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aux époques oh il n’y avait pas de liberté delà presse. C'était souvent une compilation laite à la hâte de tous les bruits qui couraient à Paris. On en trouvera un spécimen cité par M. Depping dans le tome II de la Correspondance administrative sous le règne de Louis XIV (p. 550, note). Quelquefois les nouvelles à la main dénotent plus de goût et d’esprit; telles sont celles qu'on trouve dans le même recueil ( Introduction , p. xxxvm, note). Le gouvernement considérait ces espèces de journaux comme des pamphlets qui devaient être sévèrement punis. La Correspondance administrative sous le règne de Louis XIV en fournit la preuve.

NOVALES. — Terres nouvellement mises en culture, après avoir été défrichées. Les dîmes des nouales appartenaient toujours au curé de la paroisse ou elles étaient situées, quelque droit qu’eût un seigneur laïque ou ecclésiastique de percevoir les anciennes dîmes.

NOVICES, NOVICIAT. — On appelle noviciat le temps pendant lequel on éprouve la vocation d’une personne qui veut entrer en religion ; cette personne porte le nom de novice pendant le temps de l’épreuve. Les conciles, et spécialement le concile de Nicée (325), le concile de Tours (n63), le concile général de Latran ( 1215 ) et le concile de Trente avaient défendu aux supérieurs des monastères de recevoir aucune dot des novices. Une déclaration de Louis XIV, du 28 avril i693, ordonna que les décrets, ordonnances et règlements de ces conciles seraient exécutés, et défendit à tous supérieurs et supérieures d’exiger aucune chose , ni directement ni indirectement, en vue de réception , prise d’habit ou profession. L’ordonnance admit cependant quelques exceptions. Ainsi il était permis aux Carmélites, tilles de Sainte- Marie, Ursulines et autres ordres, qui n’étaient établies que depuis l’an 1600, de recevoir des pensions viagères pour la subsistance des personnes qui y faisaient profession , à condition que ces pensions ne pourraient excéder cinq cents livres à Paris et dans les villes de parlement , et trois cent cinquante livres dans toutes les autres villes du royaume ; ces mêmes monastères pouvaient recevoir pour meubles , habits , etc., la somme de deux mille livres une fois payée à Paris et dans les villes de parlements , et de douze cents livres ailleurs.

L’ordonnance d’Orléans (1560) avait lixé à vingt-cinq ans pour les garçons et dix-huit ans pour les tilles, l’âge où les novices pouvaient faire profession. L'or-

donnance de Blois Ç1579) permit de faire des vœux solennels à seize ans. Entin un édit de 17C8 exigea que les hommes eussent vingt et un ans accomplis et les tilles dix-huit avant d’entrer en religion.

NOYES. — Dès 1740 , on avait trouvé en Hollande le moyen de secourir ceux qui étaient restés quelque temps dans l’eau ; on n’introduisit en France qu’en 1772 des appareils propres à rappeler les noyés à la vie. Ce fut à partir de cette époque qu’on établit des boites fumigatoires ou boîtes de secours, avec tous les objets nécessaires , tels que flacons d’eau-de-vie camphrée, frottoirs en laine, bonnet et chemise de laine, eau de mélisse, vinaigre des quatre voleurs, etc.

NUESSE. — Terme féodal qui indiquait u’un fief relevait nùment et directement ’un seigneur. On disait en ce sens tenir en nuesse .

NUS-PIEDS. — On donna le nom de nus-pieds ou va-nu-pieds aux paysans, qui, en 1639, se soulevèrent en Normandie à cause des impôts. Gassion marcha contre eux et étoulfa la révolte. Le chancelier Séguier, parcourut ensuite la Normandie pour punir ceux qui avaient participé à la révolte des nus-pieds. Le Journal du chancelier Séguier a été publié par M. Fioquet sous le titre Diaire du chancelier Séguier.

NUIT. — Les Gaulois et les Francs comptaient par nuits et non par jours.

« Les Gaulois, dit César, se prétendent nés du dieu de la nuit; telle est la tradition des druides. Pour ce motif ils évaluent le temps par nuits et non par jours. » Tacite en dit autant des Germains : « Ils ne comptent pas comme nous par jours , mais par nuits. » La loi salique (titres xxvi et xxvii ) compte aussi par nuits et non par jours. Une expression d’anciennes coutumes ; comparoir devant les nuits , rappelle cet usage des Gaulois et des Francs. On peut encore citer certaines locutions populaires qui se sont conservées dans les campagnes , comme anuit pour aujourd’hui : Je ferai cela anuit .

NUMÉROTAGE. — Ce fut seulement au xvm° siècle, en 1728, que l’on commença à mettre des plaques au coin des rues de Paris pour en indiquer le nom. On adopta aussi pour les maisons un système de numérotage , au lieu de les désigner, comme on l’avait fait précédemment, par des enseignes ou par quelques autres signes extérieurs. Depuis cette époque le numérotage des maisons aussi bien que

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