TOME I
de faux me'moires, que des personnes mal intentionnées lui envoyaient, a traité d'hérétiques M. Alarion et M. Servin , et quelques autres magistrats illustres et bons catholiques. Le second est , qu'il a été trop indiscret de révéler certaines choses qu'il était trèsimportant à la société de tenir cachées et assoupies, comme, par exemple, lorsqu'il assure (7MerAmi)hithéâtre d'honneur {'^),fait contre l'autorité royale par un nommé Bonarscius, est d'un célèbre jésuite , contre l'assurance que le père Colon avait donme du contraire au roi Henri-le-Grand ; et que d'autres livres , faits contre l'épiscopat et la hiérarchie en général et contre le clergé de France et la Sorbonne en particulier, ont été composés par des pères de la société quoique les principaux d'entre les jésuites de France , qui gouvernaient les maisons de Pari> , ayant été appelés pour cet effet , eussent protesté, même par écrit signé de leur main, que les jésuites n'étaient pas les auteurs de ces libelles. M. Baillet ajoute, que Sotuel a été plus discret qu' Alegambe en ce point : car on ne lit pas dans son édition lef écrits du faux Smith, et du faux Of-Jesu, qui ont causé tant de scandale ; non plus que les livres de Guimenius , de Vernant*c?e /'Apologiste des casuistes :
et il a eu soin même de nous avertir par avance que son silence à l'égard de ces sortes de livres devait passer pour un désaveu et une secrète condamnation qu'en fait la société. Mais on ne peut nier d'ailleurs qu'il n'y ait laissé les fautes d' Alegambe en beaucoup d'autres endroits , et que son édition ne soit moins exacte et moins belle que celle d' Alegambe. Voyez la remarque précédente, à la fin. Je toucherai ci-dessous, à la fin de la remarque (C) de l'article Annat, un petit défaut de cette Bibliothèque.
(Z)) Je remarquerai, au sujet de cette Bibliothèque, ce qui se passa
(*) Ce livre est attribué au jésuite Carolus Scriboniu' d'Anvers dans le catalogue de Riba» deneira, Lyon , in-S" , chez Piltehotte ; et Anvers, exOJjîcmd Planùniand, it>i3. /n-8°. Re»«