méthodique qui distingue le beau mémoire de M. Jules Tardif. »
Ces éloges faisaient attendre avec impatience le mémoire deM. Tardif; il vient enfin de paraître imprimé par les soins de l'Académie des 1 nscriptions et Belles- Lettres dans les Mémoires des savants etrarigers. Une analyse ne pourrait donner aucune idée nette d’un travail qui est lui-même très-condensé ( 67 pages in-4«). Il est donc nécessaire que ceux qui veulent étudier les notes tironiennes recourent au mémoire de M. Tardif, dont 1 Académie des Inscriptions garantit le caractère scientifique. On y trouvera tous les signes tironiens ramenés à dix séries ou tableaux, qui forment une sorte de dictionnaire des notes tironiennes . Il est à souhaiter que cette découverte porte tous ses fruits et produise pour la science historique les importants résultats que promet le rapport de M. Lenormand.
NOTES DE MUSIQUE. - y0y. Musique.
NOTORIÉTÉ ( Acte de ). - Acte par lequel un officier public reçoit la déclaration de personnes qui attestent la vérité d'un fait; ces actes de 7iotoriété peuvent quelquefois suppléer les actes de l’état civil. On appelle encore actes de notoriété les actes par lesquels un magistrat atteste un usage ou un point de jurisprudence sur lequel il est consulté.
NOTRE-DAME. — Cri de guerre adopté par un grand nombre de chevaliers. Notre-Da7ne-Bourb07i , Mont-J oye Notre- Dame était le cri de guerre des ducs de
Bourbon; Vergy -Notre-Dame^ celui des seigneurs de Vergy, etc.
NOTRE-DAME DU MONT CARMEI ( Ordre de ). — Voy. Chevalerie ( Ordres religieux de\ Un règlement du 21 janvier 1779, concernant l'Ordre de Notre- Dame du Mont Carmel , décida que trois décorations de cet ordre, où l’on n'admettait que des gentilshommes, seraient remises chaque année aux trois élèves de l'école militaire qui auraient su , par leur mérite et leur bonne conduite , s'attirer l’estime du prince. Ils devaient être choi sis parmi les jeunes gens qui étaient en état d'entrer immédiatement au service.
Si un de ces nouveaux chevaliers se signalait à la guerre par quelque action d'éclat, il était reçu chevalier de l'ordre de Saint-Lazare, sans être tenu d’augmenter ses preuves de noblesse de quatre degrés , quoiqu'il fallût régulièrement prouver huit générations de noblesse pour entrer dans ce dernier ordre tandis qu’on n'exigeait que quatre générations de noblesse, des élèves de l’école mi litaire.
NOURRICES. — Pendant fort longtemps les mères, quelle que fut leur condition, avaient allaité leurs enfants. Blanche de Castille nourrissait ellememe saint Louis. Jusqu'au xvi« siècle, cet usage fut conservé. On lit dans les mémoires de la reine Marguerite, femme de Henri IV, que la comtesse de Lalaing, d'une des plus illustres maisons de Flandre, allaitait elle-même son fils. Marguerite raconte que, dans un grand repas que lui donna le comte de Lalaing, la comtesse « parée , toute couverte de pierreries et en pourpoint de toile d’argent brodé en or, avec de gros boutons de diamants, se fit apporter à table son petit fils, emmailloté aussi magnifiquement qu’elle était vêtue pour lui donner à teter; ce qui eût été tenu à incivilité à quelque autre; mais elle le faisait avec tant de grâce et de naïveté qu'elle en reçut autant de louanges que la compagnie de plaisir. » Les dames de haute naissance et ensuite le9 bourgeoises enrichies cessèrent de nourrir elles-mêmes leurs enfants aux xvneet xviiic siècles. Vers la fin du xvme siècle, il se fit un heureux retour à l'usage des mères d'allaiter leurs enfants, et les nourrices étrangères ne furent appelées que lorsque les mères ne pouvaient remplir ce devoir. Des bu7%eaux de nourrices , surveillés par des médecins que délègue l'autorité, ont été établis pour rendre plus facile et moins dangereux l'usage des 7iourrices mercenaires.
Le premier bureau des 7iourrices fut éta-
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